Band 
Tome trentième.
Seite
272
JPEG-Download
 

2ji S C H

par orgyes, par stades & par paraíànges,en suivant la gradation qui fait enchérirces mesures l’une sur l’autre. II ajoute en-suite une définition formelle du schoene à60 stades, définition qui est confirméepar la comparaison du nombre dos schoe-nes à celui des stades en plusieurs dis-tances ; comme lorsqu’il compare 3600stades à 60 schoenes, qui se comptoientdans ce que l’Egypte avoir d’étendue furla mer Méditerranée. Diodore de Sicilea connu de même la mesure du schoenesur îe p;é de 60 stades : puisque les dixschoenes qu’il compte entre Memphis &le lac Myris ou M,œris , font pa,r lui éva-lués à 600 stades.

Enfin M- d’Anesil'le a trouvé par des re-cherches dans fantiquité, plusieurs moyensde rcccnnoître la mesure du schoene & del’évaluer. Nous n’en citerons qu’un pourexemple. L’itinéraire d’Antonin indiquetine mansion fous le nom de Penta-schœ-non ,• dans l’intervalle du mont Casius àPelufe ; & la distance est marquée égale-ment à l’tgard de l’un & de ? autre deces lieux, fur le pié de 20 milles. De cettemaniéré il y a tout lieu d’inférer que laposition intermédiaire tirant fa dénomi-nation de la distance respective à l’égardde deux points disterens , distance valantcinq J\ hoenes d’un côté comme de l’autre,le schoene est compensé par quatre millesromains.

Cette compensation convient à ce quedit Pline, que le schoene est composé de32 stades ; aìiqui xxxij. jladia Jìngulisschoenis dedere ; car , selon l’emploi leplus général du stade, fur le pié de huitpour le mille romain , les 32 stades fontl’équivalent de 4 milles. Or la mesure dumille romain, selon la scrupuleuse analyse ,Dévaluant à 736 toises , le J c ho e ne com-paré à quatre milles , revient à 30 milles24 toises ; & le stade qui ser.t à la com-position du schoene , étant fort inférieuren mesure au stade grec olympique , sefiorne à 50 toises 2 pies ^ pouces moinsquelques lignes. Me m . des Injcript. tom,XXVI. , 72 - 4 °. (D. J.)

SCHCENICULE , f. f. ( Hist. anc. )clpççe de courtisanes, du dernier ordre ;

S C H

elles étoìent pauvres. Au défaut de pom-mades odorantes & d’enux de senteur,elles se servoient de l’huile du schœnus.

SCHŒSNION, f. m. ( Musique grec q. )air de flûte en usage dans l’ancienne Grece ;Pollux en parle ainsi qu’Hésychius. Il de-voir ce nom au caractère de poésie & demusique dans lequel il étoit composé ;caractère qui, selon la remarque de Casau-bon sur Athenée , avoir quelque chose delâche & de flexible ( à la maniéré du jonc,C’est dans ce sens qu’on trouvedans Hésychius, <rx mm , pour direune voix molle , rompue & efféminée.{D. J.)

SCH(ENITAS , ( Géogr. anc. ) port duPéloponnese , selon Pomponius Mêla , lib.IL ch. iij, c’est le même que Pline nommeCœnites, lib. IV. ch. v. & qui étoit furla côte orientale de l’Argolide. Il ne fautpas le confondre avec le port Schœ-nus , qui étoit au fond du golfe Saronique,(D. J.)

SCH(EN r OBATE, f. m. ( jeux scéniq.des Grecs & des Romains. ) c’est ainsi qu’onnommoit chez les Grecs un danseur decorde , de rxoîvos, une corde , & 6 *iva ,je marche. Voye[ Danseur DE CORDE,

Les schœnobates après avoir amusé le?théâtres de la Grece , trouyerent chez lesRomains un nouvel accueil pour leur art.Ils commencerent à paroître à Rome l’an390 de fa fondation , fous le consulat deSulpitius Pcctus & Licinius Stolon , quiles introduisirentaux jeux scéniques, qu’onI fit d’abord dans l’île du Tibre , & queMestâla conjointement avec Cassius, por-tèrent ensuite sur le théâtre ; mais quandRome fut parvenue à la recherche de tousles plaisirs propres à charmer l’oisiveté ,celui des Jchœnobates , qu’on nomma fu-nambules , l’emporta fur tout autre goût.Ce spectacle devint une si forte passionpour le peuple , qu’il ne prêcoit plus I’o-reille aux meilleures pieces qu’on luidon-noit ; Térence même I’éprouva ; quandon joua son Hécyre , un nouveau funam-bule qui parut sur le théâtre , attira tel-lement les yeux du peuple entier, qu’ilcessa d’écouter la piece admirables du rivalde Ménandre : ita populus studio fpecla-