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Tome trentième.
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S C I

dans des siécles de barbarie , & dont les 'têtes ont à peine la forme humaine , fansporter aiic.me inscription , ou li eisos enont, c’est dans des caractères méconnusaux Antiquaires , aussi bien que ceuxdes médailles qu’on appelle puniques.

(D. J-)

Médailles hébraïques , ( Art nu-mismatiq. ) Divers fa vans ont cherché aexpliquer les anciennes médailles hébraï-ques qui fe font conservées jusqu a nosjours ; de ce nombre font Villaipand ,Kircher, le P. Morin , Conringius, Va-ferus, Bouteroue , Hottinger , Vairon ,

& plus récemment le P. Hardouin & le 1.Etienne Souciet. Ce dernier, dans une dis-sertation très-écendue & très-savante ,soutient, i Q . que la langue & les carac-tères qu’on volt fur ces médailles sont l’an-cienne langue & les anciens caractères desHébreux, c’est-à-dire ceux dont ilsufoientavant la captivité de Babylone ; queles caractères dont les Juifs fez font servisdepuis leur retour de la captivité , sont lescaractères assyriens qu’ils rapportèrent enrevenant dans leur pays; 3 °. enfin que cesmédailles ont été frappées par les Juifs mê-mes , & non par les Samaritains.

Le P. Hardouin, dans fa chronologiede l’ancien Testament & dans les notes dela seconde édition de Pline, a essayé deprouver que ces médailles , fans aucuneexception , font du temps de Simon, frerede Judas Machabée , & de Jonathas ,giand-prêtre des Juifs ; qu’elles ont étéfrappées dans la Samarie , dont quelquesvilles avoient été cédées aux Juifs par Dé-métrius , roi de Syrie ; que les caractèresdes legendes font samaritains ou astyriens ,c est-â-dire que les légendes sont gravéesdans les caractères des Cuthéensque Sal-manasar envova dans la Samarie après enavoir enleve les dix tribus d'Ifraèl Onpeut voir dans les ouvrages des deux savansjésuites , les raisons dont chacun d’eux sesort pour appuyer son sentiment. On trou-vera daas les mêmes ouvrages un catalo-gue complet des médailles hébraïques con-nues jufqu’à présent, avec les descriptionsdes types qui y font représentés, Voyt\Morel, fpecimen R.nummar. tom. L p.*3° &fcq-(D. J. )

Tome XXX.

SCI ;S,

Médailles phéniciennes ou pu-niques ( Art numismat. ) On nommeainsi celles dont les légendes font en ca-ractères phéniciens ou puniques. Quoiquela plupart de ces fortes de médailles aientété trouvées en Elpagoe , elles différentdes anciennes médailles Espagnoles & parla nature des types, Ôc par celle des carac-tères , comme nous savons observé plus aulong au mot MÉDAILLES ESPAGNOLES,

( D. J. )

Médailles samaritaines , ( Artn u mis mat. ) On appelle ainíì les médaillesqui sont empreintes sor un des côtés decaractères samaritains. On trouve mêmeassez communément des médailles qui pré-sentent de chaque côté des lettres sama-ritaines ; & félon les apparences, elles ontété frappées^du temps de. Simon Maeha-bée , en mémoire de la liberté que lesJuifs recouvrèrent alors. Mais les médaillesfur lesquelles est jointe une inscriptiongrecque à une légende samaritaine , sontfort rares ; & peut-être celles d’Antigonusroi de Judée , font les feules qui soientvenues jufqu’à nous. Le célébré Reland ,qui avoir tenté de les éclaircir , les re-garde comme une énigme. Voye\ la cin-quième dissertation de nummis samarìta-nis. Voye{ aussi l ’histoire de l’acad. desBelles-Lettres , tome XXIV. {D. J.)

Médailles latines , voye^ Mé-dailles romaines.

Médailles d’Athène s,(Artnumis-matiq. ) Nous avons un aslèz grand nom-bre de médailles cTAthènes , mais nousn’en voyons point de frappées au coin desempereurs de Rome ; & il faut croire ouque l’amour de la liberté a empêché lesAthéniens de reconnoître l’autorité ro-maine dans leurs monnoies , ou que leurreligion ne leur a pas permis d’y graverautre chose que les images de leurs divi-nités.

Le plus grand nombre des médaillesd Athènes qui font au cabinet du Roiconsiste en médaillons d’argent presqueuniformes, tous avec le buste de Minerved un cote , & au revers une couronned olivier, au milieu de laquelle est unechouette fur un vase renversé, & marquéá’une lettie grecque : différens noms dtz