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Tome trentième.
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s’unit par différens filets avec la grossebrandie & les nerfs plantaires.

Sciatique , f. f. ( Médecine. ) especede goutte , ainsi appellée parce qu’elle ason siégé à la hanche. Voye ç Goutte.Ce nom , de même que le latin ischia ,est dérivé du grec ïex.idS'ct , formé det skiov , hanche.

Les premieres atteintes de sciatique sefont ressentir pour l’ordinaire dans l’ossacrum ; la douleur vive qui en est lesymptôme caractéristique , se répand de-là avec plus ou moins de rapidité fur lahanche , d’où ,elle s’étend quelquefois tontle long de la cuisse jusqu’au genou , &même dans quelques malades jufqu’auxpiés. La vivacité de la douleur, de mêmeque fa durée , varient extrêmement ; il ya des cas où ía partie affectée est si dou-loureuse &c si sensible , qu’elle ne peutsupporter l’application d’aucun corps étran-ger, & qu’elle ne permet au malade aucuneespece de mouvement ; l’immobilité de lacuisse est la suite ordinaire des douleurs,même modérées ; la jambe & le pié parta-gent quelquefois cette incommodité , &dans les violentes douleurs, les muscles quimeuvent le tronc du côté de la partieaffectée , font dans une tension violente,& ne peuvent qu’avec peine & en redou-blant les douleurs , exécuter leurs diversmouvemens ; le malade est obligé de gar-der toujours la même situation , souffrantquand il veut se baisser , souffrant auíliquand il fait effort pour se redresser. Dansssautres cas & fur - tout chez les gensvieux, dans qui la douleur devenue commehabituelle est moins aiguë , les mouve-mens sont plus libres fans cesser d’êtretout-a-fait douloureux ; la tumeur de laparue affectée n’est point constante , nonplus que la rougeur ; ces symptômes ac-cidenteís ne s observent pas plus souvent,H est austi três-rare que la fievre survien-ne , le pouls conserve son rithme ordinai-re , on peut seulement l’appercevoir unpeu agité & convulsif dans le fort de ladouleur. II n’y a point de temps déter-miné pour la durée de la sciatique , on faitfeulement qu’elle est d’autant plus courteque les symptômes font si violens ; lamngueur des intervalles entre chaque xa-

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roxifme , n’est point non plus décidée,elle varie non-í’eulement dans les diffé-rens malades , mais encore dans le mêmesujet ; en général ce temps de rémissionest plus court dans les vieillards & dansles jciatiques invétérées ; communémentles paroxismes reviennent tous les ans ,lorsque les froids commencent a se fairesentir. Hippocrate range la sciatique par-mi les maladies d’automne , aph. 21. lib.III. mais il y a des maladies qui en éprou-vent deux ou trois attaques par an , &quelques - uns ont continuellement unedouleur plus ou moins forte , qui gêne unpeu leurs mouvements , que les tempspluvieux , variables, inconstans , rendentbeaucoup plus sensibles , & qui est enconséquence pour eux un excellent baro-mètre.

Les causes éloignées de la sciatique fontabsolument les mêmes que celles de lagoutte, & par conséquent trés-obscures& totalement inconnues, comme on l’ajudicieusement remarqué à l 'article Gout-te , où l’on a très-bien prouvé que toutescellesqu’on a successivement accusées, n’yavoient pas constamment part ,& ne pro-duisoient ces effets que comme jettant dutrouble dans l’économie animale, & par-vertissant en général l’exercice des fonc-tions , comme toutes fortes d’excès ; on faitseulement que les causes évidentes dontfaction tombe fous les sens, comme lescoups , les blessures, les chutes, les con-tusions , n’occasionnent jamais la sciati~que , quoiqu’elles puissent donner nais-sance à des douleurs dans les mêmes par-ties ; celles qui contribuent à produire laJciatique , n’agissent que lentement, d’unemaniéré cachée , insensible , & par-Umême plus sure & plus durable ; la plusordinaire de ces causes est l’habitationtrop long-temps continuée dans des en-droits humides , marécageux , Ùc. maistoutes ces causes ne font le plus souventque mettre en jeu ou déterminer une dis-position héréditaire, communiquée par desparens sujets a ces maladies \ ce germe.héritage funeste , reste caché, fans force& fans effet, pendant les premieres annéesde la vie , il se déveloope avec l’âge, &par l’exçès ou les erreui* dans l’usege dits