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la carriers, •& ceux du dessus, doiventmarcher de concert.
Nous voilà sortis de la carrière. Voyonsmaintenant ce que deviendront les mor-ceaux d 'ardoise que le bassicot a enlevéí’otis le nom d screnons, après avoir été■détachés de la piece enferrée , avec un ins-trument qu’on appelle cij'eau d'en-bas ,parce qu’on ne s’en sert qu’au fond de lacarrière. Quand on a déchargé les crenons,en ôtant le lucet du bassicot, il y a desouvriers tout prêts avec des hottes qu’onappelle hottes à quartier , pour les distin-guer de celles dont on se sert dans la car-rière , & qu’on appelle ho-ttesà vuidarges ;d’autres ouvriers prennent le crenon cha-cun par un bout, &. le posent sur la hotte ;les bottiers chargés vont déposer leurs far-deaux autour des ouvriers qui fabriquentVardoije.
Pour repartir, les ouvriers se serventd.i ciseau qu’ils appellent cij'eau à crener ;ils l’insérent dans le crenon , les divisionsdu crenon s’appellent repartons. Les re-partons pasiènt à un ouvrier , qui avec leciseau, appelle ciseau moyen , pousse ladivision des repartons en contrefendis.Quand Vardoije est en contrefendis, lesinêmes ouvriers prennent le passe-partoutou ciseau, ou ceux de la même espece,& mettent le contrefendis en fendis ou ar-doiJèbmtQ. Toutes les divisions du repar-ton ou crenon en contrefendis & en fendisou ardoise brute se font d’épaisseur seule-ment \ les fendis passent entre les mains desouvners, ces ouvriers font assis à terre der-rière des paillassons soutenus par des four-ches , qui les garantissent de la chaleur &du mauvais temps ; on les appelle tue-vents:ils ont es jambes couvertes de guêtres , &cntr elles une íortede billot cylindricue 'ce billot ou espece d’établis’appdle le cha-put. c est fur Je chaput que l’ouvrier poseJe tendis, & c est la surface verticale de]a section qui dirige le mouvement du do-Jeau ou de l’instrument tranchant dont il. se sert pour terminer Vardoisc , & lui don-ner la forme qu’il désiré. Selon la formeque l’on donne au chaput, on a la commo-dité de façonner diversement Vardoise ;quant au doleau, il a une surface platecomme celle d’un ciseau à deux branches,
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& son autre surface est arrondie.
Le fendis, au sortir des mains de ceuxqui se servent du doìe-m , est ardoise {mais d’une qualité telle que le permet lemorceau de fendis , tant par la nature dela pierre dont il est venu , que par la fi-gure qu’on lui a donnée fur le eliaput : com-me toutes les couches de l ’ardoise ne fontpas exactement parallèles, les petits anglesqu’elles forment entr’ell.es font perdrebeaucoup de matière , une portion àjar-doise ou un contrefendis dont on eíperedeux fendis, se divisera souvent oblique-ment , & au lieu de deux ardoises , on n’enaura qu’une avec un morceau ou fragmentdont on ne fera qu’une qualité d’ouvragesubalterne : mais ce n’est pas seulement enpassant de l’état de contrefendis à celui defendis que l’ouvrage se détériore ; toutesles divisions de la pierre ont leurs incon-veniens.
Exemple: supposer un morceau de pierreque l’ouvrierd’en-bas a mis en crenon avecl’alignouet & le pic-m . yen , que le ciseauy ait été inséré pour en tirer les reparton s,il peut arriver que son épaislèur totale soittraversée ìq chauveou de fini e, 011 qu’ils’y rencontre de petits chats qui empêche-ront une exacte division ; ces chats & lafinne s’apperçoivent â merveille dans lefendis ; s’il y a une finne , il n’en viendraqu’une ardoije ; ces firmes ne s’appercoi-vent que par l’effet, quand on travaille lapierre au haut. On infère son ciseau dans uncrenon ; on en espere quatre contrefendis,& il arrive qu’on n’en tire qu’un entier ,la finne arrêtant toujours la division.
Les ouvriers d’en-bas ne font pas si sur-pris des firmes, aussi-tót qu’ils ont entaméun banc, elles se montrent distinctement,s’il y en a : alors ils songent à en tirer partipour avoir des morceaux de pierre plus pe-tits , ce qu’ils font en appliquant deux outrois coups de pic-moyen fur la firme. Cescoups donnent lieu à une division qui f econtinue dans une même direction que lafinne, fur la surface de la pierre ou lafinne se rencontre, au lieu que sans’elle ilsauroient été obligés de recourir à l 'enfer-rurt , qui est un moyen qui demande plusde peine & de précision.
A mesure que les ouvriers fabriquent
Lia