SCI
prendre Us , ( Litter.) C’est ainsi quson anommé divers jeux de cartes , & memede dez , imaginés pour apprendre auxenfans & aux jeunes gens, non-seulementI es sciences qui ne demandent que desyeux & de la mémoire , telles que l’his-toire , la géographie , la chronologie , leblason , la fable ; mais ce qu’il y a de plussingulier, les sciences même qui deman-dent le plus de raisonnement & d’applica-tion , telles que la logique & le droit.
I,e premier qui ait cherché la méthoded’apprendre les sciences par des figures,& à rendre utile pour l’esprit le jeu decartes, est un cordelier allemand , nomméThomas Murner, né à Strasbourg. Cereligieux enseignant au commencementdu xvj íìecle la philosophie en Suisse , s'ap
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n’avoît pas laissé que de convertir en peude temps une partie de son troupeau ,
« c’est que la bêtise du curé étoit faite» pour ses paroissiens ». ^
Quoi qu’il en soit, c’est â limitation duP. Murner que l’on a inventé depuis tonsles autres livres & jeux qui ont été faits enEurope , pour apprendre les sciences auxjeunes gens. Le lecteur fera peut-être bienaise de trouver ici les titres de quelques-uns de ces livres, qui ne sont pas aujour-d’hui communs , & qui ont été fort re-cherchés par les curieux.
Jeux de cartes pour la grammaire Ù lesbelles-lcttres. i°. Le jeu de Lettres , ou del’alphabet , inventé il y a près de deuxmille ans , & renouvelíé en saveur de lanaissance de Mgr. le duc de Bretagne ,
perçut que les jeunes gens étoient rebutés 1 par Alexandre Fleuriau , prêtre; c’est une
des écrits d’un Espagnol, qu’on leur don-noit pour apprendre les termes de la dia-lectique. II en fit une nouvelle par images& par figures , en forme de jeu de cartes,asin que le plaisir engageant les jeunes gensà cette espece de jeu, leur facilitât la peined’une étude épineuse. 11 réussit si bien,qu’on^ le soupçonna de magie , par lesjarogrès extraordinaires que faisoient sesécoliers ; & pour justifier fa conduite, ilproduisit son invention aux docteurs deí’nniversité , qui non-seulement l’approu-verenc, mais l’administrerent comme quel-que chose de divin.
Ce jeu de cartes de Murner , dit le P. _
Menestrier , contient cinquante-deux car- J brassa le calvinisme , fans mener cepen-
grande feuille ouverte, sur laquelle estempreinte une gravure représentant uncercle presque entier , où sont écrites defuite les 24 lettres de l’alphabet, & sorlaquelle on jette 4 dés, fur les 24 facesdesqueíles sont aussi gravées les mêmes 23lettres, ce que , dit fauteur, accoutumeles eníans à fe les imprimer dans la mé-moire , tant parla figure, que pour le nom. v2 0 . Le jeu royal de la langue latine Tavec la facilité & l’éiégance des langueslatine & françoife, par Gabriel de Froigny.Lyon, chez la veuve Cora 1676, in-%*.Ce Gabriel de Froigny, étoit un corde-lier défroqué , établi à Geneve , où il em-
res, dont les signes qui les distinguent ,font des grelots,des écrevisses, des poissons,des icorpions, des chats , des serpens , despigeons, des cœurs, des bonnets fourrésdes so'eds, des étoiles, des croiíî'ans délune, des couronnes. des écussons, &c.
Ln pareil assemb! de figures lí bi ser-res & Ii diverles , tenoit en q.ielcjue façongrimoire , JJ -~
du grimoire , & devoir dans un tenìpsd’ignorance, contribuer autant à faireaccuser leur compilateur de magie, queles prétendus progrès de ses disciples ; jedis prétendus , car s’ils ont en quelquechose de réel, on ne peut guere mieuxles expliquer que , par ce que Charles II,roi d’Angleterre , difoitd'undefes aumô-niers , bon-homme, mais grosso bête, qui
dant une vie fort régulière. II fe donnapour être fauteur du voyage de la terreaustrale , imprimé sous le nom de JacquesSadeur ; mais il mentoit selon toute ap-parence , car il y a dans cette relationcertaines choses ménagées trop finement,pour que ce cordelier ait été capable dela délicatesse qui s’y trouve.
z ri Chartes lujorice, cum quatuor illuf*
trmm poetarum
nempe
Plauti , Ho-
ratii , Gviai , & Senecce ,sententiis. P arisiis , apud Wechei.
Pour la logique. 4 0 . Ars raciocinandîlepida , muuarum imoginum festivitatecontexta , totìus logices fundomenta com-píeclens , in ckartiludium redacla , à pâtreGuiíchet, ordìnìs minorum. Saimurii ,