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SCHERARDIA, f. f. ( Hisi. nat. Bot.)genre de plante , ainsi nommé par Lin-nzeus , en l’honneur du fameux botanisteScherard ; le calice particulier de la tìeurest très-petit , divisé en quatre fegmenssubsistans, & placé fur le germe , la fleurest monopétale , formant un long tuyaucylindrique , découpé à l’extrêmité enquatre quartiers pointus ; les étaminesfont quatre filets placés fur la partie su-périeure du calice ; les bossettes des éta-mines font simples, le germe du pistil estdouble , oblong , & placé au-deílbus duplacenta ; le stile est délié & partagé endeux à l’extrêmité ; les stigrna font grosau sommet ; le fruit est un corps oblong,contenant deux graines longues, convexesd’un côté , applaties de l’autre , & mar-quées de trois points au sommet. Linn.gen. plant. p. 25. ( D. J.)
SCHERBORN , ( Géogr. mod. ) bourgà marché d’Angleterre , en Yorck-Shire,à dix milles de la ville d’Yorck , fur unepetite riviere de méme nom. II fe distin-gue par son école publique. {D. J.)
SCHERBRO , ( Géogr. mod. ) île del’Afrique , dans la haute Guinée , fur lacôte de Malaguette , à l’embouchure duScherbro , entre le cap S. Anne , & ce-lui de Monte ; elle a dix lieues de longest-fud-est. On y recueille du ris, du maïs, desbananes , des patates , des figues, des ci-trons , des oranges, & des melons d’eau.Les habitans ont l’ufage de la circoncision.Latit. 6. 40. ( D. J. )
SCHÉRÉFI, f. m. {Monnaie de Perse .)monnoie d’or qui a cours dans les étatsdu roi de Perse. II vaut huit latins àraison de deux pieces de huit réaux d’Es-pagne le Iann. On f a i t au ssi des schérésisen Egypte dont l’or est apporté par depauvres Abyíhns , qui font souvent descent lieues à travers des déserts , pourvenir échanger deux , trois, quatre livresde poudre d’or , contre les marchandisesdont ils ont besoin. Les Européens nom-ment les schérésis des sultanins , ou desséraphins d’or. ( D. J. )
SCHÉRF , f. m. ( Hisi. mod. ) titreque les mahométans donnent à un princearabe , qui est souverain de la Mecque ,
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& fous la dépendance du sultan qui luilaisse une ombre d’autorité. Ce titre enarabe , signifie noble , élevé par sa nais-sance & sa dignité ; on le donne fur-toucaux descendans de Mahomet, par fa filleFatime & son gendre Ali. Les Schérisss’appellent aussi émir & Jeid , c’est-à-direprince & seigneurs ils portent un turbanverd pour se distinguer j il y a eu plusieursdynasties de jchériss en Afrique ; la racedes princes qui occupe le trône de Maroc& de Fez, porte le titre de Jchéris V~.d’Herbelot, bibliot. orient.
SCHETLAND, islede ( Géog.mod.)île de la mer d’Ecosse. Ces îles nomméesautrement iles de Htflancl ; ou Hithland ,font encore plus avancées vers le pôle queles Orcades, savoir depuis le 60 jusqu’aude-lâ du 61 degré de latitude.
Les îles de Schetland font nombreuses& se partagent en trois ordres, comme lesOrcades ; les unes font assez grandes &assez fertiles pour être peuplées , on encompte vingt-six. Les secondes ne produi-sent que quelques herbages, & font aunombre de quarante. Les troisièmes, au .nombre de trente, ne sont que des ro-chers.
La plus grande des îles de Schetland ,est appellee par les habitans Mainland ,c’est-à-dire la Terrc-serme. Elle est plusgrande que la principale des Orcades ,ayant soixante milles de long au sud , &en quelques endroits seize de large ; ci-devant elle n’étoit habitée que le long descôtes , à cause des hautes montagnes quila couvrent; mais depuis l’an 162.0, ouenviron, les habitans plus industrieux queleurs peres , ont trouvé le moyen de s’é-tendre plus avant dans le pays ; on y voiedeux bourgs , l’un à l’orient, & l’autreâ l’occidenr , & ces bourgs qui sont lesseuls qu’il y ait dans toutes les îles deSchetland , contiennent environ six centfamilles.
, A l’occident de cette grande île,, parolea quelque distance une île nommée Thuléou Fuie , que plusieurs savans croient êtrela Thulé tant chantée par les anciens ; íîce ne l’est pas , dit Cellarius, la Thulé aes>anciens doit être la grande île de Sche£f