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Tome trentième.
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naître plusieurs poètes, qui s’attachèrentà perfectionner ce nouveau genre. Onimita les Grecs, on traduisit leurs pieces,& l’on en fit fur de bons modeles,& d’aprèsles réglés de l’art.Leurs jeuxscéniques com-prenoiont la tragédie & la comédie. Ilsavoient deux efpeces de tragédies ;l’une dontles mœurs, les personnages & les habitsétoient grecs, se nommoit palliata ; l’au-tre dont les personnages étoient romains ,s’appelloit prœtextata , du nom de l’ha-bit que portoient à Rome les personnes decondition. V~oye[ Tragédie.

La comédie romaine se divisoic en qua-tre efpeces; la togata proprement dite , laîabernaria, ies attellanes & ies mimes.La togata étoit du genre sérieux ; lespieces du second caractère l'étoient beau-coup moins ; dans les attellanes le dia-logue n’étoit point écrit ; les mimes n’é-toient que des farces où ies acteurs jouoíentfans chaussure. Si la tragédie ne fit pasde grands progrès à Rome , la bonne co-médie ne futguere plus heureuse; nous neconnoiílòns que les titres de quelques-unesde leurs pieces tragiques, qui ne font pasparvenues jusqu’à nousct: nous n’avonsde leurs comédies que celles de Riante &de Térence , qui furent ensuite négligéespar le goût de la multitude pour les at-tellanes , & les farces des mimes. Enfin cequi s’oppofa les plus chez les R .mains auxprogrès du vrai genre dramatique, futl’art des pantomimes , qui fans rien pro-noncer se faisoient entendre par le seulmoyen du geste & des mouvemens ducorps. Mein. des ìnferip. tnm. XVII. in-4°. (£>. J.)

SC EN ITES , arabes , ( Ge’ng. anc. )

f furs f arabes ; peuples dont pluíieurs au-teurs anciens ont fa lt mention , & ciu'ilsont places en divers p^. m n ’ e me ? * d “ïòcenites arabes dans l’Arabie qui est au-delà de Pélufe , & qui s’étend jusqu’âl’Arabie heureuse.

D’un autre côté Strabon, en décrivantles pays qui font entre la Mésopotamie &la Cadésyrie , y place les Sce'nites arabes ,ce qui sembleroit dire que ces peuples n’é-^qient pas voisins de FÈgypte. Cependantfine lui-même , hb. VI. ch. xxydj. met

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ces Scenìtes arabes dans l’Arabie heureuse;& Ammien Marcellin , hb. XXIII. ditque les peuples que Ies anciens appelle-ront Scenìtes arabes > furent dans la fuitenommés Sarrasins. U eft néanmoins cer-tain que tous les Sarrasins n’avoient pasété originairement Sce'nites arabes , il yen avoit de nomades , & il y en avoit desce'nites ; quelques-uns étoient éthiopiens,& d’autres arabes.

Les Sce'nites arabes étoient dans la Mé-sopotamie en-deçade l’Euphrate , & de-puis la Mésopotamie jusqu’aux déserts Pal-myrènes de Syrie, ont trouvoit des no-mades arabes ; depuis la Syrie jusqu’augolfe arabique, en tirant du côté de l’A-rabie heureuse , on trouvoit des Sce'nitesarabes, & ce sont ceux qu’on devroit ap-peller proprement Sarrasins.

Il y avoit encore des Sce'nites arabesle long de la côte , depuis le golfe Elanitejusqu’au promontoire Héroopolitique ; Scquelques-uns près de la ville des Héros ,en tirant vers le midi. Les Troglodyteséthiopiens , quoique nomades , furentaussi appelles Sce'nites ; & ensuite Sar-rasins.

Enfin Ptolomée marque des Sce'nitesdans l’Ethiopie , près des cataractes duNi! ; c’oli ce qui a porté Ammien Marcel-lin à étendre les Sarrasins depuis l'Assy-rie & la Mésopotamie , julqu’aux catarac-tes du Nil ; parce que !a postérité donnale nom de Sarrasins , à tous les arabesscoutes & nomades. ( D. J.)

ScÉNITE , adj. ( Grarnrn. ) qui vit sousdes tentes ; il se dit de quelques peupleserrans.

SCENOGRAPHIE . f. f. en terme deperjpechve , est la représentation d’uncorps en perspective sur un plan ; c’est-i-díre la reprdèntation de ce corps danstoutes ses dimensions , tel qu’il paroît àPaul. Voyei PERSPECTIVE.

Ce mot est formé des mots grecs, s-Ktmi ;feene , ypuçti , description.

Pour bien faire entendre ce que c’estque la scénographie , & fa différence d’a-! vec Vichnographie & Y orthographie , fup-I posons qu’on veuille représenter un bati-

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