2 I 8 S C A
qui se bande comme la noix d’une pla-tine á fusil, & se débandé par une autre.Cette roue en se débandant fait agir lestraverses & les lancettes, & le s soik mou-voir très-rapidement de droite a gauche surla peau. Cette machine a uníùrtout avecdes fentes par lesquelles passent les lan-cettes ; ce surtout s’éloigne ou s’approcheà volonté , de l'axe de l’instrument parune vis ; par ce moyc» les lancettes in-cisent plus ou moins profondément, selonqu’on le désiré. Cet instrument vientd’Allemagne. II diffère peu du scarifica-teur représenté dans Ambroise Paré , liv.XII. ch. y, Cet auteur en recommandel’usage pour prévenir la gangrené , quipeut suivre les contusions ; au lieu de lan-cettes il a trois rangs de roues tranchan-tes: ce qui revient au même quant àl’effet. Heister loue beaucoup le scarifica-teur allemand ; scroit-ce parce que M. deGarangeot l’a désapprouvé? (Y)
SCARIFICATION, s f. opération dechirurgie par laquelle on soit plusieurs inci-sions à la peau avec une lancette , ou avecun instrument propre à cet usage. Voye^Scarificateur.
Saumaise voudroit qu’on écrivit scari-sation , & non pas scarification , parceque ce mot est dérivé du grec cmstipof.Voyei ses notes fur Solimus, pag. 519 ,où íl corrige Pline à ce sujet. liv. XVII.Le P. Hardouin tient pour scarification ,quoiqu’il convienne que les manuscritsportent scariphatio. Mais il ajoute queThéodore Priscien écrit scarification.
La scarification est d’usage principale-ment dans l’opération des venteuses ; soneffet est d’évacuer le sang. Voye\ VEN-TOUSE.
La méthode de scarifier dans ce cas estde faire trois rangs d’incisions ; celui dumilieu en aura six , & les deux autres cha-cun cinq. On doit commencer par le rangd’en bas , pour n’être point incommodépar le sang , lorsqu’on scarifiera supérieu-rement. Les incisions doivent être entre-lacées, c est-a—dire que l’angle supérieurdes scarifications du premier rang répondà /'intervalle que celles du second rangJaifíènt cr.cre elles. Voye^ figure 15. PI.XXIII.
S C A
On fait aussi des scarifications fur lesparties contuses , ou violemment enflam-mées , & qui menacent de gangrené. Cesincisions sont des saignées locales qui dé-barrassent la partie suffoquée par la plé-nitude des vaisseaux , ou par l’épanche-ment du sang qui croupit dans la partie ,dans le cas de contusion. Voye1 CON-TUSION & GANGRENE.
On fait des scarifications aux jambes ,aux cuisses , au scrotum, & autres parties,lorsque les cellules graisseuses sont infil-trées de lymphe. Voye[ (ËDEME. Maisces scarifications sont souvent suivies degangrené ; on leur préféré de légeres mou-chetures fur les endroits les plus luisonsde l’œdeme ; elles se font avec la pointede la lancette , comme une égratigmire ;on les multiplie tant qu’on veut , parcequ’elles ne causent aucune douleur , &elles ne laissent pas de procurer le dégor-gement des matières : cn couvre ordinai-rement les parties scarifiées de compresièstrempées dans l’eau-de-vie camphrée , ouautres remedes , suivant l’indication. {Y)
SCARLINO, ( Geogr. mod. ) petiteville , ou plutôt bourg d’Italie , dans laprovince de Piombíno , fur la côte de lamerde Toscane , à 10 milles au raidi deMassa , & à ix de Piombino à l’onent.Le P. Briet croît que c’est \& Manliana ,de Ptolomée , liv. III. ch. j. mais c’esti une conjecture fort hazardée. Long. 28.30. lat. 42. fi. (D. J.)
SCARO , ( Ge'og. mod. ) bourg de l’iíede Santorin , environné de rochers &dc précipices. C’est la résidence d’un évê-que latin. L’évêque grec soit son séjour àPyrgo. Long. 43. 30. lat. 36.12. (D. J.)
SCARPANTO , (Geogr. anc. & mod.)île de la mer Carpatliienne , ou commenous disons aujourd’hui de l’Arch pel, &l’une des Sporades , entre les îles deRhodes & de Candie.
Scarpenta a eu divers noms de 1 anti-quité. Elle fut d’abord appdl ee Carpathos,ensuite Tetrapolis ; c’est-à-dire l’ÎIe à qua-tre villes , à cause des quatre principalesplaces qu’on y voyoit anciennement , &dont Strabon vous indiquera les noms. Elledonna elle-mêine le sien à la mer Carpa-thiennç, Ellç fut e^çore appçisee salit-