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Tome trentième.
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f. la santé présente est bonne , íl saut déter-m ner (ì elle sera confiante, si !e sujet peut,à l’abri des accidens , se promettre de lon-gues années. Pour résoudre ce prob'émeintéressant, il faut non-seulement examinerla maniéré donc les fonctions s’exercentdans l’étac actuel ; mais sur-tout tirer dessignes ultérieurs de la maniéré dont la per-sonne a vécu , soit dans fa jeunesse, soitdans l’on enfance ; li elle a été sujette àdifférentes maladies qui en font craindre-Pour la luire ; fi elle en a éprouvé d'autrcs®uxque!les on échappe rarement. II saurporter plus loin les recherches, faire at-tention au temps du sevrage , à l’alaitc-Ment , à la naillance & au temps qui l'aprécédé ; examiner en conséquence si lesevrage a été trop précipité , ou trop re-tardé ; si la nourrice étoir bonne ; si onn'avoit aucun vice capital à lui reprocher;si le nourrisson n’a point eu d’incommo-®ités extraordinaires ; si Paccouchement a*té naturel ; si Pensant n’a point souffertnaissant ; s’il est venu à terme ; 11 fa*uere a eu une grosseílé heureuse ; si enfin,aulF-bien que le pere , elle jouiíîoic d’unebonne santé; s’ils ne portoient, ni l’un nifautre, le germe de quelque maladie hé-réditaire ; s’ils n’éroient ni rrop jeunes nitrop vieux ; s’ils ne s’adonnoient pas avecExcès aux plaisirs de l’amour, &c. On peutaussi tirer quelques lumières de la saisonCl < il a été formé ; on a observé que leprintemps de i’année, de même que celuide la vie , étoient les saisons les plus favo-rables à la formation de Pensant. On pour-roit présager une longue vie, si l'on netrouvoit rien à redire sur tous ces articles ;si en même - temps toutes les fonctions«’exerçoient comme il faut, & que le corpsfût bien constitué ; savoir , J a tète grostòla poitrine large , les membres toreux , &le corps d’une grande raille , suivant l'ob-servation d'Hippocrate, aphor. 54, /. //, $. c>De tous les auteurs qui ont écrit fur !aféméiotiqne , Hippocrate est presque le feu 1dont les ouvrages méritent d’étre consultés,& sur-tout sur celle qui regarde les mala-dies ; tous les autres n ont fait que le trans-crire ou le défigurer. Le Lcteur ne pourialire sans admiration les écries de ce grandobservateur , la plupart des autres ne luiTuait XXX.

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inspircroient que du dégoût. Nous ajoute-rons seulement quelques traités nouveauxfur le pouls signe , qií’Hippocrate a négligé ,& qui mérite d’être approfondi. Voyeg_POULS » & les ouvrages de Solano , Niheil,Bordeu , Michel, t>c.

SÉMËLE , ( Mithol. ) Le lecteur fait !afable de Sémélé mere de Bacchus ; quelqu»galanterie de cette princeffe > dont l’iíîuene fut pas heureuse , en est peut-être l’ori-gine. Pauíanias dit que Cadmus s’étant ap-perçu de la grossesse de Sémélé , la fitenfermer dans un coffre ; qu'ensuite cecoffre abandonné à la merci des flots , sutporté chez les Brallates en í.aconie, à queces peuples ayant trouvé Sémélé morte ,lui firent de magnifiques funérailles. Lefaux Orphée appelle Sémélé déesse & reinede tout le monde. II ne paroit pourtantpas que son culte ait été fort en vogue. Ontrouve dans une pierre gravée , rapportéepar Béger, ces mors : les génies tremblentnu nom de Sémélé , d’où on peur inférer queSémélé avoit reçu du maître de> dieux »quelque autorité fur les génies ou divinitésinférieures. Pisilostrate dit que cjuand Sé-mélé fut brûlée à 1 arrivée de Jupiter , sonimage monta jusqu’au ciel ; mais qu’elleétoic toute noircie par la fumée de la foudre.

SPMELLE, f. f. ( Architecl. ) espcce detirant fait d’une plate-forme. On assembleles ptés de la ferme d’un comble , pourempêcher qu’ils ne s’écartent. C’est aussides tirans moins épais que de coutume ,lorsqu’il n’est pas besoin qu’its supportentdes planchers & des solives. C’est encoreune piece de bois couchée à-plat fous le picd’une étaie. Enfin ce terme se dit aussi despieces de bois qui font le pourtour du fondd’un bateau , & qui servent à en contour-ner le bord. Diclion. de Charpcnt. (D. J.)

Semelle , dans t Artillerie est une plan-che de bois fort épaisse qui se met lur le*trois premieres entretoifes de l’affut , &fur laquelle pose le canon. Voye ^ AFFUT,

Semelle , ( Marine. ) c’est un assembla-ge de trois planches mises lune fur I autre,qui a la forme de la semelle d’un soulier ,& dont on fait usage pour aller à labou iste.A cette fin , on a .deux femelles , une fousle vent qu’on laisse tomber à seau , & 1 au