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Tome trentième.
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de Métrodore , en le faisant mourir ; c’estainsi que cet homme estimable par safranchise, finit ses jours fous la 177 e olym-piade , l’an 71 de Jesus-Christ.

A11 reste , pour le dire en passant, l’his-toire ancienne fait mention de dix hom-mes illustres nommés Métrodore, & qu’ilne faut pas confondre ensemble.

Le premier étoit de Chio , & maîtred’Hippocrate. H vivoit sous la 84 olym-piade , vers l’an 444 avant Jesus-Christ.II écrivit quelques ouvrages de médecine,& une histoire du royaume de Troie ,cités par Pline, Athénée, IsaacTzetzès,Ùc.

Le second de Lampsaque , vivoit sousla 86 olympiade, vers l’an 536 avant Jesus-Christ , & fut lié d’amitié avec le philo-sophe Anaxagoras.

Le troisième d’Athènes, ou si l’on veutde Lampsac , ami particulier & discipled’Epicure , fleurissoit sous la 116. olym-piade , vers l’an Z74 avant Jesus-Christ ;Jliogene Laerce , Cicéron , Strabon , &Clément d’Alexandrie , en ont beaucoupparlé , mais Gassendi a publié fa vie.

Le quatrième , né à Scratonice , est leseul qui quitta la secte d’Epicure pour Rat-tacher à Carnéade , académicien. II fleu-irisi'oit sous la 10> olympiade, vers l’an126 avant Jesus-Christ.

Le cinquième est le nôtre, né à Scepjts.

Le sixième est ce Métrodore , qui ex-celloit tout ensemble dans la philosophie& dans la peinture , & que les Athéniensenvoyerent à Paul Emile, qui fut enchantéde ce choix ; il le nomma pour précepteurde ses enfans.

Le septième est un mathématiciendont parle Pline.

Le huitième , grammairien , dont faitmention Agathias, li v. V. hift.

Le neuvième de ce nom avoir fait uncycle pour la célébration de la fête dePâques. Voye{ M. Dupin.

Le dixieme , architecte fous l’empire deConstantin, vers l’an 317 de Jesus-Christ ,droit natif de Perse , & fit dans les Indesplusieurs édifices quî l’illustrerent. (/). J.)

SCEPTICISME , f. m. 6 SCEPTI-QUES , f- m. pi- {bdiji. de la Philosophie.)Sceptici , secte d’anciens philosophes, qui

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avoîent Pyrrhon pour chef , & dont leprincipal dogme coníistoit à soutenir quetout étoit incertain & incompréhensible ;que les contraires étoient également vrais ;que l’esprit ne devoir jamais donner sonconsentement à rien, mais qu’il dévoierester dans une indifférence entiere furtoute chose Voyei Pyrrhoniens.

Le mot sceptique , qui est grec dans sonorigine, signifie proprement contemplatif tc’est-à-dire un homme qui balance les rai-sons de part & d’autre , fans décider pouraucun coté ; c’est un mot formé du verbeje considéré , j'examine , je

délibère.

Diogene Laërce remarque , que lessectateurs de Pyrrhon avoîent diftérensnoms : on les appelloit Pyrrhoniens , dunom de leur chef; on les appelloit auílìAporetici, gens qui doutent, parce queleur maxime principale consisloit à douterde tout ; enfin on les nommoit Zetetiques ,gens qui cherchent, parce qu’ils n’alloientjamais au - delà de la recherche dela vérité.

Les Sceptiques ne retenoient leur douteque dans la spéculation. Pour ce qui con-cerne les actions civiles & les choses depratique , ils convenoient qu’il falloitsuivre la nature pour guide , se confor-mer à ses impressions, & sc plier aux loixétablies dans chaque nation. C’étoit unprincipe constant chez eux , que touteschoses étoit également vraisemblables, &qu’il n’y avoir aucune raison qui ne pûtêtre combattue par une raison contraireaussi forte. La fin qu’ils se proposoient,étoit l’ataraxie, 011 í’exemption de trou-ble à l’égard des opinions, & la métrio-patie 011 la modération des passions & desdouleurs. Us prétendoient qu’en ne dé-terminant rien fur la nature des biens &des maux , on ne poursuit rien avec tropde vivacité , & que par-là on arrive à unetranquillité parfaite', telle quepeiat la pro-curer l’esorit philosophique : au lieu queceux qui établissent qu’il y a de vrais biens& de vrais maux , se tourmentent pourobtenir ce qu’ils regardent comme unvrai bien. 11 arrive de-la qu’ils font dé-chirés par mille secrettes inquiétudes, soitque n agiflant plus conformément à la rai-