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Tome trentième.
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<?es j Ephores, & des 2.8 sénateurs. Agishls d’Eudamidas fur condamné à mort, parcetju’il entreprit de réformer l’état & de réta-“ì't les lois de Lycurgue. II tut tué en pri-son. Paufanias fils de Ptistoanax , ayant ra-jHené I armée de l’Attiquc , fans avoir rienfait de ce qu’on attendoit de lui , lut citéen justice & comparut. Agis l’autre roi &quatorze sénateurs le déclarèrent coupable ;î°utes les autres voix furent pour lui: &u fut renvoyé absous. Quelque temps après ,a yant été encore accuse au sujet d’un traireConclu avec les Thébains , il ne voulut pas* exposer à un second jugement ; & ils exi-ia volontairement chez lesTégéates.Xéno-P*'on rapporte que chaque moisies Ephorcsenvient des rois un nouveau ferment.Archidame ,‘donr nous ver.ons de parler ,,ut condamné à l’amende pour avoir épouséllp . e fille extraordinairement petite. Lei°i Agésilas qui naquit de ce mariage, &'d» fut petit , de mauvaise mine , & boi-[ eu x , mais I’un des rois les plus illustres &es Plus vertueux que Lacédémone ait eus ,l,t comdamné à l'amende par les Ephores ,íj apc Ç qu’auílìtót qu’un sénateur avoir été t lu,ì* lui envoyoit un bœuf en présent ; ce queÊS Ephores jugèrent être un principe de cor-V'Pfion. Les Ephores étoient aussii chargéscc-veiller à la conduite des reines. AgéíEas<ta nt en Aile, ou il faisoit trembler ler Jtyaume des Perses , fut rappellé par les

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Ephores au secours de fa patrie. Xénopliondit qu’Agcsilas préféra l’obfervation des loisà la conquête d’un grand empire.

C’est un paradoxe politique cju’un corpsà cinq têtes, comme ce gouvernement mix-te de Lacédémone , où l'opposition des dif-férentes piiissiances qui fe traverfoient réci-proquement , devoir être une source dedistendons intestines & de guerres civiles :cependant on ne trouve dans i’histone an-cienne aucun gouvernement moins agite queceluf de Lacédémone : & Polybe dit que detous les peuples connus c’étoit celui quiavoir conservé le plus iong-temps fa liber-té. Ce ne fut pas Pester d’une forme degouvernement fi défectueuse, mais de i’ans-torité des lois de Lycurgue, qui avoientdéraciné dans cet état le luxe, les passions ,& toutes les semences des discordes , & yavoient au contraire introduit la frugalité ,le défintéressiement , & les sources les plussalutaires de l’nnion & du bon ordre, quis’y mainterent (1) pendant un grandnombre de siécles.

SENATROA 1 AIN, ( Gouvern. deRomr. )temple de sainteté , de majesté, de sageíie ,la tête de la république , Pautel des nationsalliées de Rome , l’eípoir & le réíbge detous les autres peuples ; c'est Cicéron quidonne cette belle définition du Jénat dansson oraison pour Milon. Voici ses propresparoles : temlum fanchtatis , ampliludinis ,

(’) Lacédémone eut

& tint le premier rang parmi les villes de la

í-, •■-rt'.cuciiHjiie lui la principale autorité, . . -

,Y rece pendant plus de cinq cens ans. Athènes , appelée l’autre ail de la Grece, lui disputa1 empi re , & fut vaincue ; Lysandre entreprit , sans effet, de faire quelques changexnens augouvernement de fa patrie. Thebes remporta de grands avantages fur Lacédémone ; mais latylendeur de Thebes commenca & fhiit avec F.paminondas. Aptes que la victoire de CliéronéeCut rendu Philippe tout puissant dans la Grece , & qu’Alexandre eut pris Thebes , Lacédé-mone refusa de se soumettre : elle se défendit contre les successeurs d’Alexandre , quoiquefoible & fans murailles. Lacédémone cn perdant fa vertu , perdit aulli son repos. Agis , Puades deux rois de Sparte , ayant entrepris de rétablir les lois de Lycurgue dans leur ancienneaustérité , cet esprit de reforme lui coûta la vie ; les ephores le firent mourir en prison. II futVenge par le roi Cléomene , qui des cinq éphores en fit tuer quatre , & supprima cettemagistrature , environ 240 ans avant J. C. Andgonus , roi de Macédoine , ayant vaincu Cleo-Tnene k la journée de Sélafie , abolit t ut ce q r Agis Cléomene avoient fait pour la réformede Sparte. Des tyrans élevés dans son sein , Lycurgue, Macbanidas , Nabis, lui ôterent laliberté. Ces deux derniers s’étai t détachés de U ligue des Achéens , Philopœmen , généralde cette ligue , s’cmpara de Sparte , où il abo'it les anciennes lois de Lycurgue. Les L.acédé-pnoniens en portèrent leurs plaintes auv Romains , qui , après la victoire remportée futPhilippe , roi de Macédoine , s’étoient déclarés dc puis peu les protecteurs de la liberté de laGrece : il fur ordonné que Sparte demeurera t unie à la ligue des Achéens, & seroit rétablie*ctns ses anciennes lois. Lacédémone fut sort tranquille fous les empereurs Romains ; n’ayant^ ? utre sujétion que de fournir des troupes auxilin res. Après plusieurs iiedes pâlies fous la^niinstion des empereurs d’Oricnt , Phiì ppc de Maìllac , grand-matere de Rhodes , traita dee !gneurie de Sjpauc , où les chevaliers ne purent le maintenir..