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M. Duhamel a donné l’extrait dans le volu-me de 173 j ; enfin M. Hasselquist , savanesuédois , a envoyé en 17 y 1 , à l’académiede Stockholm cous les détails que l’on pou-voit désirer fur cette matière , qu’il avoirvu travailler de ses propres yeuxen Egypte ;suivant fa relation ( que nous rapporteronspar préférence, parce que les mémoiresde l’académie de Stockholm font très-peuconnus en France ; au lieu que ceux de Pa-cadémie de Paris font entre les mains detouc le monde ) , le sel ammoniac fe tiresimplement de la fuie pro venue de la fentede toute forte de quadrupèdes, tels queles chameaux , les bœufs, les ânes , les che-vaux,les brebis , les chevres, &c. les plan-tes les plus ordinaires dont ces animaux fenourrissent en Egypte, font la crisse marine,falìcornia ; Parroche ou patte d’oie , ciieno-podium ; le kali de Naples , mcjembryant-hemum , la luzerne , medicago, toutes plan-tes qui font très-chargées dejel marin. Onemploie auíTi avec succès les excrémenshumains , qui passent pour fournir unegrande quantité de /e/«i/rmc. La raretédu bois fait que les habitans de l’Egypte fefervent de la siente d’animaux pour chauf-Lge ; pour cet effet ils ramassent cettesiente avec le plus grand foin ; lorfqu’elleest trop liquide , ils lui donnent de la con-sistance , en y mêlant de la paille hachée ;ils Pappliquent ensuite contre des muraillesexposées au soleil, & la laissent sécher allezpour pouvoir brûler.C’est avec la fuie qui ré-sulte de ce chauffage que l’on fait le Jel am-moniac. Les atteliers où ce sel fe prépare, fetrouvent fur-tout dans la partie de l’Egvpternur | 6 C Delta » & Pon rencontre dans
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Ee travail par lequel on obtient \efel amm0 -n j ac est très-simple. On construit pour celacs fourneaux de briques; ils font d’uneorme oblongue ; leur partie supérieure est°uvçrte par une voûte fur laquelle on
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peut placer cinq rangées de grosses bou-teilles ou de matras ronds ; chaque ran-gée est de dix matras , ainsi chaque four-neau en a cinquante. Chacun de ces ma-tras fe place dans un trou rond qui esc àla partie supérieure de la voûte du four-neau. Ces matras font de verre ; ils oncpar en haut un cou d’un pouce de long
de deux pouces de diamètre ; on lesenduit avec du limon que dépose le Nil,& avec de la paille ; on y mec de la fuie ,j en observant de laisser un espace de quelquespouces vuide ; aptes quoi on place chaquematras dans son trou. Alois on allume du1 feu dans le fourneau ; on fe sert pour celade la siente féchée des animaux ; on donned^abord un feu très-doux , & on com-mence par ne chauffer le fourneau qu’a-vec quelques bouchons de paille , de peurde briser les matras ; on augmente ensuitele feu par degrés , & on le rend très-forCpendant trois fois vingt- quatre heures.Quand la chaleur est dans fa plus grandeforce , on voie forcit une fumée blanche& une flamme d’un bleu violet par lecou des matras, & l’on sent une odeuraigrelette qui n'a rien de désagréable. Au{ commencement de l’opéracion on passe detemps en temps une verge de fer par lecou du marias, afìn qusil ne fe bouchepoint : ce qui feroit briser les vaisseaux.Vingt-íìx livres de bonne fuie donnent en-viron six livres de sel ammoniac. Ce sel Rat-tache peu à peu , & forme une malle enforme de gâteau à la partie supérieure dumatras, que l’on brise pour en détachercette malle, qui est convexe par-deffus 6cplate par-deflous. Elle est noirâtre à Pex-cérieur, & blanchâtre à l’intérieur; c’estdans cet état que l’on envoie d’Egypte lesel ammoniac dans toutes les parties de l’Eu-rope &. de l’Aíie. On le transporte àSmyrne, à Venise, â Marseille. On enexporte tous les ans environ 600 cantharigerovini, qui contiennent chacun 110 rotoli ,dont chacun fait 114 dragmes : ce qui ré-pond à environ L;o quintaux. Voye^ lesmémoires de facadémie royale de Suede , an-née 175t.
On a dît au commencement de cet ar-ticle que le Jel ammoniac étoit forme parliì combinaison de l’acide du Jel marin 6c