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Exposition du systême du monde / par P. S. Laplace
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DU SYSTEME DU MONDE. 5 oi

à 4 oo, 5 oo, s 4 o, et 180 mille stades. Les rapports très-simples deces mesures entrelles, donnent lieu de penser quelles sont la tra-duction dune même mesure , en stades diflérens. Le stade alexan-drin étoit de quatre cents grandes coudées de la même longueurque le nilomètre du Carre, qui, selon Freret, na point changédepuis un grand nombre de siècles, et remonte au-delà de Sésostris :sa grandeur est de o n ", 556 i 25 ,ce qui donne 222 rae ,45o, pour la valeurdu stade alexandrin auquel le côté de la base de la grande pyramidedEgypte se trouve égal, comme si en élevant ce vaste et durablemonument, on se fût proposé de conserver lunité des mesuresitinéraires. Il est naturel de supposer que ce stade est celui de Pto-lémée ; et dans ce cas , la circonférence de la terre est suivant cetastronome, de 4 oo 4 iooo mètres, ce qui diffère peu du résultat des.mesures actuelles qui la fixent à 4 ooooooo mètres.

Si les mesures de Possidonius, deCléomède et dAristote, sontidentiques avec celle de Ptolémée; les stades correspondans sont dea 66 m %837 ; 1 53 ""',470; et. ioo , " , ,io2 , en sorte que le stade dAristoteest à fort peu près notre hectomètre; or en comparant aux distancesactuelles , les anciennes distances dun grand nombre de lieuxconnus, on retrouve dans lantiquité, ces divers stades, avec uneprécision qui rend vraisemblable, lidentité de ces quatre mesuresde la terre ; il est donc probable quelles dérivent toutes, dunemesure très-ancienne et fort exacte; soit quelle ait été exécutéeavec un grand soin , soit que les erreurs des observations se soientmutuellement compensées , comme il est arrivé à la mesure de laterre par Fernel, et même à celle de Picard. Nous savons, il estvrai, que Possidonius a mesuré lui-même, un arc du méridienterrestre, et son opération comporte peu dexactitude, autant quelon en peut juger par le détail qui nous en est parvenu; mais onest fondé à croire quil ne sest proposé que de vérifier les anciennesmesures de la terre, quil a conservées, en les trouvant à-peu-prèsdaccord avec la sienne.

Lobservation de lobliquité de lécliptique, par Eratosthène, estprécieuse, en ce quelle confirme sa diminution connue à priori ,par la théorie de la pesanteur. Il trouva la distance des tropiques,moindre que 53 °,o 6 , et plus grande que 62°,96; ce qui, par un