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Tome trentième.
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ouvrage qui Iioit toutes les connoissancesqu’on pôssedoit de son temps íur les scien-ces & les arts. II compila beaucoup d’ou-vrages, dans lesquels on retrouve dessragmens d’auteurs que nous n’avons plus.11 ne s’attacha point si scrupuleusementaux questions de la dialectique & de lamétaphysique , qui occupoient & per-doient les meilleurs esprits de son siecle,tju’il ne tournât aussi ses yeux sor la philo-sophie morale , civile & naturelle. 11 fautregarder la masse énorme de ses écritscomme un grand fumier où l’on rencontrequelques paillettes d’or. Guillaume d’A-verne, connu dans l’histoire de la philoso-phie , de la théologie & des mathémati-ques de cet âge. I! méprisa les futilités del’école & son ton pédantesque & barbare.II eut le style naturel & facile. II s’atta-cha à des questions relatives aux mœurs &à la vie. II osa s’éloigner quelquefois desopinions d’Aristote & lui préfo'rer Platon.II connut la corruption de l’égliíe & ils’enexpliqua fortement. Alexandre de Ville—dieu , astronome & calculateur. Alexan-dre Neckam de Hartford. Ce fut un phi-losophe éloquent. II écrivit de la naturedes choses un ouvrage mélé de prose & devers. Alfred qui sot les langues, expliquala philosophie naturelle d’Aristote , com-menta ses météores, chercha à débrouillerle livre des plantes , publia un livre dumouvement du cœur. Robert Capiton , ouCroise-tête, qui fut profond dans I’hé-breu , le grec, le latin, & qui sot tantde philosophie & de mathématiques, ouqui vécut avec des hommes à qui ces scien-ces étoient si étrangères , qu’il en passapour sorcier. Roger Bacon , qui étoit unhomme & qui s’y connoissoit , compareCrosse-tête à Salomon & à Aristote. Onvoit par sort commentaire sor Denis l’a-réopagite, que les idées de la philosophieplatonico-alexandrine lui étoient connues ;d’où l’on voit que la France , l’Itaiie ,l’Angleterre ont eu des fcholasìiques danstous les états. L’Allemagne nìn a pasmanqué ; consultez là-dessus, son histoirelittéraire.

Seconde période de la philosophiescho-lajìique, Albert le grand qui la commencep.acjuit tzsi 11 93* Cet homme étonnanf

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pnur son temps sot presque tout ce qu’onpouvoit savoir ; il prit I’habit de S. Domi-nique en 12.2.1. U protesta dans son ordrela philosophie d’Aristote , proscrite parle souverain pontife ; ce qui ne l’empêchapas de parvenir aux premières dignitésmonacales & ecclésiastiques. II abdiquaces dernieres pour sc livrer â l’éttide. Per-sonne n’entendit mieux la dialectique & •la métaphysique péripatéticienne. Mais ilen porta les subtilités dans la théologie ,dont il avança la corruption. II s’appliquaaussi à la connoissance de la philosophienaturelle : il étudia la nature ; il sot desmathématiques & de la méchanique: il nedédaigna ni la métallurgie , ni la lytho-logie. On dit qu’il avoir fait une tête au-tomate qui parloir, & que. Thomas d’A-quin brisa d’un coup de bâton : il ne pou-voit guere échapper au soupçon de magie ;aussi en fut-il accusé. La plupart des ou-vrages qui ont paru sous son nom , sontsupposés. 11 paroît avoir connu le moyend’obtenir des fruits dans toutes les laitons.

Il a écrit de la physique , de la logique ,de la morale , de la métaphysique, del’astronomie & de la théologie vingt & ungros volumes qu’on ne lit plus.

Thomas dssiquin fut disciple d*Albertle grand ; il n’est pas moins célébré par lasainteté de ses mœurs , que par l’étenduede ses connoiílances théologiques. Il na-quit en 12.2.4 : f a somme est le corps îeplus complet, & peut-être le plus estiméque nous ayons encore aujourd’hui. IIentra chez les Dominicains en 1243: ilparoisiòit avoir l’eíprit lourd ; ses condis-ciples l’appelloient le bœuf ; & Albertajoutoit : Oui, mais fì ce bœuf se met àmugir , on entendra son mugissement danstoute la terre. II ne trompa point les espé-rances que son maître en avoir conçues.La philosophie d’Aristote étoit suspecte deson temps ; cependant il s’y livra tout en-tier , & la professa en France & en Italie-,Son autorité ne sot pas moins grande dansl’église que dans l’école; il mourut en1274. 11 est le fondateur d’un systèmeparticulier fur la grâce & la prédestina-tion , qu’on appelle le Thomisme. Voyezles articles GRACE , PRÉDESTINA-TION , Ç>c.

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