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Tome trentième.
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à Pair ; mais c’est principalement , íimême ce n’est point absolument , àraison d’tin peu d’eau mere qui leurreste presque toujours mêlée, & que jecrois infecter son eau de crystalisation.

1 Le sel marin verdit un peu le sirop'de violettes. H est encore vraisemblablec-ue c’est à raison de cette eau mere.Vayei VIOLETTES, Teinture de.

Le sel marin décrépite au feu. Voye\DÉCRÉPITATION.

SEL

paroit pourtant pas qu’on puisse rap-porter à la liquidité aqueuse celle qu’ilcontracte par faction du feu. Voye%Liquidité, Chimie. Car i°. Le degréde chaleur requis pour cette fluidifica-tion , est bien supérieur, quoique foible,à celui qui fait couler les sols très-aqucux , comme le sol de Glauber, lenitre , &c. 2.°. La décrépitation quiprécede la fusion , a dissipé l’eau né-cessaire pour faire subir à un sel la liqui-dité aqueuse.

A Le sel marin jeté sur des charbonspresque éteints, sos ranime , en renou-velle l’enbrasoment , & produit mêmede la flamme , selon une observation deStahl, qui en tire un merveilleux partipour prouver Pinfluence de Peau dansJ’affaire de I inflammation, dans la pro-duction de la flamme. Foye^ FLAMME.M. Pott , qui a rapporté fort au longdans fa Dissertation sur le jel commun ,les essais de divers chimistes , & lesliens fur le sel marin , traité avec lescharbons, tant dans les vaisseaux fermésqu’à Pair libre , & qui a obtenu quel-ques légeres émanations & apparencesd’une maniéré phosphorique , semble in-sinuer que la production d’une pareillematière peut bien contribuer au phéno-mène dont nous venons de parler. Celapeut être absolument, mais cela ne pa-roit point nécessaire ; i’çau dégagée &mile en vapeur par la décrépitation,en paroît une cause très -suffisante.

Au reste , il faut se rappeler encoreici que le phosphore par excellence ,le phosphore de Kunkel ou de Boyfe,n’est point dû, au moins évidemment, íà la combinaison de Pacide marin &du phiogistique , mais à celle du phlo-gistique & de Pacide microcofmique ,dont l’analogie & la différence avec

acl n G , mar in ne sont point encoiéconstatées.

Le se! marin entfe en fusion à unajíez foible degré ds chaleur \ il ne

II existe dans l’art une ancienne opi-nion fur la convertibilité du sel marinen nitre. Cette opinion a pris un nou-veau crédit dans ces derniers temps ;on a même , dit - on , tenté cette trans-mutation par Pautoríté du ministère ,& sous la direction des plus habileschimistes. Le succès de ces tentatives ,si elles ont été réellement exécutées»n’a pas été publié ; & il a couru bail-leurs quelques descriptions de procédés-qui ne promettent rien aux vrais con-noiísours. Foye{ SALPÊTB.E.

On connoîr assez la qualité antisep-tique du íel marin , &: l’usage qu’on enfait en conséquence pour aílaisonner lesviandes, & les préserver de la putré-faction. II est à remarquer cependantqu’il doit être employé à haute dose ",car si on applique aux matières ani-males putrescibles , une petite quantitéde sel marin , non seulement il ne lespréserve pas de la corruption , mais-au contraire il en accéléré la corrup-tion. Beker avoit déja fait mentionde ce fait singulier , que les expé-riences de M. Pnngle confirment ^ &Cqu’on auroit dû déduire il y a long-temps , des observations domestiques les-plus connues , si les savans favoientassez observer autour de soi. En effet,rien n’efl si connu que cette obser-vation , savoir qu’un bouillon non salese conserve mieux & plus long-temps,que celui auquel on a ajouté la doseordinaire de sel ; qu’on peut garder'pendant assez long - temps un ragoût