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M. Sage a annoncé, dans la nouvelle édi-tion de faDocimastique , quai regardoic lanasse vitreuse , obtenue par !e procédé deM. Scheele, comme un sel fusible composéd’acide phosphorique & de natron ou alkaliminéral , qui donnoit un verre insoluble ;nos expériences nous ont convaincus cjuec’étoic simplement un sel phosphorique àhase de terre absorbante. i°. Deux gros decette masse vitreuse ayant été traités à lafusion dans un creuset, avec six gros d’al-jkali de tartre , toute la matière s’est dissou-te dans l’eau chaude , & elle a laissé fur lefiltre une terre blanche pulvérulente , qui,lavée & séchee, a pesé soixante-huitgrains,& qui a été dissoute avec effervescence parl’eau-fòrte , comme toute autre terre cal-caire. 2°. Un morceau du méme résidu vi-treux a été dissous par l’acide vitriolique ,la liqueur est devenue laiteuse Sc a déposéde la vraie sélénite. 3 0 . L’eau qui á bouillifur le résidu charbonneux de la distillationdu phosphore , n’a pas méme troublé ladissolution de sel marin calcaire. 4 0 . Ayantversé de l’acide nicreux fur ce résidu , le
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mélange s’eíï échauffé , la liqueur, étendu S& filtrée , adonné sur-le-champ , patssad-dition de l'alkali , un précipité blanc auíhabondant Sc de même nature que la dissolu-tion de nitre calcaire.
La théorie de ces résultats est facile asaisir : l’acide vitriolique a plus d’aífiniteque l’acide phosphorique avec la terre ab-sorbante animale , c’est pourquoi il décom-pose les os ; l'acide phosphorique rendulibre en l’état fluide , retient en dissolutionune portion de la sélénite qui s’cft formée ,l’évaporation les fait passer à I’état concretfans décomposition ; mais si 1c feu est pinsviolent , l’acide vitriolique tend à se vola-tiliser ; faction de l’acide photphoríque ,fur fa base , devient assez puissante pour ledégager , il s’unit donc à la terre animale >Sc forme avec elle un sel vitriforme insolu-ble ; enfin , ce sel est à son tour décomposedans l’opération du phosphore , Sc sa baseterreuse reste aú fond de la cornue , tandisque son acide se combine Sc se volatiliseavec le phlogistique.
Nous allons examiner maintenant l’actio»
■deux gros soixante-lix grains , en passant 'a l’étar de verre transparent. L’ivoire , les yeuxd’écrevisses Sc la nacre de perle, n’en ont point donné, ou du moins des quantités insensi-bles. II se sert de l’acide nitreux pour dissoudre la terre absorbante des os & de la corne dscerf calcinés, & dc l’acide vitriolique pour la précipiter en sélénite ; ce procédé avoit déjà étéannoncé dans la Gazette dc Santé , an n. 1775 , n°. 40 ; i! peut être plus avantageux , en ceque le nitre calcaire étant plus soluble que la sélénite, le sel qui se forme fait moins obstacle:> Faction du dissolvant. M. Rouelle recommande de laver à plusieurs eaux les résidus defiltration ; il fait usage, suivant les différentes circonstances , des filtres de toile ferrée, depapier, ou même d’un entonnoir rempli au quart de poudre de verre. 4 0 . II éprouve la liqueurfiltrée & réduite , soit en y versant de l’acide vitriolique, qui la trouble s’il reste du nitre abase terreuse non décomposé , soit en y ajoutant quelques gouttes de dissolution de la t ers®des os par l’acide nitreux , qui y produit de la sélénite s’il y a excès d’acide vitriolique. 5°’Il a remarqué que pendant la distillation la cornue étoit agitée des soubresauts de la liqueur»ce qui obligeoit alors de modérer le feu ; il attribue ce phénomène à la réaction de l’acidephosphorique sur la terre de la sélenite , dont l’acide vitriolique se dégage en même ternp S -6 °. II indique nn moyen de purifier l’acide phosphorique, fondé sur l’observarion de M. Mas'gras, qu’il n’est point soluble dans l’tsprit de vin ; il consiste à casser en morceaux , entredeux papiers , la masse vitreuse opaque trouvée dans la cornue , à la réduire en une espece debouillie , par i’addirion d’un peu d’eau , le mélange s’éclaircit, on décante pour séparer les p° r 'rions de croûte terreuse , on verse sur la liqueur environ douze parties d’esprir de vin, & ° ntrouve le lendemain l’acide phosphorique précipité en consistance de résine de jalap nouvelse'tuent préparée: si on met cet acide dans un creuset, qu’on le chausse d’abord doucemen cf our dissiper l’humidité & un peu d’acide vitriolique qui se dégage encore d’un reste de sélénit®*qu on le fasse ensuite rougir promptement , on obtient un verre transparent comme du crist^ '• fi-nfin , M. Rouelle a observé que lorsqu’on le tenoit long-temps en fusion , il réagissoit | uirJ<1 terre des creusets ; il regarde cet acide en état de verre comme différent de celui qu’on retst®des urines ; il assure au surplus que la terre des os , précipitée des acides , fait une vraie chavordinaire , quoiqu’il ait éprouvé que le nitre à base osseuse rougit le sirop de violettes , tanssque le nitre à base de terre absorbante le verdit presque toujours. Voyer^ le Journal dt M#**cine , du mois d'Ocivbre 1777,
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