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Tome trentième.
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magistrats y font joints à l’inscriptionAStivtituv ; & c’eíl , avec de petits symbo-les ajoutes dans le champ, tout ce qui dis-tingue ces médaillons, dont on ne sauroitd’aiileurs fixer précisément l’époque.

On sait quel a été le culte de Minervedans Athènes, & ce que l’antiquité en apublié. Les muses grecques & latines ontcélébré à l’envi les unes des autres la dé-votion des Athéniens pour leur déesse ;mais rien n’en marque mieux l’étendue &la durée que leurs monnoies, fur lesquelleson voit toujours d’un côté la tête de Mi-nerve , & de l’autre une chouette dansune couronne d’olivier, ses symboles or-dinaires.

L’olivier lui appartenois à bon titre ,sur-tout depuis fa victoire ; & hors Jupiterqui en a quelquefois été couronné aux jeuxolympiques, aucune autre divinité n’a oséle disputer á Minerve. A l’égard de lachouette , on la lui avoir donnée commeun symbole de prudence , la pénétrationde cet oiseau dans l’avenir ayant été éta-blie par les anciens ; ce qui est encore cer-tain , c’est que le nom de chouette avoirété donné aux monnoies de l’Attique. L’es-clave d’un riche lacédémonien diíoit plai-samment dans ce sens-là, qu’une multi-tude de chouettes nichoient fous le toitde son maître.

Une chose qui mérite encore quelqu’at-tention dans les médailles d’argent de laville à' Athènes , ce font les différens nomspar lesquels on les distingue austi les unesdes autres. II n’y a point á douter que cene soit autant de noms de magistrats athé-niens ; mais la question est de savoir si cesmagistrats font archontes ordinaires d’A-thènes , ou d’autres officiers préposés à lafabrication de ces monnoies. L’examen &la comparaison de leurs noms & surnoms,pourront servir à la décision d’u-ne diffi-culté sur laquelle personne ft’a encore oséprononcer.

Le culte de Minerve ne régné pas moinsdans ce que nous avons de médailles debronze d Athènes , que dans celles d’ar-gent; hors une feule tête de Jupiter, onn’y voit par-tout que le buste de cettedéesse toujours, casquée , & quelquefois

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avec le casque & l’égide ; mais les reversfont plus variés que dans les médaillesd’argent.

Enfin dans presque toutes les médaillesss 'Athènes , soit d’argent soit de bronze , iln’est question que de Minerve. Les Athé-niens ne pou voient pas faire trop d’honr.euràiadeeste de la sagesse, qu’ilscroyoient pré-sider â leurs conseils, veiller fur leurs ma-gistrats , animer leurs guerriers, inspirerleurs poètes , former leurs orateurs , &soutenir leurs philosophes. Mais il seroit àsouhaiter que eette même déesse , les in-térêts à part, eût un peu mieux instruitleurs monétaires. Les autres peuples dumoins nous ont appris par leurs monnoiesquelque chose de leur gouvernement, deleurs privilèges, de leurs alliances , deleurs jeux , de leurs fêtes , des singularitésde leurs pays, des temps où ces monnoiesont été fabriquées ; mais le peuple athé-nien n’a pas jugé à-propos de les imiteren cela, non-plusque dans l’usage de frap-per des médailles en l’honncur des empe-reurs romains. Uniquement renfermé dansfa religion , il a négligé tout le reste dansces fortes de monumens ; & l’on peut direde ce qui nous est resté des médaillesd ’ Athènes , comme des ruines de cetteville, autrefois si florissante & libelle,le théâtre de la sagesse humaine & de lavaleur, & l’école publique des Sciences &des Arts,

Quid p a ndionœ restai nifi nomen Athenœ !

{D. J.)

MEDAILLES DE CROTONE , ( Artnumifmatiq. ) Les Antiquaires ont ras-semblé dans leurs cabinets plusieurs Mé-dailles curieuses de Crotone , aujourd’huiCortona , ville du royaume de Naplesdans la L a labre ultérieure. Denys d’Ha-licarnasse fixe la fondation de cette villeà la troisième année de la dix - feptiemeolympiade , qui, selon lui , répond à laquatrième année du régné de Numa.

M. de Boze remarque , dans l ’histoirede C académie des Inscriptions ,

i 5 . Qu’il n’a jamais vu de médailles deCrotone qu’en argent, mais que Goltziuâ