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land , d’autant mieux que le récit de Solin,y quadre parfaitement.
Quoi qu’il en soit , le terroir des îlesde Schetland est à-peu-près le meme quecelui des Orcades, on y recueille de 1 orge& de l’avoine , on y a de gras pâturagesoù l’on nourrit des troupeaux , mais c’esttout ; les vaches font blanches pour laplupart, &. les brebis fécondes ; la merfournit toutes fortes de poissons grands &petits , depuis les esturgeons jufqu’auxbaleines ; on y prend de la morue , duhareng , toutes lottes de poissons à co-quille , des chiens & veaux de mer ; austiles Hollandois, les Hambourgeois & au-tres , y viennent pêcher au mois de Juin.
Les habitans font d’origine danoise ounorvégienne , & leur langue est une dia-lecte gothique , ressemblante à la danoise,mêlée de divers mots anglois; leurs moeurs,leurs maniérés de vivre, leurs mesures ,& leurs façons de compter, font à-peu-près les mêmes que celles qu’on a dans laNorWege ; leurs maisons font basiès &petites, n’ayant pour toute ouverture quela porte, & un. autre trou pour recevoirle jour & faire écouler l^fumée ; leur feuest fait avec de la tourbe qu’ils ont enassez grande abondance.
Leur commerce consiste principale-ment à vendre aux Danois & aux Nor\vé-giens qui les viennent visiter, des puis-ions salés, ou durcis au vent, des gants& des bas de laine, qu’ils savent aslèz bienfaire à l’aiguille , des draps d’une lestedpaistê , qu ils nomment woadmeils ; del’huile , de la graisse de poisson , descuirs , & quelqu’autres petites choses decette nature. Les Norwégiens leur appor-tent en échange du bois à bâtir des mai-sons & des bateaux , & leur amenent mê-me des bateaux tout faits ; leur nourritureordinaire est du pain d’orge ou d’avoine,avec du beurre , du fromage, des pois-sons , &. la chair ; leur boisson est du petitlait mis dans des tonneaux, & gardéïong-temps dans de bonnes caves fraîches,où il prend un degré de force surprenante ,jusqu’à donner dans la tète ; les plus richesbrassent de bonne biere , généralement lamaniers de vivre des habitans est la mêmeepie celte des Orcades ; de cette façon ils
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se nourrissent sobrement, vivent long-temps , fans maladie , fans apothicaires &fans médecins ; ils professent la religionpresbitérienne , vivent ensemble en bonneamitié , & se régalent fréquemment pourcultiver l’union & la concorde.
Dans ces îles, le jour y est de deuxmois entiers vers le solstice d’été ; & versle solstice d’hiver, il régné une nuit dedeux mois, pendant lesquels l’air est fortorageux. Les marées y font alors fi violen-tes , & la mer si impétueuse , que pen-dant ce temps-lâ ; depuis le mois d’Octobrejufqu’au mois d’Avril, ces sions insulairesn’ont aucune correspondance avec l’Ecosse,l’Irlande, l’Angleterre, & les pays étran-gers. ( D. J. )
SCHETTI, f. m. ( Hijì. nat. Bot. )nom d’un arbrisseau de Malabar, qufportedes baies, & dont la racine pilée est prisedans du lait, & estimée pour appaifer lesdouleurs de reins. ( D. J. )
SCHEUCHZERIA, f. f. (à) genrede plante , ainsi nommé par Linnxus enl’honneur de Scheuchzer ; le calice par-ticulier de la fleur est divisé en six feuillesoblongues, déployées, aiguës, récourbées &qui subsistent avec le fruit, la fleur est sanspétales;les étamines font six filets chevelus,très-courts, les bossettes des étaminesfont droites, obtuses, longues & appla-ties ; les germes du pistil sont au nombrede trois , de la grosseur du calice , deforme ovale applatie , fans aucun stile. Lesstigma sont oblongs & obtus à la pointe ;ils croissent fur la partie extérieure desgermes ; le fruit est composé d’autant decapsules que le pistil a eu de germes ; cescapsules sont arrondies, applaties, & àdeux loges ; les graines sont uniques &oblongues ; il y a ordinairement trois ger-mes & trois capsules , mais quelquefoisil y en a six. Linn. gen. plant. p. 151.{IX J.)
SCHEVE , ( Geogr. rnod. ) petite villede Danemark au diocèse de Vibourg ,dans le hfortjutlarçi , à l’embouchured’une riviere qui se jette dans le golfe deVirksend. On en tire de bons chevaux.
c d. j. )
SCHEVELING, Ge'og. mod. ) village