S C I
roxyfme , on en a varié les formules âI’infini ; les uns ont conseillé des remedeschauds, d’autres ont préféré des adoucis-sons , des relâchans ; ceux-ci ont employéles narcotiques, & ceux-là les fpintieuxfortifians ; il y en a qui ont eu recours àsupplication des sangsues & à des soignéeslocales ou à des scarifications , quelquesautres ont beaucoup vanté les vertus desventouses, & du feu même appliqué à nud ;ils fe íont fondés fur la pratique aísez heu-reuse des Japonoís & dès Chinois qui brû-lent la moxe fur la partie affectée- 'Híp-pocrate avant eux s’étoit déclaré partisande cette méthod/, il tient beaucoup pourl'usoge du feu dans les maladies qui ne cé'dent pas à l’efficacité des autres remedes;le fer , dit-il, emporte les maladies rebel-les aux médicamens, & le feu vient à boutde celles qui résilient au fer. Aphor. 6.lib. VIII. il paroît méme avoir connu i’u-fage de la moxe, du moins la combustionqu’il propose avec le lin cru d dans les casde feiatique & de douleur fixe lui est allezanalogue. Lib. de affection. J'ect. v. ce re-mede souvent efficace n’est point assezgoûté dans nos climats ; les machines dé-licates qui l’habitent, trop effrayées parle feu, trouveroient le remede pire quele mal ; pour ce qui regarde les autrestopiques ; ils font tous déplacés dans letemps du paroxysme, excepté peut-étreles vapeurs spiritueuses des plantes ondes résines aromatiques brûlées- Si lesdouleurs font modérées, il faut les souf-frir patiemment. Si elles font trop vives& absolument insupportables , qu’on aitrecours aux narcotiques pris intérieure-ment ou appliqués fur l a partie ; je me fuis
de furrAc^d^ O'p pour soulager avec assezde succès d un Imiment fait avec l’hmle
de vers & quelques gouttes d’efprit vola-til de corne de cerf & de laudanum liqui-de de Sydenham. En général, il faut sui-vre le conseil que donne la goutte dansle discours sensé que Lucien lui fait tenirdans son TfAyomÌAypA, après avoir détail-lé une partie des remedes dont on s’est servien différens temps pour la combattre , aprèsavoir passé en revue les trois différensregnes^, & avoir remarqué qu’il n’y a pointde méthode constante, que chacun en
SCI 299
emploie de différente , que souvent :Aliusincantamentìs imposiorum deluditur.Elle finit par cette observation impor-tante qui devroit être gravée profondé-ment dans la tête des malades', que lafeiatique ou toute autre efpece de gouttetourmente :
A facientibus heee atque irritant'bus meSoleo occurrere multo iracundior ;lis vero qui cogitant adverjum me nihil pBenignam adhibeo mentem sac ilisque ero.Les personnes d’un âge fort avancé doi-vent plus que touc autre suivre un con-*feil si judicieux ; i°. parce que leurs dou-leurs sont beaucoup plus supportables ,& en second lieu , parce qu’ils ont beau-coup moins d’efpérance de guérison ; ilne faudroit pas moins pour eux que les ver-tus miraculeuses de la pierre philosophaisou le bain enchanté de Médée , dans le-quel l’heureux .Eson laissa fa vieillesse &toutes les incommodités qui en sont lefuneste apanage.
Ayant eu malheureusement l’oecafioad’observer des vives attaques de stati-que fur la personne dont la santé m’estla plus précieuse, fur le meilleur & leplus tendrement chéri des peres, j’eusseardemment souhaité trouver nn remedeassuré, & exempt de danger & d’incon-véniens ; & j’ai été convaincu par la fuitequ’il n’y en avoir point de supérieur à lapatience &. à la sobriété : par leur moyen ,les paroxysmes ont été moins fréquens &les douleurs plus supportables ; puissent-elles s’affoiblir ainsi de plus en plus pen-dant le cours d’un grand nombre d’an-1 nées ! (m)
SCI ATT A , (Ge'og.) mod.) île de l’Ar-chipel , près de la côte de la Janna ; c’estl’île que les anciens Grecs & latins ontnommée Schiatos ou Sciathus , & qui estencore appellée Sciotho ou Schiati par lesItaliens,& Sciatta dans les cartes marinesElle est à deux lieues à l’oecident dé1 île deScopélo , dont elle est séparée parun trajet d’une pareille largeur à une mê-me distance à l’orient de la Magnésie (con-trec de la ThefTàlie & du golfe de VoJo,& environ à quatre lieues au septentrion del’île Négrepont. C’est à cause dc la proxi-mité où elle sc trouve avec cette derniere,
P P %