Band 
Tome trentième.
Seite
639
JPEG-Download
 

I

SEL

la préparation du phosphore dans notredernier Cours : voici le détail denotre ope- jration.

On a fait calciner au blanc des os deb cens, de veau , de mouton , &c. en lesGratifiant fur les charbons : il faut environquarante & une livres de ces os secs > pouravoir vingt-quatre livres d’os calcinés.

Ces os ayant été pulvérisés dans unMortier de fer , & passés au tamis de crin ,on en a pris la quantité de douze livres,oti a versé dessus de l'acide vitriolique du«ommerce, appelé huile de vitriol, juf-qu’áce qu’il ne le fît plus d’effervescence ,& même qu’il y en eût par excès, on aagité le mélange & ajouté un peu d’eauPour favoriser faction de l’acide ; le tout aété chauffé dans un grand ballon au feude fable pendant trois heures, ensuite dé-layé dans beaucoup d’eau pour être jeté furle filtre.

La matière restée fur le papier du filtre ,a été détrempée & lavée dans l’eau chaudea plusieurs reprises ; toutes ces eaux fil-trées & réunies à la premiere liqueur, ontété mises en évaporation, d’abord dans desterrines de poterie vernissée , & sur la findans des capsules de verre ou de porcelaine.

A mesure que les liqueurs se sont con-centrée? , il s’elt déposé au fond des vais-leaux une belle sélénite soyeuse qui a étéséparée par la filtration & lavée avec deNouvelle eau, pour n’y point laisser d’aci-de phosphorique.

L’évaporation ayant été poussée au pointde donner des vapeurs acides , nous avonsobservé qu’il se formoit aux parois descapsules des efpeces de rubans de matièreblanche, qui contenoient plus d’acidephos-phorique que de selenite, puisqu’après avoirété égouttés fur le papier gris, ils ont laisséfur les charbons ardens un verre crês-fixe.

Pour retirer l’acide vitriolique de laliqueur ainsi réduite , M. Schécle prescritde la traiter dans une cornue de verre aufourneau de réverbère, & de soutenir le

SEL <$47

feu jusqu’à ce qu’il ne distille plus rien ;on obtient en estet par ce procédé l’acidophosphorique sous la forme d’une bellemasse solide , vitreuse, demí-transparente,grasse au toucher , un peu déliquescente ,entourée d’une croûte seleniteufe blan-che & opaque. M. Champy ,. Commissairede la Régie des Poudres & Salpêtres , quîl a répété exactement dans son laboratoire,nous a mis à portée d’en examiner les pro-duits.

Nous avons essayé cette séparation d’uneautre maniéré qui a également réussi, nousavons fait évaporer la liqueur jusqu’à sic-cité dans des capsules de verre, & nousavons mis ensuite le résidu dans un creusetcu i! 2 été tenu en fusion jusqu’à ce qu’il11e fournît plus de vapeurs sulfurasses -, onl’a coulé fur un têt chauffé , il pefoit 2.liv. 9 onces , non compris ce qui étoieresté adhérent au creuset : cette méthodenous a paru plus cxpédicive, & si elle exigele sacrifice de la petite quantité d’acidevitriolique qu’on auroit pu recueillir p?rla distillation , on n’est pas obligé de briserla cornue , pour avoir l’acide phosphoriqueconcret, ce qui fait à-peu-près compensa-tion.

Nous n’avons pas tardé à reconnoîtreque de quelque maniéré que l’on opérât,il n’étoit pas possible d’obtenir un acidephosphorique fluide absolument pur : sion arrête.la vitrification à un certain point,il y reste toujours un peu de vitriol calcai-re ; si on la pousse au dernier degré , onne trouve qu’une malle de verre laiteuse ,indissoluble même dans l’eau bouillante :cette considération nous a déterminés à lafaire passer à l’état de phosphore ; elle a étéen conséquence réduite en poudre, mêléeavec un tiers de son poids de poussièrede charbon , & distillée dans une bonnecornue de grais ; avec les précautionsque nous avons observées ci - devant indi-quées , elle a produit six onces sept grosde très - beau phosphore , dont il a été fa-'cile de retirer l’acide pur par déliquescen-ce (1).

coínVÍ 1 ' R °A elle VÌ6nt d L publÌer í Ur Cet a , cide deS observations très-intérefíànces r° L**Eée dí “ ParU ^ f 0 U T r -/ US qUe r« S ° S ’ 11 a retìré d 'uoe livre de corne de cerflnée ' deux onces un gros d acide en consistance visqueuse , qui a esté réduit à une once