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Tome trentième.
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b 28 SCI

plus agréable. La derniere édition est àParis 1739 , z vol. in-iz. avec/F.

Quant à ceux qui délireront de connoi-tre ou de fe procurer tous les auteurs quiont écrit fur l’art numismatique , je nepuis rien faire de mieux, que de les ren-voyer à la fìibliotheca nwnmaria , du P.Banduri, imprimée à Hambourg en 1719 ,i/ 2-4 q . avec les Notes de Fabricius ; cardepuis ce temps-la , a-peine a-t-ii paru dixlivres un peu considérables fur les mé-dailles.

Observations générales furies médailles,

Jur leur étude. La publication de tantd’ouvrages fur Tare numismatique , & ladescription d’une infinité de cabinets, ontfait dans cette science > ce que faitl’expé-rience dans les arts. Les arts ne se sontperfectionnés que par les diverses observa-tions de ceux qui ont su profiter de ce quel’usage leur avoit appris ; niais dans lascience des médailles on a voulu trop tôtétablir des principes indubitables , que lesmoins habiles ont détruits en un moment,par la feule vue de quelques médailles quele hasard leur a fait tomber entre lesmains.

Ainsi la croyance du siécle passé, quel'on n’avoit aucun véritable O thon debronze , est aujourd’hui entièrement effa-cée par la quantité des Othons de ce métalqui fe trouvent dans les cabinets , &dont on n’oserait disputer l’antiquité ,li’autant plusqu’ils nous font venus de l’O-rient.

1 Ainsi, pour réfuter celui qui a dit ,qu’on ne donnoit la couronne de laurierqu’aux Augustes , & jamais aux Césars ;il n’y aqu’à voir le médaillon de MaximeT. IOT. OTH MAHIMOC KAICAP , où il aJa couronne de laurier , avec la qualité deCésar, sans parler du bas empire où Crif-pus César est couronné de laurier.

On a encore avancé deux maximescomme constantes, au sujet des fleuvesqu’on voit très-souvent sur les revers desmédailles. La premiere , que les fleuvesétant ordinairement représentés par desfigures couchées à terre ; on ne mettoitdebout que ceux qui portoient leurs eauxdans celui qui étoit couché. La seconde ,quç fi i’oO Croioit un fleuve représenté

S C I

sans barbe , il sali ;it conclure que ce n’é-toit qu’une petice riviere qui n’étn.t pointnavigable. Cependant voici trois médaillésqui prouvent la fausseté de ces princpes.i°. One médaille de Gordien Iil ; elleporte an revers le Méandre & le Maríyas,tous deux couchés par-terre , quoique leMat fy as se jette dans le Méandre, x'fiUne médaille de Philippe , où ces deuxmêmes fleuves font faus barbe , quoiquele Méandre soit assurément très-navigable,au rapport de Strabon. 3". U ne médailled’Antonin Pie , Tiaiw , où l’on voir lefliiiœus & le Sardo , tous deux debout :& l’on fait que le second se décharge dansle premier.

Cependant, quoiqu’il y ait peu de maxi-mes qui ne souffrent des exceptions , ilseroit dangereux de n’en vouloir jamaisadmettre aucune. Observons seulement,qu’elles soient toujours fondées en néces-sité ou en raison , & qu’elles fassent plierla réglé à leur objet, fans la détruire furles autres points, où elle peut avoir sonapplication.

C’est , par exemple, une maxime gé-néralement adoptée par les antiquaires,que ce que nous appelions médailles , lesromaines fur - tout, étoient originaire-ment la monnoie courante ; & ils en don-nent une bonne preuve. On trouve tousles jours , disent-ils, une prodigieusequantité de ces médailles cachées dans laterre , comme autant de trésors particu-liers qu’on vouloir mettre à couvert del’incursion & de l’avidité des Barbares. Etloin que ces petits trésors forment jamaisdes suites de médailles plus ou moins com-plettes , ou qu’ils soient tous composés dedifférons revers ; ils ne consistent commu-nément que dans un petit nombre d’empe-reurs qui ont régné ensemble , ou qui sesont immédiatement succédés ; & le mêmerevers s’y trouve quelquefois par milliers3ce qui seul porte avec foi un caractère íimarqué de monnoie courante , qu’il, estcomme impossible de se refuser à 1 évi-dence d’un pareil témoignage.

Onne laisse pas d’en excepter les mé-daillons , du-moins ceux qui par leur re-lief, leur étendue, & leurs poids, au-r oient été fort à charge dans le com-merce,