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Tome trentième.
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Autres jeux d’amusement, i 9 . Le plai-sant jeu du dodécaëdron de fortune , nonmoins récréatif que subtil L ingénieux ,composé par. maître Jean de Mehun, duromps du roi Charles-le-Quint , impriméà Paris par Jean Longis, en 1560Ì/2-40.

& à Lyon par Fr. Didier , en 1Î77 in-S Q .

On y jotioit avec un dé à douze faces, d’oùlui venoit le nom de dodécàèdron ; & furchacune de ces faces , écoit un nombrequi renvoyoit à une réponse en vers ,fur quelque question agréable plaisante oubadine.

2°. Le passe - temps de la fortune desdés, inventé par Laurent l’Efprit, italien,translaté en françois , & imprimé à Parischez Guil. le Noir, 1559 , & à Lyon chezBen. Rigaud, en 1583 , iti-ást.

3 0 . Le passe-temps de la fortune desdés, d’une autre bien plus gaillarde inven-tion , que n’est celle de Laurent l’Efprit ;car pour trouver fa fortune , il ne metqn’un seul renvoi à l’empereur , au roid’Arragon , &c. Ici chacun répond à un- distique françois , fur la demande de lachose qu’on veut savoir. A Paris chez Nie.Buffet , in-16.

4°. Jeu de l’adventure & des devis fa-cétieux des hommes 6cdes femmes, au-quel par élection de feuillets , sc rencon-tre un propos pour faire rire la compagnie,le tout par quatrins ; imprimé à Paris & à/ Lyon , m- 32.

5 °. La pratique curieuse , ou les ora-cles des Sibylles, avec le fort des hu-mains , tirée des mystères du Sr. deCom-biers. ; imprimée à Paris chez Michel Bru-net, en 1693 > in-iz. « Ce font cinq imi-» rations du livre de Jean de Mehun ;

mais a erniere est l a plus ingénieuse" & la P lu r s a 8 r éable ; chacune de ses ré-" P° nscs . f ° rmant «n quatrìn accommodé" au 8»ut & aux maximes du temps pré-« sent. On y joue avec deux dés, ou sim-« plement en proposant un nombre , de-}> puis 1 jusqu'à 12

6 9 . Giardìno di Penfieri , overo le in-geniofe sorti , compose da FrancefcoMarcolini da Forli , imprimé à Venise en, in-fol. avec quantité de figuresgravées en bois. Ce dernier jeu se joue avecdes cartes.

Tome XXX.

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En 1660 , M. de Brianville fit un pa-reil jeu de cartes pour se blason ; maiscomme il avoir compose ce jeu des armoi-ries des princes du Nord, de l’Italie , de>'Espagne & de la France , la rencontredes armoiries de quelques princes , sousles titres de valets & as , lui ht des affai-res j les planches furent íaifies par le ma«gistrat,ík fauteur fut oblige de changerces titres en ceux de princes & de cheva*liers. C’étoit-là fans doute une étrangepetitesse ; car outre que le mot de valetfignifioit autrefois un haut officier chez lessouverains, les habilîemens & les armesdes valets de cartes , n’mdiquent point dela canaille ; austi vont-ils immédiatementaprès les rois & les reines. Leurs nomsmême Hector , Ogier , le Danois & laHire , font de beaux noms. Quant aux as,comme ils font les plus hauts points, &même supérieurs , aux dames & valets ,dans la plupart des jeux de cartes, il n’yavoir pas plus de sujet de s’en scanda-liser.

Enfin M. Defmarets de l’académie frar*.çoife , fit pour l’instruction de la jeunesse,le jeu des rois de France , des dames re-nommées , des métamorphoses & de lagéographie.

Au reste , tous les titres des livres qu’onvient de transcrire, font tirés de f ouvragede Thomas Hyde , de ludis orientalibus'de la bibliotheca feriptorum de ludis , parBeyer ; & du dictionnaire historique deProfper Marchand.

La nouveauté donna d’abord du coursà tous les livres de jeux , accommodésaux sciences ; mais depuis qu’on a trou-vé de bonnes méthodes pour étudier l’hifi-toire , la chronologie , la géographie , lafable & le blason , on les a préférées à cesfrivoles inventions , dont les jeunes genstirent peu d’utilité , & dont ils se serventd’ordinaire pour perdre leur temps. Un aremarqué que lorfqn’on veut ensuite les ins-truire sérieusement, ils croient toujoursjouet , & font incapables de donner dei’attention à tout ce qui n’est pas jeu.

D ailleurs, on ne fauroit apprendre qûepende choses par ia méthode des jeux,d’autant qu’une carte ne porte qu’un nom,&que le jeu entier n’admet qu’une comte

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