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considérable pour sécher avant que depouvoir être mise en place ; il faut estimersa diminution, qui n’est pas toujours egaleni dans fa totalité’, ni dans ses parties ,sur-tout lorsque les morceaux sont d’unecertaine étendue. Il eût été plus simplede cuire ces morceaux , ainsi que Dibuta-des en avoir donné l’exemple ; mais Chal-cojìhène vouloir peut - être affecter unenouveauté dont l’ufage ne puuvoit êtrecontinué , sur-tout dans un pays tel quela Grece , où l’idée de la postérité émiten grande recommandation j cependantnous devons savoir gré à Pline de nousavoir indiqué toutes les différentes façonsde travailler la terre.
Charès de Linde , s’est immortalisé parle colosse de Rhodes, auquel il s’occupapendant douze ans , & n’eut pas le bon-heur de le finir. Ce colosse coûta troiscens talens, un million quatre cens dixmille livres. Suivant Sex tus Empincus ,Charès s’étoit trompé ; il n’avoit exigé quela moitié de la somme nécessaire & quandl’argent qu’il avoir demandé se trouva dé-pensé au milieu de l’ouvrage , il se donnala mort de chagrin.
Le consul P. Lentulus consacra dans lecapitoledeux têtes apparemment de bron-ze , & qui, selon Pline , attiroient toutel’admiration. L’une émit de la main deCharès , & l’autre de celle de Déciusstatuaire romain , dont l’ouvrage affoibliJseulement par la comparaison , ne sem-bla être que celui d’un écolier. C’eft ,dit M. de Caylus , Pline lui-même quidonne ici son jugement en connoisseur &
^ Cn r?. tn í Tle à sart , que le préjugé publicne séduit point.
i re P r ésonta en bronze un homme
bleue a mort, & dans un état qu’on pou-voic juger , dit Pline . I. XXXIV. c.viij.le peu de temps qu’il avoit encore à vivre:vulneratum deficientem , in quo pojjit in-telhgi quantum rejìet animez ; termes quipeignent bien l’enthousiasme que produitune belle opération de l’art. Nous jugeonsencore aujourd’hui que le mirmillon oule gladiateur mourant, n’a pas long-tempsà vivre, & que fa blessure est mortelle,ìssus on considéré ce beau monument dusavoir & de l’élégance des Grecs, plus
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en l’admirant on est affecté d’un sentimentde compassion. Voyei GLADIATEURexpirant.
Critias : il y a eu deux statuaires de cenom ; l’un athénien qui eut Amphion pouréleve, P autre surnommé Nesiote's , con-temporain de Phidias, dont parle Pausa-nias in Attic.
Damophiìus & Gorgasus , non-feule-ment travaillèrent très-bien la terre ,, ditPline, mais ils turent peintres ; ils deco-rerent dans ces deux genres le temple deGérés situé à Rome auprès du grand cir-que. L 7 ne inscription en vers grecs appre-nois que les ouvrages de Damophiìusétoient à la droite, & ceux de Gorgasusà la gauche.
Damophon , Pausanias n’entre dansaucun détail fur cet ancien statuaire , ilnous apprend feulement, livre IV. queles Elécns lui avoient accordé de très-grandes distinctions , pour avoir réparé lastatue de Jupiter Olympien.
Dédale , sculpteur &. architecte athé-nien , étoit certainement petit-tìls ou ar-riere-petit-fils d’Erecthée , sixième roid’Athènes. Voilà fans doute un artiste debonne maison ; il ne faut pas s’en étonner.Dédale vivoit dans ces temps héroïques oùles grands hommes n’avoient d’autre am-bition , que de se rendre utiles à leurscompatriotes: purger la Grece des mons-tres qui l’infestoient, exterminer les ban-dits & les scélérats , procurer le repos &la sûreté publique, ce fut la gloire d’Her-cule & de Thésée; inventer les Arts, lesperfectionner > & les cultiver , fut cellede Dédale.
Depuis le déluge de Deucalion jufqu’autemps de cet artiste , on ne compte guereque cent cinquante ou soixante ans. LesArts ensévelis avec les hommes dans cettecalamité , n’avoient pas encore eu le tempsde renaître en Grece ; il falloit de nou-veaux inventeurs. La nature qui n’est jamais avare , fournissoit des matériauxabondamment ; mais on ne pouvoit lesmettre en œuvre faute d’outils & d’instm-mens nécessaires. Dédale inventa la hache,le vilebrequin , ce que les Latins ont ap-pelle perpendiculum , & que nous appel-ions nous le niveau ; la colle forte, l’usageGgg 1