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Tome trentième.
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prés de la source de Bober, & au pie dela montagne de Risemberg , dont on tirebeaucoup de fer. ( D. J. )

SCHNAKADE , {Musique, ) J’ai trou-vé quelque part qu’on appelle ainíi unepiece de musique instrumentale , où setrouvent, tantôt de bonnes phrases, &tantôt des phrases toutes composées d’oc-taves & de quintes. Le motjchnakade quiparoît inventé à plaisir , vient fans doutede l’allemand schnacke , qui signifie plai-santerie, (F. D. C.)

SCHOE , f. m. ( Mesure de longueur.)forte de mesure de compte dont on se lertà Breílaw dans le commerce des plusbelles toiles de Silésie. Le Jchoe fait 60aunes de Breílaw , qui reviennent à 27aunes & demie de jParis. {D. J.)

SCH(EN ANTHE, f. f. (Botan.) schce-nanthus , ou Jchœnanthum par Gérard 39.I. B. 2. 515. & Ray , hijl. ij. r J10. Juncusodoratus , five aromaticus , C. B. P. u.Gramen dacìylon aromaticum , multiplicìpanniculâ , J'picis brevibus , tomento can-dicantibus, ex eodem pediculo binis , Pluk.Phytog. Tab. 190. fìg. i.

En effet cette plante , à qui l'on donnecommunément le nom de jonc odorant ,n'est qu’une efpece de gramen aromatique;fa racine est fibreuse ; ses feuilles font po-tées près à près , enfermées les unes dansles autres , longues, étroites , & d’uneodeur agréable. Ses tiges croissent à la hau-teur d’environ un pié, & portent à leurssommités de petites fleurs veloutées & ran-gées à double rang. Ces fleurs sont fort odo-rantes , d’un goût piquant, pénétrant &aromatique.

Cette plante croît dansl’Arabie he reu-

P m0nt H ban ' & âans d’autrescontrées de 1 orient Son nom de schœnan-■ the a été formé des deux mots grecsjonc, fleur, comme qui diroit

fleur de jonc. V. Jonc odorant. (D. J.)

SCHOENBERG,ouSCHC>NEBERG,( Geog. mod. ) petite ville d’Allemagne- dans la seigneurie de Ratzbourg. Les évê-ques de ce nom y avoient autrefois un châ-teau & un bailliage..

Jean Albert Mandeljio , connu par sesvoyages, naquit dans ççtce petite ville

, S ,9 H , 2 l l

en 1616. II sot élevé à la cour de Frédéric,duc de Holstein-Gottorp , en qualité depage de ce prince, & témoigna tant depassion pour courir le monde, qu’en 1633il accompagna les ambassadeurs du duc enMoscovie fk en Perse. En 1638 il passa auxIndes à la cour du grand-mogol , & de-làse rendit à Surate , d’où il repassa en Eu-rope sur un vaisseau anglois. 11 vint enFrance , & mourut à Paris de la petite vé-role âgé de 28 ans. La relation de ses voya-ges a été rédigée par Oléarius son ami, &publiée à Sleswick en 1638 , in-folio. Ils-ont été traduits en françois , en anglois &en hollandois par les mêmes traducteursqui ont donné ceux d’Oléarius, auxquebils se trouvent joints dans les dernieres édi-tions. (D. J.).

SCHOENE D’EGYPTE.s. m .(Mesureitìnér. anc.) mesure itinéraire évaluée parHérodote à 60 stades.

Les écrivains de l’antiquité en traitantde l’Egypte , font mention de cette me-sure géodéíìque , qu’ils désignent par leterme grec xùní, dont la signification estla même qu’en latin funis , autrement jun-cus , c’est-à-dire un cordeau , une canne ,ou un roseau. S. Jeróme , dans son com-mentaire fur Joël, nous fait connoître d’oùvenoit l’usage de désigner ainsi la mesuredont il s’agit. II dit que les bateaux font ti-rés fur les rives du Nil par des hommes ,ce que nous appelions haller à la cordelle ,& que la longueur de chaque espace, auterme duquel les bateliers se relaient dansce travail, est nommé funiculus.

Peu de savansont été curieux de recher-cher dévaluation qu’on doit donner auJ'choene d’Egypte. Cette évaluation estnéanmoins très - importante , en ce quediverses distances qui sont indiquées parJchoenes , si elles ne son c pas connues parune analyse , peuvent paroître peu conve-nables dans leur application au local ac-tuel , & contradictoires même à d’autresindications qui se trouvent également dans-l’antiquité.

Hérodote dit dans fon second livre, quechez les Egyptiens on mesure les grands es-paces de terre par jchoenes, à la différencedçs espaces moins étendus, qui se mesurçnc.