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excrétions & avec tous les remedes quifont dans la machine une grande révolu-tion ; le seul danger que courent ees ma-lades , c’est que la tête òxfe'mur forte del’articulation , & les rende boiteux ; il seramasse alors dans ces parties , suivantl'observation d’Hippocrate , beaucoup demucosité & quelquefois la jambe maigrit& se desseche , tout le corps même tombedans l’athrophie & dans cette espece dephthisie , tabès , qu’il appelle ifchiadique ,ì'j-yjct.S'ix.yw , 60. lib. V). le sou seul portédans cette partie peut prévenir ces acci-dens. Aphor. 59. & 60. hb. VI.
De toutes les especes de gouttes, lafciatique est unanimement regardée com-me la plus opiniâtre & la plus rebelle auxdifférens secours que la médecine a four-nis; on a épuisé pour venir á bouc de laguérir sûrement & constamment , avecauffi peu de succès, les altérans que lesévacuans ; on a passé des purgatifs aux í'u-dorifiques, de ceux-ci aux diurétiques ;les apéritifs, les aslringens, les spiritueux,les délayans , les relâchans , les adoucis-sans ont été successivement employés ; enun mot, on a changé chaque fois de mé-thode , preuve certaine qu’il n’y en avoitaucune de bonne , & peut-être qu’on n’tndoit point chercher de générale, ou mêmed’aucune espece. L’usage à-peu près inutilede tous ces divers médicamens, a donnenaissance à cette multiplicité de secretsque l’on a débités â l’ordinaire comme desremedes infaillibles ; les charlatans se sontemparés de cette maladie & l’on y aajouté d’autant plus de constance qu’ilspromettoient davantage ; loin d’être rebu-tés par les efforts inutiles des médecinséclairés ; ils n’en étoient que plus encoura-gés , & effectivement ils avoient raison ,ils ne risquoient par le mauvais succèsque d’étre mis á leur niveau , & s’ils réus-sissoient ils étoient regardés comme biensupérieurs ; l’intérêt du malade n’étoitcompté pour rien ; ils donnoient avec cetteaveugle présomption & cette témérité sou-vent funeste que laisse l’igncrance , lesremedes les plus actifs qui jettoient untrouble considérable dans toute l’éconc-mie animale ; d ou il est réíulté que lesmalades assez robustes pour supporter cetrouble , K dans qui il tournoit heureu-
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èment, étoient guéris ou beaucoup soula-gés , & ceux qui étoient moins bien cons-titués fans être délivrés de leur maladie ,tomboient dans d’autres plus sérieuses, oumême mouroiçnt assez promptement. Ona répandu un grand nombre de recettespresque uniquement composées de poudrestempérantes, d’abforbans, de teneux , &de médicamens de cette espece ; au moinsces remedes absolument inefficaces ne pou-voient produire aucun mauvais effet , &n’avoient d’autre inconvénient que celuid’amuser le malade & d’épuiser sa bourse ;il n’en est pas de même d’une autre especede remedes qui séduilòient d’abord parleur efficacité , mais dont le danger étoitd’autant plus grand que leur succès appa-rent avoit été plus marqué ; je parle desamers nerveux , anti-spasmodiques, & duquinquina for-tout ; il n’cst pas douteuxque par leur moyen on ne puisse venir àbout d’éloigner , de suspendre pendant untemps considérable les paroxysmes, oumême d’empêcher tout à fait leur retour ;mais quelques observations bien constatéesfont voir que les malades qui en avoientéprouvé les effets les plus heureux , deve-ncient après quelques temps languissans ,valétudinaires, sujets á beaucoup d’incom-modité , & que plusieurs étoient emportéspar des morts subites. Ainsi les conseilsles plus salutaires qu’on puisse donner auxpersonnes attaquées de la Jciatique , est dene faire aucun remede interne, parce qu’ilsfont tous dangereux ou inefficaces ; devivre sobrement, d’éviter tout excès dansle boire , le manger & les plaisirs véné-riens ; d’étre plus réservés fur la quantité. des ahmens & des boisions, que for leurqualité, de se garantir soigneusement dufroid ; d’ëtre toujours habillés chaudement,& de façon à entretenir la liberté de latranspiration, de porter en conséquencesur la peau des corso ts d’étoffe de laine ,& fur - tout de flanelle , & au moins
d’en envelopper la partie affectée, d’avoirquelquefois recours aux frictions sechesavec des brosses de crin ou des étoffesde laine ; on peut les faire générales ; ondoit les faire,particulières & locales, &enfin d’ufer d’un exercice modéré.
| Quant aux remedes topiques qu’on em-1 ploie principalement dans le lemps du p a-