Band 
Tome trentième.
Seite
327
JPEG-Download
 

S C I

aucîore Car. du Fresne , D. du Cange, 'Paris 1680, in-folio. Les gravures de celivre se retrouvent presque toutes danscelui du P. Banduri.

II importe aussi de connoître quellesfont les médaillés rares, afin de les savoir 1estimer ce qu’elles méritent. Elles ont étéautrefois expliquées fort au long par JeanTrillan , fieur de Saint-Amand. Son livreest intitulé , Commentaires historiquescontenant l’histoite des empereurs , im-pératrices , césars & tyrans de l’empireromain , illustrés par les inscriptions &énigmes de 13 à 1400 médaillés , tantgrfcques que latines , Paris 1644 , 3 vol.in-fol. Si les commentaires de Tristanfont très-fautifs , il faut observer qu’ilvivoit dans un íìecle où personne ne luipouvoit encore servir de guide. Mais enéchange , M. Vaillant a excellé dans sesExplications des médaillés rares en géné-ral , & dans Yexposttion de la rareté dechacune en particulier. Tous les antiquai-res possedent Fouvrage dont nous parlons :Numifnata imperatorum romanorumprœfiantìora , à Julio cœfare adposthu-tnum & tyrannos,per Joann. Foi-Vaillant,Oc. tom. I. De romanis œreis fenatûs-consulto percustìs , &c. cui accèstitferlesnumifmatum rnaximi moduli nondum ob-Jèrvata. tom. II. De aureis & argenteis ,&c. Paris, 1691 , in-tst. II faut aussi avoirla premiere édition de cet ouvrage, Paris,1682. ; parce qu’on y a marqué le cabinetou fe trouvoit chacune des médaillés quiy font décrites : & de plus, les posthumesd’or & d’argent ont été omis dans la se-conde édition.

M. Baudelot, dans son livre de l’ Uti-lité des voyages , s’est aussi donné la peined y marquer les médailles rares , par rap-port a la tete. Enfin , on en trouve ungrand nombre qui font expliquées dans leRecueil de l’acad. des belles-lettres.

En indiquant ces livres profonds fur lascience des médaillés , j’alîois prefqu’ou-blier d’en nommer quelques-uns, qui fontpropres à y introduire un nouveau curieux,& à lui en donner une corinoissance géné-rale. II peut donc commencer fa carrièrePar le Discours d’Enée Vico fur les mé-daillés y imprimé à Rome en 15 5,$. ; ou

SCI 327

plutôt par les Dialogues d’Antonius Au-gustinus , qui font comme autant de leçonscapables de Féclairer. ^

Le livre de l’archevêque de Tarragoneest intitulé : Dialogos dé medallas , insteri-ciones , y otras antiquidades en Tarra-gona , poc Felipe Me y , r S ^ 7 * C est unpetit ín-4°. de 47 ° P a 8 es » avec 2.6 Plan-ches de médaillés , dont les deux pre-mières font ordinairement placees a latête du premier dialogue , & les 24 autresavant le dialogue suivant. Cette édition rd’ailleurstrês-bien imprimée , est devenuetrès-rare, & on l’a vue vendre jufqu’àtrente pistoles. L’ouvrage d’Antoine Au-gustin a été traduit deux fois en italien.La premiere de ces traductions, impri-mée à Venise , //2-4 0 . est assez conformeà sédition espagnole. La seconde dontFauteur s’appelloit Ottaviano Sada , estde Rome , i$ 9 2 ■> ìti-foL Le traducteur ya joint quelques observations , & une dis-sertation de Lceho Pafchalini fur les mé-daillés de Constantin , qu’il a insérée dansle premier dialogue. Les médaillés y fontplacées dans le corps de l’ouvrage, auxendroits où il en fait mention ,• on y 3méme ajouté celles qui y sont expliquées ,& qu’on n’avoit pas fait graver dans sédi-tion espagnole. Mais il auroit été à souhai-ter que les desseins eussent été plus exacts& les gravures plus belles. Enfin, le P.André Schott traduisit ces dialogues enlatin , & les fit imprimer à Anvers en-1617 , in-fol. avec fig.

Le même curieux trouvera dans le Tré-sor de Goltzius, l’intelligence des abré-viations les plus ordinaires, fans quoi l’onne peut rien connoître aux légendes ; il y,verra les noms & les prénoms des empe-reurs , des charges & des magistratures »qui ne fe trouvent qu’en abrégé fur les mé-dailles. S’il veut un plus grand répertoire ,Urfatus le lui fournira. Le livre de ce der-nier auteur est intitulé, Sertofû Urfati deNotis Romanorum Commentarius Pata-vii, 1672, in-fol.

Mais la Science des médailles, du P JLouis Jobert jésuite , me paroît être , enpetit, le meilleur Uvre qu’on ait jufqu’àprésent, pour rendre l’étude de ces mono-mens antiques plus facile , plus utile r &