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Exposition du systême du monde / par P. S. Laplace
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502 EXPOSITION

milieu, donne 26°,5o pour lobliquité de lécliptique. Hipparque et

Ptolémée ne firent dans la suite, aucun changement à ce résultat.

De tous les astronomes de lantiquité, Hipparque de Bitliynieest celui qui, par le grand nombre et la précision de ses observa-tions , par les conséquences importantes quil sut tirer de leurcomparaison entrelles et avec les observations antérieures, et parla méthode qui le guida dans ses recherches, mérita le mieux delAstronomie. Il fleurit à Alexandrie, vers lan i4o avant Pèrechrétienne. Peu content de ce que lon avoit fait jusqualors,Hipparque voulut tout recommencer, et nadmettre que des résul-tats fondés sur une nouvelle discussion des observations, ousur des observations nouvelles plus exactes que celles de sesprédécesseur-s. Rien ne prouve mieux lincertitude des observa-tions égyptiennes et caldéennes sur le soleil et les étoiles, que lanécessité il se trouva, demployer les observations des premiersastronomes de lécole dAlexandrie, pour établir ses théories dusoleil et de la précession des équinoxes. Il détermina la durée delannée tropique, en comparant une de ses observations du solsticedété, avec celle quAristarque de Samos avoit faite cent quarante-cinq ans auparavant; et il trouva cette durée de 365',24667. Elleest en excès, denviron quatre minutes et demie; mais il remarqualui-même, le peu dexactitude dune détermination fondée sur lob-servation des solstices, et lavantage demployer à cet objet, lesobservations des équinoxes. Hipparque reconnut quil sécouloit187 jours, depuis léquinoxe du printemps, jusquà celui dau-tomne; et 178 jours seulement, de ce dernier équinoxe, à celui duprintemps ; il observa encore que ces deux intervalles étoientinégalement partagés par les solstices, de manière quil sécouloitg4 jours et demi, de léquinoxe du printemps, au solstice dété; et92 jours et demi, de ce solstice à léquinoxe dautomne.

Pour expliquer ces différences, Hipparque fit mouvoir le soleiluniformément dans un orbe circulaire ; mais au lieu de placer laterre à son centre, il len éloigna de la vingt-quatrième partie durayon, et il fixa lapogée, au sixième degré des Gémeaux. Au moyende ces données, il forma les premières tables du soleil, dont il estfait mention dans lhistoire de lAstronomie. Léquation du centre