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que fur les modernes , le faux mérite ho-noré- Il semble , au contraire , que cetinconvénient, qui est inévitable dans tontesociété humaine , est beaucoup plus àcraindre dans les médaillés modernes , qu’ilne l’étoit dans les monnaies antiques ; carparmi nous les princes font maîtres abso-lus de la fabrication de leurs monnaies ,tandis qu’â Rome le sceau de l’autorité dusénat, quelque corrompu qu’on le suppose,
y intervenait encore.
D’un autre côté , les monnaies antiquesne fe fabriquaient que pour le prince ; &î’hìstoire nous a éclairé fur sc s vertus oufur ses vices. Mais aujourd’hui il n'est pointde particulier qui ne puisse faire frapperdes médailles en son honneur : combiende gens fans mérite, que la vanité a déjaporté à essayer de se procurer une eípeced’i m mortalité , en sc faisant représentersur des médailles !
Je ne détournerai néanmoins personnede donner dans la curiosité du moderne.On peut rassembler , si l’on veut , cessortes de médailles , & former même desfuites de papes , d’cmpereurs , de rois,de villes & de particuliers, avec le secoursdes monnoies &des jettons. I.a fuite com-plette des papes peut sc faire depuis Mar-tin V. jusqu’à présent : mais la fuite desempereurs d’Occident depuis Charlema-gne nepourroit s’exécuter qu’en y joignantles monnoies. Si l’on me dit qu’OctaviusStrada a conduit cet ouvrage depuis Jnles-Cesar jusqu’à l’empereur Matth.as , je ré-ponds que c’est avec des médailles presqueroutes fausses, inventées pour remplir lessuj es , ou cc ,p^ e S f ur ce ]] es q Ue JVlaxi—
deurde ; ' battre pour relever la gran-deur de la maison d’Aurriche. 6
Quant a la suite des rois de France.ilsent sc contenter des monnoies pour sesdeux premieres races : car il n ’y a aucunemédaillé avec 1 effigie du prince avantCharles VII. Toutes celles qu’on a frap-pées dans la France métallique jusqu’àCharlemagne , sont imaginaires', & la plu-part des postérieures , font de l’inventionde Jacques de Bie , & de Duval ion asso-cié. II est vrai qu’il y a dans le cabinet deLouis XV. une fuite de tous fesprédéces-«urs jusqu à Louis XIV, gravée trés-pro-
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prement en relief fur des petitss agathes ;fait que c’est une fuite de la
mais on lait que c eit une luitemême grandeur de la même main, &d’un ouvrage exquis, qu’on fit à plaisir fousle régné de Louis XIII.
Les médailles d’Espagne , de Portugal ,
& des couronnes du Nord, ne font que dudernier siécle- En Italie, les plus ancien-nes , j’entends celles de Sicile, de Milande Florence , ne forment aucune fuite ,
&. ne sc trouvent que moulées. Telles foncles médailles de René & d’Alphonse,rois de Sicile-, de François de Sforce ,duc de Milan -, L du grand Corne deMédicis.
En un mot , la Hollande seule , par laquantité de médailles qu’elle a fait frap-per , forme une histoire intéressante. Elle-commence par la fameuse médaille de15 66, fur laquelle les confédérés des Pays-Bas qui secouèrent la tyrannie du roid’Efpagne , firent graver une besace , àcause du sobriquet de gueux qu’on leurdonna par mépris , & qu’ils affectèrent deconserver.
II ne faut donc pas s’étonner qu’il y aiepeu de livres qui traitent des médaillesmodernes. Je ne connais que ceux du peredu Moulinet & de Bonanni pour les papes ;de Luckius , de Trypotius , de la Francemétallique dont j’ai parlé ; de l’abbé Bizoc& de Van-Loon pour la Hollande. Voiciles titres de ces sept ouvrages.
i°. Clàudii du Moulinet historia sum-morum pontifîcum à Martin o V. ai In-nocentium XI per eorum numij’mata ide/Z,aban. 1417 ad an. 1670. Paris.1679, fol.
2>. Numijmata pontifîcum romanoruma tempore Martini F. ad ann. 1699 ,illujïrata à Philippo Bonanni S. J. Roms ,1609,2. vol. fol.
3 . Sylloge numifnatum elegantiorurn,quee diverfi imp. reges , principes respu—blicœ , divers as ob caujas , ab anno 1300ad annum ufque 1600 audifecerunt & c .opéra Joh. Jac. Luckii argentoratenfis.Argentins , 1620 , fol. ^
„ 4 N &y<tibola divina £>’ h'imana ponti-ficurn , imperatorum , regutn. Accessitorevis ijagoge Jac. Trypotii ex musceoOctav. de Strada. Sculptor Egidius Sa-, descr ; Prags , 1601 . foi.