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Tome trentième.
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554 . s E D

tiere de religion , sont reçues comtne au-tar.t d'oracles infaillibles ; il juge de tou-tes les matières criminelles dans fa pro-pre maison , sans appel , & d est fanscontradiction , la seconde personne dePempire.

Néanmoins le caractère du s/dre n’estpas indélébile ; il quitte souvent fa dignité ,peur occuper un poste purement sécu-lier ; son autorité est balancée par celledu mudsuchid , ou du premier théologiende l’empire.

SEDUCTEUR, s. m.( AVû/e)c’est celuiqui dans la fesse vue de la volupté, tâcheavec art de corrompre la vertu , Tabuler dela foi blesse , ou de ['ignorance d’une jeunepersonne'. Si j’avois à tracer le progrès quetait un séducl:ur , je pourrois dire qu’à la fa-miliarité de ses* discours libres , succédé lalicence de ses actions ; la pudeur encore fa-rouche demande des ménagemens , l’onn’ose sè permettre que des petites libertés,l’on ne surprend d’abord que de légeres fa-veurs , &: forcées même en apparence, maisqui enhardissent bientôt à en demander , quidisposent â en laisser prendre, qui condui-sent à en accorder de volontaires & deplus grandes , c’est ainsi que le cœur secorrompt, au milieu des privautés quiradoucissent , qui humaniíent insensible-ment la fierté , qui assoupissent la raison ,qui enflâment le sang ; c’est ainsi que['honneur s’endort, qu’il s’ensévelit dansdes langueurs dangereuses , où enfin ilfait un malheureux naufrage.

" La Prudence, dit le Bramine , va„ parler & t'instruire ; prête ['oreille, ô„ fille de la beauté , & grave ces maximes» au fond de ton cœur ! ainsi ton esprit„ embélira tes traits, ainsi tu conserveras,„ comme la rose à.qui tu ressembles , un» doux parfum après ta fraîcheur.

» Au matin de tes jours, aux appro-» ches de ta jeunesse, quand les hommes*> commenceront à prendre plaisir à lan-w cer fur toi des regards, dont la natureb te développe sourdement le mystère,v le danger t environne ; ferme l’oreille

á 1 enchantement de leurs cajoleries ;>> n’écoute point les douceuts de la sé-'» ductioiu

S E D

« Rappellè-toi les vues du créateur fur» ton être ; il te fit pour être la compa-» gne de l'homme , & non l’esclave de fan passion. {D. J.)

Le nom de sêduâeur ne se donne pasfeulement à celui qui attente à la pudeur,à ['innocence d’une femme ou d’unc fille,mais à quiconque en entraîne un autre pardes voies illicites à une mauvaise action.

SÉDUCTION, s.s. {Jurtspr. Gram.)est une tromperie artificieuse, que l’onemploie pour abuser quelqu’un , & le fairei consentir à quelque acte ou démarche con-| traire à son honneur ou à ses intérêts.

La séduâion d’une fille, ou d’un fils defamille, est regardée comme un rapt. Voye{ci-devant RAPT.

La séduâion des témoins est appelée pluscommunément subornation. Voye ç ci aprèsi au mot Subordination. (A)

SE DU M , f. m. ( Jardinage. ) est uneplante vivace, très-basse, qui croît furles murailles & fur les toits des maisons.On l’appeloit autrefois barba jovis , & main-tenant grande joubarbe.Ses feuilles charnuesfont attachées à leur racine ; il s’éleve deleur milieu une tige haute d’un pie, divi-sée en plusieurs rameaux qui portent desfleurs de couleur purpurine , & disposées,en rose ; elles font suivies d’un fruit ra-massé en maniéré de têtes remplies desemence.

Pour la petite joubarbe, appelée trique-madame , voyef TRIQUE-MADAME.

SEDUNI, ( Géog. anc. 'j peuple de laGaule narbonnoise ; iis étoient voisins desNatuantes & des Veragri , avec lesquels ilsoccupoientle pays, depuis les confins desAllobroges, le lac Léman, & le rhóne ,jufqu’aux hautes Alpes. Dans le moyenâge, ces peuples avoient une ville , oppi-dum , à laquelle on joignoit le nom na-tional , & dans la fuite on dit simplementSedunum. C’est aujourd’hui la ville de Sion.(D. J.)

SÉDUSIENS LES, Sedujlì, ( Géog. anc.}peuple de la Germanie. César, de bel. gai .I. /. les met au nombre des peuples quicombattoient fous Ariovisie ; ce quwengage-Spener , not. gem. am. L , c. ij. à fìiÇJr