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Tome trentième.
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de l’alkali volatil. Ces dur* substances fontcontenues dans la fuie dont on se sertdans cette opération ; en eíFet - cette fuieest produite par la combustion du fumierd’animaux qui fe font nourris de plantestrès-chargés de sd marin j cela n’est pointsurprenant; car M. Haslelquist remarquequ’il n’est guere de pays au inonde dontle terrain renferme une plus grande quan-tité dc/e/marin ; d arrive de-Iàque laplu-part des plantes que les animaux mangent ,font chargées de ce sel , dont une grandeportion passe dans leurs déjections. Quand àl’alkali volatil, on fait que ce /-/est propre auxanimaux. Lors donc qu’on expose la fiente àfaction du feu, l’acide du sel marin s’éleveaussi bien que l’alkali volatil : ces deux jeh fecombinent & forment une masse solide quel’on nommsselarnmoniac.On voitde-là qu’onpeut tirer csjel de toutes les substances quicontiennent du sel marin & de l’alkalivolatil; telle est fur-tout surine humaineputréfiée. M. Model, savant chimiste deSaint-Pétersbourg, a fait inférer en 1739,dans 1 e commercium litterarium narimbergen.seun mémoire dans lequel i! nous apprendqu’un homme malade de la íìevre chaudeeut,dans le temps de la crise,une sueur très-ammonìacale. L’auteur de ce mémoire eutoccasion deréitérerune semblable observa-tionfurlui-même;àla fuite d’unc fièvre vio-lente il eut des sueurs très-fortes, & s’étar.tlavé les mains dans de l’eau chaude o'i l’onavoit mis de la potasse, il fut frappé d’uneodeur si vive , qu’il tomba à la renversedans son lit ; il réitéra depuis la même ex-périence pendant plusieurs jours que durè-rent encore les sueurs ou émanations am-moniacales. Ces faits font tirés dstine disser-tation allemande de M. Mode! f ut\§ sel am-moniac naturel.

Un grand nombre déplantés font char-gées de sel marin , & contiennent auíli del’alkali volatil, telles font la moutarde , lechou , &ç. On peut encore obtenir du /7ammoniac de presque toutes les terres argil-leufes L* de substances minérales qui fontchargees de sel marin. En un mot toutesles fois que l’on combinera de l’alkali vola-til avec 1 acide du/ e /marin , on obtiendrace sel • . .

Le sd ammoniac qui vient d’être décrit,'

SEL

est un produit de l’art ; mais on en trouvecutre cela quia été formé parla naturefeule , & fans le concours ces hommes.Les environs des volcans & dans des en-droits qui font sujets aux embrafemens sou-terrains, corrtienner.y presque toujours unegrande quantité de jel ammoniac que la cha-leur du terrain pousse & sublime à la sur-face. Nous avons des preuves convaincan-tes de cette vérité à Po.uzzole, au royaumede Naples, aux environs de PEtna & duVé-fuve, à c. & par-tout où l’on trouve ce sel ;il y a lieu de soupçonner qu’il y a , ou dumoins qu’il y a eu autrefois des embrafe-mens de la terre. Ces feux ont dégagél’acide du sel marin de fa base , & il s’estcombiné avec l’alkali volatil des bitumesìk des substances animales & végétales quife trouvent souvent dans l’intérieur de laterre. Ceset ammoniac n’est point toujoursfort pur ; il est mêléde terres, de pierres ,de soufre & d’autres matières vomies parles volcans. On en trouve une rrès-grandequantité en Tartarie dans le pays des Cal-moucks, d’où les caravannes le transpor-tent en Sibérie ; on dit que ce (el sc trouveattaché à des rochers, qu’il est mêlé deterres, & que quelquefois on en rencontredes masses qui sont jointes avec du soufrenatif. On trouve aussi une trés-grandequantité de ce jel ammoniac naturel prèsd’Orenbourgdans la Sibérie.

Le sel ammoniac, tant celui qui est formépar la nature , cjue c Jui qui fe fait artifi-ciellement en Egypte , n'est point parfaite-ment pur ; le dernier est souvent mêlé dematières grasses dont il faut le dégager ;cette putréfaction sc fait en le sublimant denouveau dans des vaisseaux à qui l’on donneassez dc chaleur pour les faire rougir ; alorsil s’éleve en petites particules semblables Ade la farine : c’ostcc que l’on nomme fleursde sel ammoniac. Mais on parviendra à lepurifier encore plus aisément & plus sûre-ment , en le faisant dissoudre dans de l’eau,& en le faisant crystaliifer ; par ce moyenl’on aura le sd ammoniac sous la forme decrystauxgrouppés, comme les épines, autourd un bâton,& qui restbmbleront à des barbesde plumes 011 « des feuilles de fougere & deperíìl.Une propriété singulière de ces crylé-taux , lorfcju’ils ont été formés par une

évaporation