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& les fruits y font admirables. La villeest fous la dépendance de l’archevêquede Burgos. Longit. iS. 35. latit. 43. 2.4.( D . J .)
, Sébastien , saint , ( Géogr. mod. )ville de l’Amérique méridionale , au Bré-61 , dans la capitainerie de Rio-Janeiro ,fur la côte occidentale du golfe formé parcette riviere , dans une plaine entouréede montagnes. Corréa > célébré capitainedu xv. siécle , fonda cette ville , que sonPetit - fils augmenta & embellit dans leiiecle suivant. Les Jésuites & les Béné-dictins y ont des palais : c’est le siégé d’unévêque suffragant de Saint-Salvador , &la résidence du gouverneur de la province.Le commerce consiste principalement encoton , & bois du Brésil. Latit. méridion.23.4 6 .{ D . J .)
SÉBASTIEN , roi de Portugal. (Hist.de Portugal. ) Une imagination ardente ,une intrépidité à l’épreuve des dangers lesplus effrayans , un courage héroïque , undésir immodéré de gloire & de célébrité,soutenu par des idées fortes , outrées,romanesques; peuvent faire un guerrierformidable , un général entreprenant ;mais ces qualités ne sont pas celles quiforment les grands rois. Tel fut pourtant,pour son malheur , & pour celui du Por-tugal , le fameux Sébastien > le plus in-trépide des hommes, & le plus bizarredes rois. S’il fut né dans les siécles héroï-ques , il eût été peut - être atiílì loinqu’Alexandre ; il en avoit toute la fougue,toute l’impétuosité. Mais dans le XVIe.iiecle , l’Europe étoit trop éclairée pour
veraîn Alexandre suffit à unsou-
muueux de gloire. Cette ambi-tion excessive étoit en lui un défaut qu’iltenoit de 1 éducation ; car il avoit reçude la nature les plus aimables qualités :'ilétoit bon, libéral, magnifique , ami de lajuitice, ardent, incapable de crainte • & sesinstructeurs abusant de cette rare intrépi-dité , soi a voient persuadé que rien n’étoitplus beau, plus grand & plus sublime quedéterminer les infidèles, & ci’aller d’unPôle a l'autre , inonder la terre de leur
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crée , & fa valeur ne secondant que trcpson zele religieux , il ne fut pius d’obffa-cle capable d’arrêter ses projets insensés.Ce prince eût vraisemblablement pensédifféremment, & il le fût conduit avecplus de sagesse , si le roi Jean III , songrand-pere, eût eu le temps de dirigerfa jeunesse , & de veiller à son éducation ;mais il avoit à peine trois ans, lorsqu’unemort imprévue lui enleva Jean III. & iln'avoit jamais connu don Jean , princede Portugal , son pere , qui étoit mortavant même que dona Jeanne , son épou-se , fille de l’empereur Alphonse , donnâtle jour à Sébastien. Dona Jeanne, peu detemps après avoir perdu son époux , feretira en Espagne ; en sorte que le jeuneprince monta sur le trône sous la régencede la reine , dona Catherine , fa grand-mere , veuve de don Jean III. & soeur del’empereurCharles-Quint.Pendant le peude temps que cette princesse fut à la têtede l’administration , elle gouverna Tétâtavec autant de prudence que de modé-ration. Elle signala même fa régence pardes succès éclatans contre les Maures, &par des victoires importantes ; mais quel-qu’essentiels que fussent ces services , ilsne purent éteindre T aversion naturelle queles Portugais avoient pour le gouverne-ment d’une femme , & fur - tout cettefemme étant espagnole ; cette aversionalla si loin , que dona Catherine , sesacrifiant généreusement à Tintérêt public,se démit de la régence en faveur du car-dinal Henri de Portugal , qui ne so ré-servant que les soins du gouvernement ,confia assez imprudemment l’éducationdu jeune souverain à don Gonçale deCaméra & à deux prêtres, fort bons théo-logiens , mais très - peu capables d’élever& de former un roi. Du reste , par lesfoins pacifiques du cardinal , le royaumedevint tour aussi florissant qu’il pouvoicl’être , & aussi-tôt qùe Sébastien fut par-venu à fa quatorzième année , le cardi-nal-infant le dépouilla de la régence, &lui remit l’autorité suprême. La natureavoit donné au jeune monarque un espritvif, & un goût décidé pour les sciences »mais ses instructeurs, au lieu de profiterde ces dispositions heureuses pour en faire
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