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Tome trentième.
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SCORPIUS , f. m. ( Hijl. nat. Jìotan. ) \espece de genisìa -spartium , appelle parTournesjrt genisia-spartium majus , brc-viosib is Ù longioribus aculeis , & connuvulgairement en françois fous le nom deg’iè't piquant. C’est un arbrisseau qui s’é-leve a différentes hauteurs suivant leslieux. Il pousse des verges garnies detoutes parts d’un grand nombre d’épinesde différentes grandeurs , mais toutes du-res & piquantes. Ses fleurs font légumi-neuses , petites, jaunes ou pâles ellesfont suivies par des capsules fort courtesdans lesquelles fe trouvent quelquefois dessemences qui ont la figure d’un petit rein.Cette plante croît par-tout aux lieux in-cultes, {D. J.)

Scorpius , nom latin de la cons-tellation du scorpion. Voye\ SCOR-PION.

SCORSONERE , scor\onera , s. f.

( Hijï. nat. Botan. ) genre de plante àfleur en demi fleurons soutenus par unembryon , & réunis dans un calice oblong& écailleux. L’embryon devient dans lafuite une semence ordinairement revêtued’une enveloppe & garnie d’une aigrette.Tournefort , injïit. ni herbar. Voye^Fiante.

Entre les seize efpeces de scorsonèreétablies par Tournefort, nous décrirons lacommune , celle qui e ! .t à larges feuillessinueuses, scorzonera latifolia , finuata ,C.B.P.2 75 . I. R. h. 47Ó.

Sa racine est longue d’un pié , Ample ,vivace , grosse comme le pouce , noirâ-tre en-dehors, blanche en-dedans , ten-dre , facile à rompre , charnue , pleined’un suc laiteux très-doux au goût; ellepousse une tige à la hauteur de deuxpiés,ronde , cannelée , creusée , divisée enplusieurs rameaux revetus d’un peu deduvet. Ses feuilles font longues , assezlarges, semblables à celles de la barbe debouc , lisses , embrastànt la tige par leurbase , un peu sinueuses , & crêpées fur leursbords, fermes, nerveuses , terminées parune pointe longue , étroite , & d’un verdobscur.

Ses fleurs naissent aux sommités de latige Lc des rameaux, amples & jaunes;

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chacune d’elles est formée en bout à demi-fleurons , soutenu par un calice grêle 9composé de feuilles en écailles. Aux fleurssuccèdent des semences longues , déliées,blanches, garnies chacune d’une aigretteau sommet. On cultive cette plante danspresque tous les potagers où elle fleuriten Juin , & même jusqu’à l’automne ; ellecroît en Espagne lans culture aux lieuxhumides , & dans les bois montagneux.{D. J.)

SCORSONERE , ( Mat. med. & diete. \la racine fraîche de cette plante a unesaveur douçârre qui n’est point désagréa-ble , & est absolument inodore , & elle estpleine d’un suc laiteux. Ce suc se détruit,se décompose peu-á-peu , à mesure quela racine se desseche , & la saveur douçâ-tre dégénéré auíli par la n!>ême altérationen un goût leger d’amerrume. Elle con-serve dans la cuite avec l’eau un goûtparticulier assez relevé & comme aroma-tique.

On mange fort communément, commetout le monde fait, la racine de scorso-nère , soit dans les potages, soit avec di-verses viandes, soit seules, en ragoût aujus ou au beurre , en friture , &c. cetaliment passe pour fort salutaire. II est ailmoins assez généralement reconnu qu’il estinnocent , c’est-à-dire fort indifférentpour la plupart des sujets.

Le suc de cette racine, sa décoction &son eau distillée , sont des remedes géné-ralement employés dans la petite vérole ,& vantés contre les fievres malignes , lapeste & les morsures des bêtes venimeuses.Il est cependant plus que vraisemblableque ces vertus font absolument imaginairesou du moins très-legeres , & c’est-là lesentiment de M. Cartheuser. Cet auteurne reconnut dans la scorsonère qu’unequalité analeptique, adoucissante & tem-pérante qu’il a déduit du principe mu-queux , ou selon lui , gommeux. Or la.qualité adoucissante & du principe mu-queux n’étant rien moins que démontrée ,il pourroit bien être que la vertu accor-dée à la scorsonère par M. Cartheuser ,fut aussi imaginaire que celle qu’il lui ac-corde. Voye\ Muqueux. La racine descorsonère a été (Tailleurs comptée parmi