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Tome trentième.
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ouvrages de leur métier, savoir la scie or-dinaire & la scie à main.

La scie ordinaire est composée de deuxparties, qui sont la feuille à la monture.La feuille est une bande de fer ou d’acierbien mince de deux ou trois doigts delargeur, & qui d’un cote^est garnie dedents depuis un bout jusqu a_l autre. 11 ya deux trous aux deux extrémités. La mon-ture est composée de trois pieces de bois,dont la plus longue est emmortoiséepar sesdeux bouts dans le milieu des deux au-tres qui font placées en travers. Les deuxtraverses font fendues à une de leurs ex-trémités pour y inférer la feuille de lajcie , qu’on y assujettit par deux chevil-les de fer ; à l’autre extrémité elles ontune entaille pour recevoir une corde quiva de l’une à l’autre. Cette corde a dansson milieu une petite barre de bois, aumoyen de laquelle on peut tortiller lacorde & la raccourcir , ce qui force lesdeux extrémités des traverses á s’appro-cher l’une de l’autre. Cela ne peut pas sefaire sans que les deux autres- bouts destraverses ne s’éloignent, & par conséquentsans bander la feuille de la scie ; ce quil’assijettit, la rend ferme & l’empêchede plier quand on s’en sert.

La scie à main est une feuille de fer oud’acier d’une ligne d’épaisseur , garnie dedents d’un côté, & qui par un bout setermine par une queue droite enfoncée dansun manche de bois.

SCIENCE, f. f. ( Log . ù Métaphys)science , en terme de philosophie, signi-fie la connoissance claire & certaine dequelque chose, fondée ou fur des princi-pes évidens par eux-mêmes, ou fur des dé-monstrations.

Le mot science pris dans le sens qu’onvient de dire est opposé à doute ; & î’opi-nion tient le milieu entre les deux.

Les sceptiques nient quhl soit possibled’avoir la Jcience fur rien, c’est-à-dire qu’ily ait rien sor quoi on puisse arriver à un de-gré de connoissance capable de produire uneconviction entière.

La science so partage en quatre bran-ches , qui sont l’intelligence, la sagesse ,la prudences 1 art.

L’intelligence consiste dans la perception

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intuitive du rapport de convenance ou dedisconvenance qui se trouve entre deuxidées ; telle est la jcience de Dieu, telleest la connoissance que nous avons des pre-miers principes.

La sagesse s’eleve toujours aux vues gé-nérales , & ne considéré dans les êtres queles rapports qu’ils ont les uns avec les au-tres , pour en tirer des conclusions uni-verselles. Les êtres spirituels sont aussi deson ressort.

La prudence s’applique à former lesmœurs à l’honnêteté, conformément à desréglés éternelles & immuables. On l’appelledans les écoles habitas verd cum rationsaclivus.

L’art donne des réglés sures & imman-quables pour bien raisonner. On le définitdans les écoles , habitas verd cum rationseffecîivus.

SCIENCES , (Connoijsances humaines .)je dirai peu de chose des sciences , non pasqu’elles ne fassent la partie la plus impor-tante de l’Encyclopcdie, mais parcequ’ot*a exposé profondément leur origine , leurnature, leurs progrès, leur enchaîne-ment dans la belle préface de cet ou-vrage.

II est certain que les sciences sont l’ou-vrage des plus grands génies. C’est par ellesque rimmensité de la nature nous est dé-voilée ; ce sont elles qui nous ont apprisles devoirs de l’humaniré , & qui ont ar-raché notre ame des ténèbres pour leurfaire voir, comme dit Montaigne , tou-tes choses hautes & bastès, premieres,dernieres & moyennes ; ce font elles en-fin qui nous font passer un âge malheureuxfans déplaisir & sans ennui. " Illustre Mem-n mius, celui-là fut un dieu qui trouva

l’art de vivre auquel on donne le nomde sagesse. »

Telle est aujourd’hui la variété & déten-due des sciences , qu’il est nécessaire pour'en profiter agréablement, d’être en mêmetemps homme de lettres. D’ailleurs lesprincipes des sciences soroient rebutans, files belles lettres ne leur prétoient des char-mes. Les vérités deviennent plus sensiblespar la netteté du style , par les imagesriantes, & par les tours ingénieux fou*lesquels on les présente à l’espritr