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nie, ou de Pallas , qu’on tient y avoir éténourrie ; ou d’un fils de Titan , qui régnadans cette île.
Quoi qu’il en soit, scarpanto est situéeà 50 milles d’Italie du cap oriental de l’îlede Candie , &. à sept lieues d’Allemagne ,au midi de Nizaria. On lui donne 60 millesde circuit, & elle a dans son enceinte dehautes montagnes, où on nourrit beau-coup de bétail , & où l'on trouve desmines de fer &. des carrières de marbre.
Cette île ne manque pas de ports vastes& commodes ; celui qu’on nomme portoTristano , a été connu des anciens, fousle nom de Tritornus. Le grand-seigneurfait gouverner cette île par un cadi, quiréside ordinairement à Rhodes, & qui en-voie un receveur pour en tirer les impôtsque les insulaires grecs doivent payer àla Porte ; je dis grecs , parce qu’il n’y apoint d’autres habitans dans l'îîe. Longit.44 - 4 flatìl^. 4 6 . (D. f.)
SCARPE , r.A., ( Geogr. mod.) rivieredes Pays-bas. Elle prend fa source dansl’Artois , au - dessous d’Aubigni , arroseArras, Douai, 8. A m and , & se renddans i’Escaut au-deslòus de Mortagne.
(D./.) - .
SCÁRPEIRA, (Geogr. mod.) petiteville , aujourd’hui bourg d’Italie , dans laToscane , près de Piítoye , à 16 milles deFlorence.
Angelo ou Angioli (Giacomo) , naquit àscarpura dans le xiv. siecle , & étudia lalangue grecque à Constantinople , où ilpassa neuf ans entiers. II fit dans cetteville la traduction de la géographie dePtolomée. Cette traduction a vu le jour àVicence , en 1475 , in-folio, fans cartes ;6c puis a R orne , en 1490 in-folio , avecdes cartes: habridus & le P. Niceron,qui prétendent qu’elle n’a point été im-primée > se trompent l\ m & î> ailtl . e . Aureste , c’esi une mauvaise traduction , quiprouve que son auteur n’entendoic ni legrec , ni la géographie , ni les mathéma-tiques. Aulíì n’a-t-on pas tardé à substituerde meilleures versions à celle du Florentin ;telle est la version de Donis, celle dePirckermer , & celle de Servet ; mais ilfaut encore leur préférer incontestablementla révision & les additions de Mercator &
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de Bertius, imprimées à Amsterdam chezElzevir & Hondius , en 1619, in-folio ,
& qui font toujours la meilleure édition dePtolomée.
SC ARPHIA , ( Ge'ogr. anc.) scarphe ouscarphta , ville de la Grece , chez lesLocres épienémidiens. Strabon ,/./.& IX.use des deux premieres maniérés d’écrire ;
& Ptolomée , Etienne le géographe, &Appien, emploient la derniere. Les Latinsvarient auísi fur l’ortographe de ce nom ;car Pline a écrit scarphta , & Tite-Livescarphea. Ce dernier dit, liv. XXXI. c.iij. que Quintìus étant parti d’Elathée,passa par Throniutn & par scarphe'e , pourse rendre aux Thermopyles. Etienne legéographe dit aussi, que scarphea étoitvoisine des Thermopyles j & si la villescarphe de Strabon est la même que cellequ’il nomme ailleurs scarphea , elle étoità dix stades de la mer , & fur une éléva-tion. Casaubon aimeroit mieux en fairedeux villes différentes, & dans câ cas ,il voudroit lire T«tp?w au lieu de
j SCARPONNA ou SCARPONA ,
( Geogr. anc.ì lieu fortifie dans la Ga lebelgique , selon Diodore. L’itinéraired’Antonin le marque fur la route de du-rocortorum hnivoduritm , entre Tullutn& nìvoduram , à dix milles de la premiersde ces places, & à 12 milles de la seconde.Ce lieu , qui étoit à 12 milles de la ville deMetz, conserve aujourd’hui son anciennom , quoiqu’un peu corrompu ; car onle nomme scarpaigne ou charpaigne , &l’on y trouve des monumens. d’antiquité ,c’eít un bourg situé fur le bord de la Mo-selle. (D. /.)
SCARTHON , ( Ge'ogr. anc.) fleuve dela Troade , selon Ortélius, qui cite Stra-bon , liv. XIII. p. 5 87. Mais quoique Stra-bon parle de ce fleuve dans fa descriptionde la Troade , il ne le place pas pour celadans cette contrée , il le met feulementau nombre des fleuves qu’on étoit obligéde^ traverser plusieurs fois en faisant lameme route , & il dit qu’on passoit celui-ci2$ fois. La question est de savoir en quelpays étoit";ce fleuve. Strabon semble direqu’il étoit dans le Péloponnèfe ; car ilajoute qu’il totnboit de la montagne Pho-