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Tome trentième.
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SÉBASTE, ( Géographie ancienne.)ville de la Palestine , dans la Samaritide.Hérodote augmenta & embellit la villede Samarie , & lui d, nna le ncm de bê-ta fie 011 à'AuguJia , en l’honneur de l’em-pereur Auguste , le nom de Sebaste vou-lant dire Angujk en grec.

2°. Sebaste , ville & île de la Sicile pro-pre , selon Prolomée , /. V. c. viij. qui lamarque après le promontoire de Coryens.Cette ville n’est autre chose que celled’Eleusa , dont Archélat'is, comme nousl’apprend Strabon , í. XIV. p. 671. fit farésidence , lorfqu’Auguste lui eut donné laÇilicie.

q 9 . Sebaste , ville de l’Asie mineure,dans la Galatie. On voit dans une ancienneinscription rapportée par Gruter , p- 427.n Q . 8. que cette ville de Sebaste , étoit lepays des Tectosages.

40. Sebaste est aussi le nom d’une villedu Pont, fur le penchant dti mont Parya-drès. C’étoit originairement un lieu bienpeuplé , où Mithridate avoit bâti un pa-lais. Pompée en fit une ville qu’il nommaDiopolís , & la reine Pythodorisqui l’aug-menta, l’appella Sebaste , & y établit larésidence. C’est de cette ville dont il estparlé dans les martyrologes.

5". Sebaste est enfin un siège épiscopalde l’Asie mineure où naquit , au com-mencement du v. siécle , Atticus, pa-triarche de Constantinople. Les anciensparlent fort diversement de son savoir ,& le grand nombre s’accorde à lui donnerplus de naturel que d’étude ; ce qu’il y ade sûr , c’est qu’il n’e'coit pas superstitieux ,& qu’il prit soin d’étouffer en particulierîa superstition, qui consiste dans l’adora-tjon des morts.

Sa charité s’étendojt également auxhérétiques comme aux catholiques., IIécrivit à Calliopius : “ J’ai appris qu’ii y« a dans votre ville un grand nombre der> personnes qui ont besoin du secours des«gens de bien; recevez ces trois cens« pieces d’or, pour Igs distribuer selon« votre prudence , à ceux qui sont dans lar> nécessité. Je ne doute point que voust> ne choisissiez les honnêtes gens que laff honte empêche dç demander , plutôt

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» que ceux qui ne demandent que pour se» nourrir dans l’oifiveté. La íèule chose« que je vous recommande , c’est que vous» n’ayez point d'égard à la différence de« religion , je veux due, que vous nour»» rissiez ceux qui ont besoin , sans censi-” dérer s’ils sont de notre sentiment ou" non Socrate , hist. ecclef l. Vil. c.

XXV.

II m’importe p u de savoir à présent, sile patriarche Atticus étoit savant ; désque je vois en lui des sentimens si nobles,si judicieux , & si dignes d’un chrétien ,je m’embarraffe peu de sa science. 11mourut en 425 , dans la dix-neuvieme an-née de son patriarchat. ( D. J. )

SEBASTIA, ( Ge'og. anc.) ville duPont polémoniaque : Ptolomée , hv. V.eh. vj. la marque dans les terres. Elle estmise dans la Colopene par Pline , l. VI.C. uj. '

SEBASTIEN, saint , ( Ge'og. mod. )ville d’Eípagne , dans la province deGuipuscoa , au pié d’une montagne qui luilert de digue. Elle a un port lu r l’Océan ^à l’embouchure de la petite riviere Gu-ruméa , appellée par les anciens Mena-rnum.

Cette ville est à 18 lieues au levant deBiloao , & à 84 de Madrid ; fa grandeurest médiocre , niais les rues en font larges,longues , droites , 6c b en pavées ; lesdehors en font agréables : on y a d’uncôté la vue de la mer, & de l’autre onvoit tn éloignement les Pyrénées au boutd’une campag .e iabknnouse.

Sur le ha. t de la uMitagne est une ci-tadelle qui command.. la ville, avec unegarnison qu’on y tient. Le port est unbassin formé par l’Océan , 61 a. randi parTare : les bátimens y lont généralementen lûrecé au pié de L n ontagi c , qui lescouvre ; cependant les vaifkaux de guerredu roi d’Ëspagne lent à un autre portsitué à un quart de ljeue de la ville, tirantvers Fontarab.e.

Saint-Sebastien est peuplé , & fait ungrand commerce doter , d’excellent acier,&c des laines de la Castille vieille- D’ail-leurs le s.jour de cotte ville est gracieux Jc’est un pays de bonne chere. Le poiíîon

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