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Tome trentième.
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SCARBOROUGH , ( Ge'og. mod )anciennement Scarbourg , ville d’Angle-terre, dans Yorck-shire , vers le nordde la province. Elle est bâtie fur un ro-cher fort élevé, avec un château que leroi Henri II. fit construire pour fa dé-fense ; & où l’on tient toujours garnison.

I! y a un bon port, où les vaisseaux Ion ten fureté, & des eaux minérales qui yattirent beaucoup de monde.

Friddes ( Richard ), savant théologien,

& écrivain poli d u xvij. siecle , naquitprès de Scarboroug, en 1671. II se fitbeaucoup d’amis à Oxford par son esprit,par l’agrément de ía converíion , & parses maniérés engageantes. Le docteurSharp , archevêque d’Yorck , lui donnaun bénéfice , dans lequel il fe distinguapar son affabilité & son application à rem-plir les devoirs de son ministère ; mais ileut le malheur , par une grande maladie ,de perdre les agrémens & les charmes defa voix , qui avoient fait auparavant l’ad-miration de tout le monde. Comme ils’étoit marié fort jeune, & qu’il avoirune nombreuse famille , il résolut pour lasoutenir de venir à Londres y & de s’ylivrer tout entier à la compoíition.

Le premier ouvrage qu’il publia, estun système de théologie , d’après les prin-cipes de la religion naturelle, & de lareligion révélée. Londres 1718 & 172.0,in-folio. Cet ouvrage fut très-favorable-ment reçu du public , & l’on en lit debons extraits dans la Bibliothèque an-gloife , & dans les Mémoires de littéra-ture de M. de la Roche ; fauteur réfutetoujours les calvinistes , les catholiquesromains , l es scciniens, & les déistes ,

son caractère. qul peint la b ° nte de

roi: 6 fe Tr d r UVraSe q u'i> mit au jour ,comprend ses sermons & discours moraux

lur divers íujets, au nombre de cinquante-deux , qui forment un volume in-folio ,imprimé à Londres en 1721. Le but decet ouvrage est de dévoiler quelques-u -.esdes erreurs générales, & des vices les plusdominans de notre siecle , comme auíside persuader aux hommes la nécessitéd etre solidement vertueux.

II fit paroitre en 172^ la vie du cardi-

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nal Wolffey à Londres, in-fol. avec figu-res. II eut des souscriptions considérablespour l’impreífion de cet ouvrage j f ac-cueil qu’on lui fit f engagea d’entreprendreles vies du chevalier Thomas More, & deJean de Fischer , évêque de Rochester ;mais on lui vola son menuferit qu’on n’ajamais retrouvé.

11 a encore donné un traité de moralesor les principes de la raison. Londres1724 , m-B°. une excellente brochuresor l’íliade d’Homere , un livre fur f Eu-charistie ; enfin une défense de la fameuseépitaphe latine que Jean Sheffield, ducde Buckingham avoir faite pour lui—même.

Pro regesœpi , pro republïcâ semper.

Dubius , fed non imp obus vixi.

Incertus morior, fed inturbatus.

Humanum ejl errare , & nesarc.

Muckfor the prérogative ; everfor my country p

I lived ìrregular not profligate.

Tho’ going to a jlate unknown , i dye rejìgnd,Frailty and ignorance attend on hunian lifé.

Voici la traduction littérale de l’angloisí» Zélé souvent pour les droits du roi, tou-» jours pour ceux de mon pays: j’ai vécu» d’une maniéré irréguliere mais non dé-» bauchée ; quoique faille entrer dans un» état inconnu, je meurs résigné : la fra-» gilité & l’ignorance sont l’apanage de la» condition humaine ».

M. Friddes conclut la défense du duc deBuckingham d’une façon qui ne peut quelui faire honneur. « bi, dit-il, je me fuis» trompé dans cette apologie occasionelle» d’un illustre seigneur, distingué par quan-» tiré de talents remarquables ou ftipé-» rieurs, mon erreur part d’un principe» de charité. Je soumets humblement tout» ce que j’ai dit à la censure, sut tout à» celle qui part d’un zele de religion,auíli„ fervent q je je fais qu’il l’est dans les per-» sonnes à qui cette épitaphe a déplu. Je» ne voudrois.pas, par quelque raison que» ce pût être, qu’on pût m’accufer du def-» soso de préjudicier le moins du monde „» & de faire le moindre tort à la cause» de la vraie piété ; mais toutes les réglés» de l’équité commune nous obligent à» interpréter les paroles auffi-bien que les-I n actions des hommes, de la maniéré îs