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Tome trentième.
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titres qui subsistent encore aujourd’huidans la plupart des cathédrales & autreschapitres de chanoines , quoiqu’il y aitlong-temps qu’ils ne remplistènc plus lesfondions des anciens Jcholajtiques , surtoutdepuis que les universités se font formées ,6c qu’on y a fait des leçons réglées en toutgente. On peut dire que depuis le neu-vième íìecle jusqu’au quatorzième , lesauteurs qui ont pris le titre àe fcholajhque,ne l’ont porté que comme une marque dela fonction d’eníeigner qu’ils avoient dansles diverses églises auxquelles ils écoiçnt

attachés.

L’auteur du supplément de Morery afait une remarque fort juste. C’est que leJcholastique ctoit le chef de l’écoîe, ap-pelle en quelques lieux où il y a univer-sité , le chancelier de Vuniversité ; maisçette remarque ne détruit point ce quenous avons avancé ci-dessus, qu’on adonné le nom òUcolátre ou de théologalçn certains lieux à ceux qu’on appelloitauparavant Jcholastique ; car il est certainqu’il n’y avoit pas des universités partoutoù il y avoit des églises cathédrales , &que dans presque toutes les églises cathé-drales il y avoit des écoles & un chef d’é-tudes qu’on nommoit Jcholastique , auquela succédé le théologal ou l’écolâtre. De ceque le théologal n’est plus aujourd’hui cequ’étoit le sc ho l astique, il ne s’ensuit pasque le scholajïique n’ait pas eu autrefoisles mêmes fonctions dans les églises cathé-drales ; & fous le nom de clercs que lejcholajhque devoir instruire , sont com-pris les chanoines auxquels le théologalest obligé de faire des leçons de Théo-logie.

Genebrard assure que ce nom de Jcho-lastique étoit chez les Grecs un titre d’of-sice ou de dignité ecclésiastique , sembla-ble à la théologale des Latins , ou au no-tariat apostolique ; & il en apporte pourexemple Zacharie le jcholasiique, qui fousJustinien avoit rempli de pareils emplois.Quelquefois on le donnoit par honneur àdes personnages extrêmement distinguéspar leur sçavoir ; & c’est en ce sens que\J7alafrid Strabon a appelle le poète Pru-dence le fcholajììque , c’est-à-dire le doc-teur de f Espagne. On a même enchéri ,

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en le mettant au superlatif, pour deshommes qu’on regardoit alors comme desublimes génies : ainsi l’on a décoré For-tunat & Sedulius de l’épithete de J'cholas-tijsimi. Si l’on croit Casaubon , Tliéo-phraste, disciple d’Aristote, est le pre-mier qui par le terme de scholasiique aitdésigné des personnages excellgns en élo-quence ou en érudition. Du Gange ,Glojsar. latinit. tíaillet , Jugem. desJçav.

SCHOLIASTE , f. m. ( fìelles-Let-tres. ) écrivain qui commente ou qui ex-plique l’ouvrage d’un autre.

Ce mot est dérivé dugrecân, ouvrage ,explication.

Nous avons plusieurs fcholiajles grecsanonymes des poètes grecs, dont on neconnoît pas les temps, tels que l’interpreteanonyme de l’expédition des Argonautesd’Apollonius de Rhodes , le JcholiaJìed’Aristophane , ceux d’Eurypide , de So-phocle , & d’Efchyle, ceux d’Hésiode ,de Théocrite, & de Pindare.

Thucidide , Platon , & Aristote , ontzaussi eu leurs J'choliaJies.

“ On a également des fcholiajles fur quel*ques anciens poètes latins, comme Horace*,Juvénal , Perse ; mais au jugement de?savans, tout ce que nous avons fous lenom de ces anciens interprètes, est fortincertain , & qui plus est fort défectueux.Voyei Raillet, jugement des Savans ,tome II. pages 189. 190. & 191.

SCHOL1E, f. m. ( Mqthém. ) note ouremarque faite fur quelque passage , pro-position , ou autre chose semblable.

Ce mot est fort en usage dans la Géo-métrie & les autres parties des Mathéma-tiques : souvent après avoir démontré uneproposition, on enseigne dans une Jcholieune autre maniéré de la démontrer: oubien op donne quelque avis néceííàirepour tenir le lecteur en garde contre lesméprises ; on enfin on fait voir quelqueusage ou application de la propositionqu’on vient de démontrer. M- Wolf adonné par forme de jcholie , dans ses élé-?mens de mathématiques , beaucoup de mé-thodes utiles, des discussions historiques,des descpiptions d’inílfumens, Ùc. Charn-iers. ( E )

SCHONAW