DU SYSTEME DU MONDE. 291paroissent être relatifs au mouvement du soleil, YEcrevisse, parexemple, indique la rétrogradation de cet astre au solstice -, et laBalance désigne l’égalité des jours et des nuits, à l’équinoxe:d’autres noms semblent se rapporter h l’agriculture et au climatdu peuple chez lequel le Zodiaque a pris naissance.
Les plus anciennes observations qui nous soient parvenues avecun détail suffisant pour en faire usage dans l’Astronomie, sont troiséclipses de lune, observées à Babylone, dans les années 719 et 720avant l’ère chrétienne. Ptolémée qui les rapporte, s’en est servipour déterminer le moyen mouvement de la lune. Sans doute,Iiipparque et lui n’en avoient point de plus anciennes qui fussentassez précises, pour être employées à celte détermination dontl’exaptitude est en raison de l’intervalle qui sépare les observationsextrêmes. Cette considération doit diminuer nos regrets, de laperte des dix-neuf cents années d’observations dont les Caldéens,si l’on en croit Simplicius, se vantoient au temps d’Alexandre,et qu’Aristote se fit communiquer par l’entremise de Callisthène.Mais ils n’ont pu découvrir que par une longue suite d’observa-tions, la période de 6585 '’ 7 , qu’ils nommoient saros, et qui al’avantage de ramener à fort peu près, la lune, à la même positionà l’égard de son nœud, de son périgée et du soleil : ainsi, les éclipsesobservées dans une période, fournissoient un moyen simple deprédire celles qui dévoient avoir lieu dans les périodes suivantes.La période lunisolaire de six cents ans, paroît encore avoir étéconnue des Caldéens. Ces deux périodes supposent une connois-sance très-approchée de la longueur de l’année 5 il est même vrai-semblable qu’ils avoient remarqué la différence des deux annéessydérale et tropique, et qu’ils faisoient usage du gnomon et descadrans solaires. Enfin, quelques-uns d’eux avoient été conduitspar la considération du spectacle de la nature, à penser que lesmouvemens des comètes sont assujétis comme ceux des planètes, àdes périodes réglées par des loix éternelles.
L’Astronomie ne paroît pas moins ancienne en Egypte, quedans la Caldée. Les Egyptiens ont connu long-temps avant l’èrechrétienne, le quart de jour dont l’année surpasse 365 jours. Ilsavoient fondé sur cette connoissance, la période sothique de i46o
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