DU SYSTÈME DU MONDE. 2 7 3
petite différence étant presque insensible par les observations desétoiles, le rapport des deux actions lunaire et solaire est beaucoupmieux déterminé par les marées 3 il me paroît donc que l’on doitfixer l’équation de la nutation, à 5 i",i 3 celle de la précession, à58 ",-2 , et l’équation lunaire des tables du soleil, à 27", 5 .
Les phénomènes de la précession et de la nutation, répandentune nouvelle lumière sur la constitution du sphéroïde terrestre 3ils donnent une limite de l’applatissement de la terre supposéeelliptique, et il en résulte que cet applatissement n’est pas au-dessusde jjy, ce qui est conforme aux expériences du pendule. On a vudans le chapitre vii , qu’il existe dans l’expression du rayon du sphé-roïde terrestre, des termes qui peu sensibles en eux-mêmes et surla longueur du pendule, écartent très-sensiblement les degrés desméridiens, de la figure elliptique. Ces termes disparoissent entiè-rement des valeurs de la précession et de la nutation, et c’est pourcela, que ces phénomènes sont d’accord avec les expériences dupendule. L’existence de ces termes concilie donc les observationsde la parallaxe lunaire, celles du pendule et des degrés des méridiens,et les phénomènes de la précession et de la nutation.
Quelles que soient la figure et la densité que l’on suppose auxdiverses couches de la terre 3 qu’elle soit ou non, un solide de révo-lution, pourvu qu’elle diffère peu d’une sphère; on peut toujoursassigner un solide elliptique de révolution, avec lequel la précessionet la n utalion seroient les mêmes. Ainsi, dans l’hypothèse de Bouguer,dont on a parlé dans le chapitre vu, et suivant laquelle les accrois-semens des degrés sont proportionnels à la quatrième puissance dusinus de la latitude, ces phénomènes sont exactement les mêmes quesi la terre étoit un ellipsoïde d’une ellipticité égale à et l’on vientde voir que les observations ne permettent pas de lui supposer uneellipticité plus grande que ~ 3 ces observations concourent doncavec celles du pendule, à faire rejeter cette hypothèse.
On a supposé dans ce qui précède, que la terre est entièrementsolide 3 mais cette planète étant recouverte en grande partie, par leseaux de la mer, leur action ne doit-elle pas changer les phénomènesde la précession et de la nutation? c’est ce qu’il importe d’exa-miner.
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