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méchant môle , ouvrage des Génois, for-mé par une jettée à fleur d eau.
A l’égard de la campagne^ le pays nemanque que de grain , mais c est manquerde la principale denrée ; A c est pourquoiles princes chrétiens ne pourroient con-lerver iong-temps cette île , s ils étoietiten guerre °avec les Turcs. Les denrées decette île font la foie , la laine , les figues,le mastic , & du vin très-estimé commeautrefois. Voye{ Vin de Chios.
Le cadi gouverne tout le pays en tempsde paix : pendant la guerre on y envoieun hacha pour commander les troupes.Le cadi de Scio est du premier rang , &c’est le mufti de Constantinople qui. lenomme. La Porte envoie encore dans fileun janiíîàire aga , commandant environcent cinquante janissaires en temps depaix , & le double pendant la guerre. Cncompte dans «S'cvo íix mille turcs , cin-quante mille grecs , & feulement troismille latins. Le séjour de Scio est fortagréable ; on y fait bonne chere , & tou-tes fortes de gibier y abondent. Les fem-mes y ont plus de politesse & de propretéque dans les autres villes du Levant. L’é-vêaue grec est fort riche \ les monastèresgrecs jouissent aussi dans cette île de grosrevenus ; mais les prêtres latins , au nom-bre d’une vingtaine, font fort pauvres. Lesreligieuses ne font point cloîtrées danscette île , non plus que dans le reste duLevant. Long. 43. 44. latit. 38. 39. ( LeChevalier de Jav court. )
SCIOESSA , ( Géog. anc. lieu du Pélo-ponnèfe , dans l’Achaïe propre. Pline hv.IV. ch. v. dit que ce lieu étoit fort connuà cause de ses neuf montagnes. (D. J. )SCIOLI, ou SICLI, ( Geogr. mod. )petite ville de Sicile, dans le val de Noto,fur le torrent de Sicli , au voisinage deModica , à 10 milles ouest de la villede Noto. Longitude 32. 41. latitude 37. 3.{D. J.)
SCIOM ANTIE, ( Divination .) efpecede divinarion , qu’cn appelloit autrefoispjycomantie. C’étoit l’art d’évoquer lesombres ou les manès des morts, pour ap-prendre les enofes futures. Ce mot estformé de s-xo-t, ombre , & métaphorique-
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ment l 'ombre , les manès , & anvrìm ,divination. ( D. J. )
SCION , f. m. ( jardinage. ) menu brinde bois que poussent les arbres. On ditaussi les scions d’une vigne , de les petitesramifications ; & les scions de la verge ,de ses traces marquées à la peau de celuiqu’on en a frappé.
SCIGNE, ou SCION , ( Ge'ogr. anc.)ville de Thrace , félon Thucydide , liv.IV. & V. Hérodote, liv. Vil. Pompo-nius Mêla , liv. IL c h. ij. & Etienne legéographe , qui la placent près du pro-montoire Canajlricum. Arrien &: Plinemettent une ville insulaire de ce mêmenom , fur la nier Egée ; &. Strabon enconnaît une en Macédoine, dans la Cher-fonnèfe de Pallene Etienne le géographedit que Scione fut bâtie par des grecs quirevenoient du siégé de Troye , ce qui estconsirmé par Pomponius Mêla. On voyoicà Athènes , dit Paufanias , liv. i. ch.XV. dans le Poécile, des boucliers at-tachés à la muraille , avec une inscriptionqui portoit que c’étoient les boucliers desScionée.ns , & de quelques troupes auxil-iaires qu’ils avoient avec eux. ( D. J. )SCIOPHAR ou Schophar , ( Mufiq.injír. des Héb. ) D. Calmet veut quefchaufar soit le nom général de tous lesinstrumens à vent & à bocal, qu’on divi-sait ensuite en keren ou cors , & chat^ot-[eroth ou trompettes. Bartoíoccius pré-tend que le feiophar & le ke.ren étoientdes instrumens parfaitement semblables ;mais que le feiophar ne servoit que pourle culte , & le keren pour les choses profa-nes. Voyez Keren. ( Musique inìlr. desHébreux. {F. D. C.)
SCIOFTXQUE, adj. fe dit d’une sphère011 d’un globe de bois , dans lequel il ya un trou circulaire où est placée unelentille. Cet instrument est tel qu’ii peutêtre tourné & place dans tous les sens,comme l’œil d’un animal : on s en sertdans les expériences de la chambre obs-cure. Voyei CHAM 3 RE OBSCURE , &(SIL artificiel. Cc mot est formé desdeux mots grecs srx/íi, ombre , & 0 Vro^ct;,je vois. Chuínbcrs. i Q )
SCIOTE , ou petits scie , f. f. ( Mar-