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Tome trentième.
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les remedes propres contre les obstrue- 1tions des viscères du bas-ventre , les ma- 'ladies hypocondriaques, les hydropisiesnaissantes, &c. Nicolas Morard médecin ,espagnol, a composé un traité sur la Jcor-sonere. ( b )

SCOTES , s. m. pi. ( Hiji. anc. ) peu-ple qui du temps des Romains habitoientla partie septentrionale de File de laGrande - Bretagne, d’où iis faisoient defréquentes incursions dans les provincesméridionales occupées par les Bretons , &les Romains leurs vainqueurs, C'est d’euxque descendent les Ecossois dont le paysle nomme encore en latin scotia. Les Sco-tes ne furent subjugués que fous l’empereurJulien.

SCOTIA , ( Géogr. anc. & du moyenâge. ) Les historiens Romains des deuxpremiers siécles donnent à cette partieseptentrionale de la Grande-Bretagne lenom de Caledome , & aux habitans celuide Calédoniens. Les armées Romaines ypénétrèrent pour la premiere fois fous lecommandement d’Agricola ; beau-pere deTacite , du temps de Domitien. Severey porta la guerre vers l’an 2.09 : c’est àcet empereur qu’il convient d’attribuer leVallum ( rempart 011 retranchement ) »qui pour couvrir ce que son expéditionavoit ajouté d’étendue au pays Romain ,au-delà du rempart d’Adrien, commen-Çoit au bord du Clyd , à Fendroit appellePenwal ( caput Valli ) & alloit aboutirau rivage du Golfe , dont la ville d'Edim-bourg est peu distante. Cette muraillepouvoir avoir trente milles de longueur.

ne inscription trouvée à Calder , ap-

constriik' 6 -^ s ! C ^ de ! t! S ion Augufia a

trois milles deautre à Dunnotyr f a it

ce mur

uneacon

. Iai t Connoître que

vingtième légion appellée t^idrix ,aotinue cette muraille l’efpace de trois au-tres mille. Près de ce mur , dans le can-ton de Sterling , font deux petites mon-tagnes que les anciens nommoient Dunìpacis , & une efpece de pyramide , main-tenant appellée Four d'Artur , Arthur 1 soxen , qu’on croit avoir été un temple dudieu Terminus.

On volt dans la province de Clydefdail,pendant plusieurs milles, des restes d’un

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grand chemin Romain , connu fous lenom de IVatlingfireet , & dans le cantonTivédail des vestiges^ de camp Romain ;on en remarque de meme à Ardoch.

Quelques provinces de l’Ecosse offrentdes monumens de pierres rangées en li-gnes circulaires, & prodigieusement lon-gues , qui vraisemblablement ont été desmonumens funéraires , ou des lieux 011 lesDruides célébroient des actes de religion.

Les Bretons Calédoniens , habitant lapartie que l'on peut appeller barbare , parrapport à la Romaine , paroiffent posté»rieurement fous le nom de Picli , qui selit pour la premiere ibis dans les panégy-riques de Constance , par Mamertin. L’u-sage qu’avoit cette nation, & qui lui étoitcommun avec les Thraces & les Ulyriens,de s’imprimer fur la peau des figures co-lorées , les a fait nommer ainsi , Picìesou Peints , nec faljb nomine piefos , ditClaudien.

Quelques corps de milice du temps d’Ho-norius , & que la notice de l’empire dis-tingue par le nom de Honoriani , étoieactirés de la nation des Pictes.

Les Scots , selon quelques-uns , étoientune colonie de Scythes venus du Nord dela Germanie ; selon d’autres , ils fortoiencdes côtes de la Galice & de la Biscaye ,& vinrent s’établir dans l’Hibernie , à la-quelle ils donnerent le nom de Scotia :de F Irlande , ils pafferent en Ecosse , versFan 4^1. Ce que possédoient les pictes ouCalédoniens composoit un petit royaume,qui fut détruit vers l’an 840 par Kenneth ,second du nom , roi de Scot : la défaitedes Pictes après une longue guerre , &. laperte de deux batailles fut alors si com-plette , qn’elle a fait oublier leurs noms.Celui des Scots ne prévalut pas néan-moins subitement dans le pays où le nomd’Albanie , plus général , faiíoit appellerle peuple Allabani. Ce nom qui étoit par-ticulier aux Scots n’est donc point encorecelui de Scotia ou d’Ecosse , que l’on netrouve employé que dans le XI. siecle parAdam de Breme.

La puissance des Scots reçut un nouvelaccroissement peu de temps après, versl’an 870 , en prenant fur les Bretons leLee i