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"excitent ces séditions ; mais le peuple n'yeíl jamais entraîné que par erreur ; dès qu’ils’apperçoit qu’il a été trompé , il ne man-quepas de se venger des fourbes qui l’ont sur-pris ; c’est ce qui arriva à Manlius Capito-linus, ÀSpuriusMélius, & à Spurius Cassius.Si le peuple reconnoit trop tard son erreur,elle lui coûte ordinairement la perte de saliberté, C’est ainsi qu’Agathocles , Denis,Pisitlrate & César , s’ériger en t en ty-rans de leur patrie, par Part qu’ils eurentde cacher aù peuple leurs projets & leurs.artifices,.
Dans les monarchies absolues, presquetous les troubles qui y arrivent , provien-nent de malice ou d’accablemenr. Quandils proviennent de la méchanceté de ceuxqui gouvernent , il est assez difficile d’yremédier , parce que ceux qui les ont faitnaître , se proposent , en les nourrissant,d’en retirer quelque grand avantage ; ainsivoyons - nous que dans les guerres civilesde l’Orient, entre Artaxerxes & Cyrus,entre Phraartes & Bardane , le peuplefut également ravagé par les deux partis ,& la guerre ne fut pas plutôt terminée ,qu’il fut obligé de se soumettre à la domi-nation d’un maître orgueilleux.
Après la mort de Brutus 6c de Caílìus ,on n’entreprit point de guerre dans l’em-pire romain, qui n’eût pour principe quel-que intérêt particulier ; & les provinces ,après avoir assisté un général à chasser dutrône un tyran , éprouvaient souvent quecelui-ci étoit auífi cruel que son prédéces-seur.
II ne faut point trouver étrange qu’enParlant des séditions , j’aie avancé qu’il ye n a de justes ; l'intention de Dieu étantHue les hommes vivent équitablement leslins avec les autres, il est certain quelo1 } intention est auífi qu’on ne fasseP^int de tort á celui ou à ceux qui ne^. er chent point à en faire aux autres.r 1 - d “nc l’injuslice est un mal, & qu’il^5 défendu d’en faire, on doit punir ceuxfiui en f 0nt . | es m0 y ens dont on se sertP°ur pu n i r les injustices , font juridiqueson n< Ì~ n indiques ; les procédures juridi-[ es es u fissent quand on peut contraindregouverneurs à les subir ; mais clUs JQSdôme XXX,
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font d’aucun effet à l’égard de ceux qu’iln’est pas poffible de soumettre aux loix.
Pour me recueillir en deux mots, je remar-querai qu’en général la tyrannie , l&s in-novations en matière de religion , la pes an-teur des impôts, le changement des loixou des coutumes, le mépris des privilègesde la nation , le mauvais choix des minis-tres , la cherté des vivres , &c. font autantde eau ses de tristes séditions.
Les remedes font de rétablir les princi-pes du gouvernement , de rendre justiceau peuple , d’écarter la disette par la faci-lité du commerce, & l’oisiveté par Réta-blissement des manufactures, de réprimerle luxe , de faire valoir les terres en don-nant du crédit à l’agriculture, de ne pointlaisser une autorité arbitraire aux chefs »de maintenir les loix, & de modérer lessubsides. {D. J.)
SEDLITZ, ( Gífìg. Hifl. nat. ) villagefameux par ses eaux minérales , qui oncété découvertes en 1724. II est situé enBohême , à deux milles de Tœplitx ; leseaux de Sedlir^ font très-ameres; elles fontchargées d’un sel qu’on en retire par l’é-vaporation , & qui les rendent très-pur-gatives ; on les transporte fort loin , fansqu’clles perdent rien de leur vertu ; à unquart de lieu de sedlu £ , est un villageappelé Seydschut^ , où l’on trouve unesource d’eau minérale, que l’on regardecomme plus efficace que la premiere.
SEDOCHÉSORI, ( Gíog. anc. ) peupledu Pont , au voisinage du fleuve Cohi-bus. Tacite, hìjl. l.lll. fait mention d’unroi de Sedochéfores.
SÉDRE , f. m. ( Hìst. mod. ) le grand-prétre de la secte d'Haly , chez les Per-sans. Voyei MaHOMÉTISME.
Le sédre est nommé par le sophi dePerse, qui conféré ordinairement cettedignité â son plus proche parent.
La jurisdiction du sédre s’étend à toutce qui a rapport aux établissçmens pieux ,aux mosquées , aux hôpitaux , aux col-lèges, aux tombeaux & aux monastères;il dispose de tous les emplois ecclésiasti-ques , & nomme tous les supérieurs desmaisons religieuses ; les décisions en waì