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f°. La France métallique contenantles actions célébrés , tant publiques queprivées , des rois & reines, marquées enleurs médailles d’or , d’argent & de bron-ze , par Jacques de Bie ; Paris, 1636 ,in-fol.
6°. Histoire métallique de Hollande ,par M. l’abbé Bizot ; Paris, 1687 , fol.
7 0 . Mais l’ouvrage de Van-Loon estbien autrement complet : il est intituléhistoire métallique des dix-fept provincesdes Pays-Bas, depuis l’abdication de Char-les V. jusqti’à la paix de Bade conclue en1716 , traduite du hollandois de M. Gi-rard Van-Loon ; à la Haye, 173Z, 1737 ,5 vol. in-fol.
Pour ce qui concerne l’histoire de Louis!e Grand & des événemens de son régnépar les médailles , de l’Imprimerie royale ,170a & 172.3, in-fol. tout le monde faitce qu’il en faut penser. ( D r J.)
Médaille d’or, ( Art numifmat.)Dans le grand nombre des médailles d'orgrecques & romaines , il y en a qui sont ,soit or fin , toujours plus pur & d’un plusbel œil que le nôtre j Toit or mêlé plus pâ-le , d’un aloi plus bas , & ayant environfur quatre parts un cinquième d’alliage ;soit en fin or notablement altéré, tel quenous le voyons dans certaines gothiques.II faut observer, que quoique Sévere Ale-xandre , eût donné la permission defe ser-vir d’alliage dans les monnoies , cela n’apoint empêché que les médailles de ceprince & de ceux qui lui ont succédé, mêmedans le bas empire , ne soient ordinaire-ment d’un or auíli pur & auffi fin que dutemps d’Augnrte , le titre ne fe trouvantproprement altéré que dans les gothi-ques.
L’or des anciennes médailles grecquesest extrêmement pur ; l’on en peut jugerpar celles de Philippe de Macédoine &d’Alexandre le grand , qui vont à vingt-trois karats & seize grains, à ce que dîtM. Patin , l’un des fameux antiquaires dudernier siecle. On lui est redevable d’avoirtâché d inspirer aux curieux l’amour desmédailles , & de leur en avoir facilite laconnaissance.
L’or des médailles impériales est aussi
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très-fín, & de même aloi que celui desGrecs ; c’est-â-dire au plus haut titre qu’ilpuisse aller , en demeurant maniable: carles affineurs le préfèrent encore aujour-d’hui à celui des fequins & des ducats ; &du temps de Bodin , les orfèvres de Parisayant fondu un Vespaíien d’or, ils n’y trou-vèrent qu’un 788 e . d’empirance qui estI’alliage.
II faut fe souvenir que les Romains necommencerent à fe servir de monnoiesd’or que l’an 547. de Rome , afin que l’onne soit pas trompé à celles qui fe trouve-ront avant ce temps-là. Par exemple , sil’on nous préfentoit quelqu’un des rois d-eRome , ou des premiers consuls frappéesfur l’or , il n’en faut pas davantage pourconclure que c’est une fausse médaille :j’entends qu’elle r.’est point frappée dutemps de ces rois ou de ces consuls : carles defcendans de ces familles , plusieurssiécles après , ont fait frapper quelquefoisles têtes de leurs ancêtres : témoin cellesdeQuirinus , de Numa , d’Ancus Martins,de Juaius-Brutus ; & ces sortes de médail-les ne laissent pas d’être antiques par rap-port à nous , quoiqu’elles ne soient pasdu temps de ceux qu’elles représentent.
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Médaille d argent , ( Art nu~mifrnat. l’uiàge des médailles d’argentcommença chez les Romains l’an 485. deRome. L’on en trouve en beaucoup plusgrand nombre que d’or , mais l’argent n’enest pas si fin que le titrejdes médailles d’or;car les curieux ont remarque par les fontes,que les Romains ont toujours battu lesmédailles fur de For fin, au lien qu’ils ontfrappé celles d’argent un titre d’un sixièmeplus bas que nos monnoies de France. Onne laisse pas d’appeller argent fin , l’ar-gent des médailles qui fe trouvent jufqu’àSeptime Sévére , en comparaison de cel-les qui fe trouvent jufqu’à Constantin ,dont l’argent est bas & fort allié. On jenomme communément potin. V^oyei MÉ-DAILLE DE POTIN.
Savot remarque , qu’Alexaridre bevere,fit battre de la monnoie d argent, où iln’y avoir qu’un tiers de fin , quoique lepoids fût toujours le même. On l’appellanéanmoins refiitutor monetes , ce qui fait
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