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tentent les années du régné de chaqueprince , tk cela jusques dans le plus basempire , où les revers ne font presquechargés que de ces sortes d 'époques, sur-tout après Justinien. . /
Je ne parle ici que des médaillés impé-riales , car je fais qu’à l’exception de cer-taines villes, toutes les autres que Goltziusnous a données , n’ont point d époques j& que c’eíl ce qui embarraslè extrême-ment la chronologie. Pour les rois, l'ony trouve plus souvent les époques de leurrégné ; le P. Hardouin , dans ton antir-rhétique , a publié des médailles du roiJuba, dont l’une marque l’an 32 , d’autresl’an 36, 40, 41 & í 3 .
Quelques colonies marquoient auísi leurépoque , comme nous voyons dans \es mé-dailles de Viminaciurn , en Masíìe , qui ,fous Gordien qu’elle commença, marquean. j. ij. ùc. fous Philippe, an. vij Ùc.fous Décius, an. xj.
Or, le commencement de ces époquesdoit se prendre tantôt du temps que lacolonie a été envoyée , tantôt du régnedu prince â qui elle était soumise alors,tantôt du régne de quelqu’autre prince quileur avoit fait quelque nouvelle grâce ,d’où il est arrivé quelquefois que la mêmeville , telle par exemple qu’Antioche ,s'eít servie de différentes époques ; 6t c’està quoi il faut faire une attention sérieuse ,pour ne pas confondre des faits dont lesmédailles nous intéressent.
Les villes greques soumises à I’empirecroient jalouses d’une époque particulière,c'étoit de l’honneur qu’elles avoient eud’être néocores , c’est-à-dire , d’avoir eudes temples , où s’étoient fait les sacri-fices solemnels de toute une province pourles empereurs, Voye^ Néocore.
Les Grecs marquoient encore une épo-que particulière fur leurs médailles qui estcelle du pontificat. Il y avoit des villesgreques où les pontifes étoient perpétuels, -ils s’appelloient Ap^íspeK N*/2/v dans lesautres villes où le pontificat etoit annuel ;ceux qui poffédoient cette charge , n’é-toient pas moins soigneux de le marquer,fut-tout lorfqu’ils étoient élus pour la se-conde ou pour la troisième fois. II fautobserver en passant que ces lettres APX
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ne signifient pas feulement pontife ; maisque le plus souvent elles signifient archonte;c’étoit le titre des magistrats grecs quigouvernoient les villes soumises aux loixd'Athènes. M. Vaillant en a fait unegrande énumération.
Les époques qui forment les années durégné des empereurs sc marquent presquetoujours fur les revers , en une de cesdeux maniérés : quelquefois en exprimantles mots entiers Et ove Aîimtw &c. plussouvent par les simples chiffres & se motabrégé E ou ET. A. B. presque toujourspar le lambda antique L, qui signifie ,selon la tradition des antiquaires Avxd-
tfTor mot poétique & inusité dans le lan-gage ordinaire , mais qui veut dire anno ,(k qui probablement étoit plus commun enEgypte que dans la Grece, puisque c’estfur les médailles de ce pays qu’il se trouvetoujours. Nous avons cependant un ca-nope au revers d'Antonio E rouf B commenous avons du même empereur un reversL Ei/ítrou & plusieurs autres , avec les sim-ples chiffres L. Z. L. H. L. I. T chargésde la ligure de l’équitá , de la tête deSé-rapis,&d’un dauphin entortillé autour d’untrident.
Les époques des villes , font communé-ment exprimées par le (impie chiffre fansE ni L. & le nombre plus bas est ordinai-rement le premier pose dans les médaillesd’antioche a. m. & non par M. A dansune des pompéopolis, qui a d’un côté la têted’Aratus, 6c de l’autre celle de Chrysipe,©. k. c. au lieu de C. K. 0 . &c. Dans leplus bas empire Grec, les époques fontmarquées en latin anno III. V. VII. Lee.depuis Justin jusqu'à Théophile, & ellesoccupent le champ de la médaille fur deuxlignes de haut en bas. ( D. J.)
Médailles , ornement des ( Art nu-mijmat. ) ce font les choses qui ornentles têtes, les bustes, & les revers d’unemédaille , ainsi le diadème , la couronne,le voile fe nomment les ornements destêtes couvertes. Les divers types ou sym-boles qui sont empreints fur les reversdes médailles en sont tout autant d'orne-ment Voye\-e n la description au motSymbole. ( D. J. )
Sciences , jeux ìnstruSifs pour ap-