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fée. Tandis que le cheval marche un ca-ble s’enveloppe , fur le cylindre , & l’autrecable fe développe ; c’est-à-dire , que lebastìcot attaché au premier de ces cablesmonte , que celui qui est attaché au se-cond descend. L’homme qui conduit lecheval s’appelle le toucheur. Ceux quifont au fond de la carrière Invertissent,& ils ont un crochet avec lequel ils at-teignent le bastìcot vuide , qu’ils condui-sent ainsi dans l’endroit de la foncée oùils en ont besoin.
Mais avant que de sortir de la carrière ,il est à propos de remarquer, i que quandon est parvenu â une certaine quantité defoncées , l’eau abonde de tous côtés ; elledescend du rocher par des veines : nousavons déja indiqué le moyen que l’onprend pour la déterminer à couler versun bout de la foncée. Elle y est conduitepar un petit chemin , 6c elle y est reçuedans un endroit qu’on y a creusé ; 6cqu’on nomme cuvette ; cette eau est ren-voyée de la cuvette dans une cuve pro-fonde , qui est au pié du chef de la car-rière opposé à celui joù l’engin est placé.Ce renvoi se fait avec un seau 6c la ma-chine appellée trait : mais on n’use gueredu trait pour cela , que dans les carrièresoù l’eau est en si grande quantité , qu’àpeine la foncée est-elle faite qu’elle estpleine d’eau. Dans les autres carrières lacorde de la machine destinée à vuid.r leseaux , fe rend directement au réservoirqu’on leur a pratiqué à l’autre bout dela foncée , 6c les enleve , comme nousallons l’expliquer.
On fe st r t pour vuider l’eau d’un engin:fa position fur le chef de la. carrière , està-peu-près la même que celle de la ma-chine à enlever Y ardoise ou le bastìcot ;mais fa construction est fort différente :au lieu d’une saillie à chaque côté , l’en-gin en a trois , 6c trois furbad.ers , dontles extrémités inférieures , font ou dansle chef de la carrière , ou dans un murdont ce chef est revêtu ; les extrémitéssupérieures font emmortaisées dans lesfaillies J ces faillies avancent fur l’ouver-ture de la carrière environ de quinze pie's.Le cheval qui met en mouvement le rouets§ fait si bien à cet exercice , qu’agrès
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s’étre mû de droite á gauche , il revientde lui-méme de gauche à droite austì-tóequ’il est à propos, c’est-à-dire , lorfqu’undes seaux étant monté 6c l’autre descendu ,il faut faire descendre celui-là 6c montercelui-ci,
Mais on n’entendroit que très-imparfai-tement l’effet de l’engin, si l’on ne con-noistòit un peu la construction des seaux.Representez-vous en un par pieces assem-blées 6c détaillées ; un cercle de fer entourele seau un peu au-dessus de son bouge.L’anse tient à ce cercle par deux gros bou-lons qui font partie du cercle même , 6c furlesquels l’anse peut se mouvoir; des bridessoutiennent le fond qui est ordinairementdouble: il n’est pas difficile de concevoirque si deux crochets s’engagent fur le cer-cle de fer qui est fur le seau, à son appro-che du bastin, iis arrêteront fa partie, supé-rieure qui baissera nécessairement, tandisque la fusée marchant toujours, la partieinférieure du seau montera, ou le fond ferarenversé 6c l’eau tombera dans le bassin. Ce.méchanifme est fort simple, 6c produit bienl’effet qu’on en attend.
Remarquez i°. qu’il y a toujours dans lacarrière une personne qui conduit la coupedu rocher le plus perpendiculairement qu’illui est possible ; C’est ce qu’on appelle cou-per en chef. On voit combien il importe auservice des machines qui font établies furle chef de la carrière, que cette conduitefe fasse bien ; aussi, dit-on , au lieu decouper en chef; mener le soutien des ma-chines : de ces machines l’une correspond,à l’extrémité de la foncée , 6c l’autre cor-respond à l’autre extrémité.
Remarquez 1°. que le bastìcot ne remon-te pas tout. II y a des enfants qui mon-tent , 6c descendent par des échelles pla-cées de banc en banc , 6c qui sortent lesvuidanges les plus légeres.
Remarquez 3°. que chaque foncée donnetoujours deux bancs, l’un â droite & l’au-tre à gauche : quand on a épuise 1 un , cequi se fait toujours par les enserrures , onpasse à l’autre banc : mais pour faire une.nouvelle foncée , on n’attend pas que tousles bancs soient épuisés, parce que les ou-vriers qui fabriquent Xardoise manque-I roient de matière les travaux du fond de.