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Tome trentième.
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ches des environs n’étoient pas moinsodieuses : on les nommoit scironidespetrœ.

Pausanias ajoute : au sommet de cettemontagne qui commande le chemin , ily a un temple de Jupiter surnommé Aphe-jfius. Au même endroit on voyoit unestatue de Vénus, une d’Apollon, & unede Pan ; plus loin on trouvoit le tombeaud’Euriiíhée car on prétendoit que cetimplacable ennemi d’Hercule , vaincu en-fin par les enfans de ce héros, & obligéde sortir de s Attique , avoit été tué parï>..las , dans le lieu méme où est fa sé-pulture ; en descendant de la montagne,on voyoit le temple d’Apollon, surnomméLatoils. ( D. J.)

SCIROS, ( Geògr. anc. ) S drus ouSciron , bourg de l’Attique , entre Athè-nes & Eleusis , selon Pausanias, liv. I. c.xxxvj. qui donne l’origine du nom de cebourg 5 pendant que lesEléusiniens , dit-il,avoient la guerre avec Erechtée , il leurvint de Dodone un prophète qui avoitnom Sdros : ce fut lui qui consacra cevieux temple de Minerve Scirade, qu’onvoit à Phalère ; ensuite ayant été tué dansle combat , il fut inhumé fur le bordd’un ruisseau, & depuis ce temps-là leruisseau & le bourg ont porté le nom duhéros. On ne fait de quelle tribu étoit lebourg de Sdros, mais il s’y faisoit unefête en l’honneur de Minerve, le 12 dumois Scirophorion. {D. J.)

SCIRPHAL , ( Geogr. anc. ) ville dela Phocide , selon Etienne le géographe,elle est austi connue par une médaille dél’empereur Claude , où on lit ce mot ,PKÍfXÇcLt av. ( D. J. )

SCIRPUS , s. m. { fíisi. nat. Bot.)genre de plante , dont les fleurs n’ontpoint de pétales ; elles font composées deplusieurs étamines , & réunies en une fortede tête écailleuse, le pistil sort des ailesdes écailles , &, il devient dans la fuiteune semence triangulaire ; les semencesfont aussi réunies en une forte dè tête :ajoutez aux caractères de ce genre , queles tiges ne font pas triangulaires. Tour-nefort , inst. rei herb. Voyei Plante.

G’est. en írançois le jonc dc marais ,

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& Tournefort la met fous lé genre desjoncs. II compte deux ou trois especesdejonc de marais ; la principale que nousallons décrire , est celle qu’il appelleJcirpus palujiris , altiffìmus , infiit. reihtrbar. 528. le grand jonc de marais 9auquel Pline compare la portion supérieursde la tige du papyrus.

Cette espece de jonc a en effet beau-coup de rapport avec le papyrus , &elle la représente affez bien avec ses tigesdroites , nues , listes , fans aucuns nœuds& dont le sommet est austi garni d’unpanache par le- corps qui en composeì’intérieur , & qui est d’une substanceblanche, fibreuse , moelleuse & spongieu-se > couverte d’une écorce mince & decouleur verte. Cette plante d’ailleurs estpareillement aquatique , & plus volontiersdans les lacs, les étangs, les lieux maré-cageux , & fur les bords des rivières : elleimite encore le papyrus par la longueurde ses tiges, qui dans les plus hautes, est desix à sept piés , & çar l’épaisseur qui vers lebas, à l’endroit ou elles sont plus grosses ,est d’environ un pouce , & quelquefoisplus.

Mais, pour que les tiges parviennenten cet état d’embonpoint , il faut que laplante naisse au milieu des eaux , & qu’elleen soit continuellement baignée , fans ce-pendant en être. trop surchargée ; caralors, bien loin de produire des tiges ,elle ne pousse que des feuilles très-lon-gues & fort étroites : changement biensingulier dont ne s’e'toitpas apperçu Tour-nefort ; puisque dans l’ouvrage déjà cité ilindique [cette variété comme une planteparticulière , fous !e genre des algues & àlaquelle il donne le nom à'alga fluyiatilis ,graminea , longijfimo folio.

Si au contraire [le feirpus vient hors de-l’eau dans des terreins simplement humirdes , ses tiges ne font jamais austi élevéesni aussi grosses ; & les feuilles , qui parleur pédicule enferme dégainé , couvrentla base de ces mêmes tiges , font très-courtes &c sort peu apparentes. On peut lescomparer à un petit bec qui terroineroitdfen seul côté le bout supérieur d ? un tuyaumembraneux. Quant à la figure des tigeselles sont rondes convne un bâton ; ma#