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Tome trentième.
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SCI

S. C. Sénatus Confdto, fur les mêdail- '/«frappées dan les monnaies de Rome,D. D- Dtcreto Decurionum ; fur les mé-dailles des colonies, comme fur une deSagunce, & fur une autre de Nifmes,ou ensin N. C. A. P. R. que Golthius ex-pliquait avec Angelom , Vicus & Manu-ce , par Nabis Concejurn A Populo Ro-mano , for mile qu’on peut peut-êtremieux interpréter par Nummus CuJ'us,Auclor.tate Popuh Romani ; d’aucresfois ces contre-marques font des types ,tantôt accompagnées de lettres , commefur une médaille àe Jules-Çéfar, frappéeà Rente , où l’on voie à la contre-m arqueune corne d’abondance au milieu de deuxC; & tantôt fans lettres, comme unepetite roue , qui porte fur les têtes d’Au-guste & d’Agrippa, dans une médaillede la colonie de Nifmes ; & une tête detaureau gravée fur le cou de Domitien ,dans une médaille de ce prince. Le mal-heur est que d’un côté les Antiquairesne conviennent pas de la signification deplusieurs contre-marques, & que de l’au-tre ils savent encore moins les raisonsqui les ont fait naître, comme nous ledirons au mot. MÉDAILLES CONTRE-

MARQUE ES.

Quant au relief des médailles , voye^RELIEF , il suffit d’obferver ici que c’estune beauté, mais qui n’est pas une marqueindubitable de satirique.

Des fourberies en médailles. TSlon-feuIement il est facile d’attraper des nouveauxcurieux , par de fausses médailles , aux-quelles on donne du relief, mais il estencore aisé de les surprendre à plusieursautres ^gards, principalement lorfqu’ilsfont dans la premiers ardeur de leur pas-sion pour les médailles, & qu ’,l s fe trou-vent a fiez opulens pour ne pas appré-hender la depense. On l cs VOIt ton 1 / , esjours le livrer a la mauvaise foi & à Pa-varice des trafiquans, qu’on nomme parmépris brocanteurs , faute d’en soupcon-ner les artifices. Ils sont trompés dou-tant plus aisément, que les meilleursconnoisseurs fe trouvent partagés fur decertaines médailles , que les uns croientantiques & les autres modernes ; les uns,raouléçs, les autres frappées, à peu prèsTome XXX.

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comme il arrive par rapport aux tableaux,où les yeux les plus favans ne laistentpas de prendre quelquefois un originalpour une copie, & une copie pour !'o-riginal. Le danger est encore devenuplus grand pour les amateurs des médail-les , depuis que parmi les Dicdailìistes ils’est trouvé un Padouan & un Parmesan enItalie , qui ont fu imiter parfaitementl’antique.

Pour dévoiler tout ce mystère , il faut.commencer par indiquer les maniérés dif-férentes de falsifier les médailles, & lemoyen de reconnaître la falsification,afin que le mal ne demeure pas fans re-mede.

La premiere & la plus grossere, estde fabriquer des médailles qui jamaisn’ont existé , comme celle de Priam ,d’Enée , de Cicéron , de Virgile , & sem-blables personnages illustres , pour qui leParmesan, & quelques autres ouvriersmodernes , on fait des coins tout exprès,afin de surprendre les curieux , animésdu désir d’avoir des médailles singuliè-res.

C’est avec la même mauvaise foi , &par le même motif d’intérét, que l’on afabriqué des revers extraordinaires, &capables de piquer la curiosité ; par exem-ple , un Jules-Céfar , avec ces mots : Veni ,yidi, vïci ; un Auguste avec ces deux-ci,Festina lente ; car quoique ce bon mot soiteffectivement d’Auguste, cependant on nes’étoit pas avisé d’en conserver la mémoiresur le métal.

II est aisé à ceux qui ne sont pas novicesdans l’infpection des médailles , de recon-naître l’içnposture: car toutes ces médail-les sont moulées, ou frappées d’un coin &.d’un métal qui paraît d’abord ce qu’il est ,c’est-à-dire moderne, & qui n’ani la fierténi la tendresse de l’antique.

La seconde fourbe est de mouler les mé-dailles antiques, de les jetter en fable& puis de les réparer si adroitement’qu’elles paraissent frappées. On s’en apper-çoit par les grains de fable, qui s’impri-ment toujours d’une certaine maniéré visi-ble fur le champ de la médaille, ou par cer-taines petites enfonçures, ou par les bordsqui ne font pas assez polis ni arrondis, ni