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Tome trentième.
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S E t

ffon nomme à cet effet caplaniere \ ellesont coutume de seiner ces sortes de pois-sons , & de revenir !e soir vers leur échaf-í*nt, atìn d’en fournir les pêcheurs lorsquece s chaloupes partent du matin pour la pd-c he ; quelquefois même on tient dans l’en-c “inte de la seine ou senne , les poissons quis Y trouvent pris, pour ne les en retirer qu’àMesure qu’on en a besoin , pour avoir uneooîte plus fraîche & plus nouvelle.

Les pécheurs de S. Malo n’ont pour lapêche en mer qu'e trois petits bateaux feule-ment du port de deux à trois tonneaux ,montés de trois, quatre à cinq hommes^équipage , qui font en mer la pêchem long cle la côte avec les rets, nomméstr fsures , étales ou eíaheres , qui font lessschées des pêcheurs des côtés de l’ami-r autê de Morlaix , & quelquefois lorfqu’jls■ u ’ont rien autre chose à faire , celle de laP“che de la ligne au libouret pendant seu-lement les mois de juin , juillet, août Scseptembre ; durant cette saison des cha-leurs, ils font auíiì la pêche du lançon ouesquille , à la senne ou seine , mais d’unemaniéré différente de cette même pêchepratiquée par les pêcheurs de pié d’Oyí-trehan Sc de Cray , fur les côtes duBénin ; eeux de S. Malo ne pouvant allerqu avec bateaux fur les lieux de la pêche.

Cette pêche se fait fur les bancs dgros fables de rifle Herbours placée à r Cde S. Malo par le travers de la Caplanìereparoisse des Lunacco de Pontval ; on 1faic aussi fur ks fables à Cézambre , oil n’y a jamais de gué ou passage à pié iîui 1 * ss a j e ’,pl ac é par le travers de Dinarparoi ne de S. Enogats, où on ne peut auíle rendre qu avec bateaux.

Seines flottantes a. fleur, d’eai

f terme ds peche ) uote dans le raifort c^amirauté de Breff , ce fout des filePue les pêcheurs nomment itnpropremeiseines, & que l’on doit regarderComme une etpecs de picots flottans,la différence de ces mêmes filets dontfervent aux embouchures des rivières ,des bayes les pêcheurs du pays d’Auge ,de la basse Normandie , qui les tencfoi«■'dentaires parfond ; les filets despêcheuXXX,

S E I

de Léon fe tiennent à fleur d’eau, oùils font soutenus par des flottes de liege ,Sc n’ont des pierres fort éloignées les unesdes autres que pour faire caler le filet defa hauteur ; ils ne !e laissent pas long-temps â la mer , Lt rie le tendent que lorf-qu’ils apperçoiventdes poilîònsen croupe;aussi-tôt que le ret a fait son enceinte , &qu’ils en ont rejoint les deux bouts, ils Jerelèvent en prenant le filer, un hommepar la tête , & un autre par le pié ; ce rettendu de cette maniéré , & reieve d<imême au large de la côte, r.e peut-êtreabusif, ni regardé comme la feme traî-nante dont la. manœuvre ell toute diffé-rente ,ainíi la pêche en doit être permiselans aucune difficulté. •

SEINE ou SEUNE , ( terme dc pêche , )en usage dans le ressort de l’emirauté daSaint-Malo.

Les petits pêcheurs de S. Malo qui fontla pêche du lançon autour de l’iíle Her-*-bours& de la Paille , commencent à tendreleurs filets, lorsque les bancs qui les entou-rent fe découvrent de marée baillante desvives eaux ; mais autour de Cezambre , lapêche du lançon ne fefait que de morte eaufeulement.

Les bateaux font matés en quarté , pincésavant 6c arriéré, n’ayanr qu’un seul mât ,une voile & un foc dont ils ne fe ferventqu’autant qu’ils en ont besoin ; ils sont ordi*mûrement dans ces bateaux cinq hommesd’équipage.

Leurs seines ont efiviron 30 à 3 y brassesde longueur, 8{ if à 16 piés de chute oude hauteur ; elles font agrées de même queles seines ordinaires, avec un canon 011échalon de bois de chaque côté ; les jets ,braises ou hales font d’une longueur pro*portionnée à l’endroit où i's veulenttcndreleurs filets , dont les mailles ont 4 , y à6 lignes en quarté forméesd’aílez gros fils;la Tête garnie de sottes de liege, & Ucorde du pié de pierres éloignées du filet dequelques pouces par les avançons ou pe-tites lignes où elles font frappées , peurempêcher que le bas du filet ne traîne futle fond : au milieu du filet, eff une chauíjo■ ou fa.- de serpillière d’environ deux bral.es