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, ce genre de monument
étonner , ce genre de monument avoitpour objet la religion , la récompenseda mérité , une gloire noble & bienplacée.
La pratique de leurs opérations nous estinconnue. Pline n’en a pas parié. II n’adecnt ni les fourneaux des sculpteurs , ni, r . wâniere de fondre , ni Talliage desmatières qu’ils fondoient. Nos artilles doi-vent regarder le silence de cet historien ence genre, comme une perte dans les arts,parce qu’on auroit pu tirer un grand proíìtdes différences de leur pratique , & deslumières qu’ils avoient acquises par unemanœuvre juste , & qu’ils ont ii constam-menc^ répétée. On doit moins regretterde n’être pas instruit du mélange dc leur“ftiere ; ce mélange a toujours été assezarbitraire , c’est-à-dire , dépendant de. volonté & de l’habitude des fondeurs.*Oe plus, ce qui est assez rare dans ianature , on peut faire des expériences dece mélange en petit, & elles font toujourscertaines & utiles dans le grand.
Le nombre des statues de toute gran-deur , que les anciens ont faites cn bronze,est presque incroyable. Les temples , lesplaces publiques , les maisons des parti-culiers^ en etoient chargées : mais l’on nepeut s’empêcher de l'c récrier fur les en-treprises grandes & hardies qu’ils ont exé-cutées dans cette opération de fart. Nousvoyons , dit Pline , des masses de statues,
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de petits bronzes, qui subsistent encore.
II est vrai que les bronzes grecs sont rares,& que nous n’en connoissons guere quede romains ; mais nous ne pouvons douterque Rome n’ait toujours été le singe de laGrece. La feule flotte de Mummius trans-porta de Corinthe à Rome trois mille sta-tues de marbre ou de bronze , dont vrai-semblablement la plus grande partie éteitce que nous appelions des bronzes au-dessus & au-desiòus d’un pié.
Les Grecs étoient dans Tissage de cou-vrir leurs bronzes avec du bitume ou dela poix. Ils né pouvoient prendre cetteprécaution que pour les conserver , & leurdonner l’éclat & le brillant qti’ils aimoient.Pline est étonné que les Romains aientpréféré la dorure à cet usage ; & en celail parle non - feulement en philosopheennemi du luxe, mais en homme de goût,& au fait des Arts. La dorure a plusieursinconvéniens , dont le principal fur-toutquand on dore une statue qui n’a pointété faite pour être dorée , est de l’empê-cher de s’éclairer selon la pensée & Tin—tendon de Fauteur. Quant á la poix dontles anciens couvroient leurs bronzes , nousn’avons rien à desirer ; les fumées & .lespréparations de nos artistes sont d’autancpréférables, qu’elles ont moins d’épaisseiir.
II parok par Pline , que la premiersstatue de bronze que Ton ait fondue àRome , fut une Gérés consacrée par Spu-
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qui ressemblent à des tours. Tel étaitTApollon placé dans le capitole , & queLuculus avoir apporté d’Apollonie deshrace. Ce coloíïe dont la hauteur étoitde trente coudées ( p',és ) avoit coû-te cinq cens talens , ( env iron deuxmillions trois cens cinquante mille livresde notre monnoie. ) Telle étoit l a statuecolossale de Jupiter que Tempereur Claudeavoit consacrée dans le champ de Mars •& tel le Jupiter que Lysippe fit à Talen-ts , qui avoit quarante coudées de haut.
Mais un nombre presque infini d’artisiess’illustrerent par la prodigieuse quantité depetites statues de fonte ík de bronze qu’ilsproduisirent, les unes grandes comme na-ture , ík d’autres seulement d’un ou deuxpiés. On en est convaincu par la quantité
auxqueiies on donne le. nom de colosses, I rius Cassius, qui fut tué par son propreà qui ressemblent à des tours. Tel étoit I pere pour avoir aspiré à la royauté. Les
statues de Romulus, que Ton voyoitdansle capitole , 6c des rois prédécesseurs deTarquin, avoient été fondues ailleurá, &transportées ensuite à Rome. Cependant ,quoique T usage de la fonte fût très-ancienen Italie , elle continua de former sesdieux de terre ou de bois jusqu a la con-quête de l’Asie. Toutes ces observationssont de M. de Caylus : je les ai puiséesdans ses Dissertations fur Pline , dont ila enrichi les mémoires de Littérature. ( LeChevalier de JauCOURT.)
Sculpture en Marbre - , c'est Fart
de tirer & de faire tirer d’un bloc demarbre une statue , un grouppe de figu-
res , un portrait, en coupant, taillant Scôtant le marbre.
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