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à Nassir-Ecldin. Mais aucun prince de cette nation ne se distinguaplus par son zèle pour l’astronomie, qu’Ulugh-Beigh que l’on doitmettre au rang des plus grands observateurs. Il dressa lui-même, àSamarcande capitale de ses états, un nouveau catalogue d’étoiles,et les meilleures tables du soleil et des planètes, que l’on ait euesavant Ticho Brahé. Il fixa la précession annuelle des équinoxes, ài 5 g", et mesura en i 437 , avec un grand appareil d’instrumens,l’obliquité de l’écliptique, qu’il trouva égale à 26°,1475.
Un siècle et demi auparavant, l’astronomie chinoise nous offreplusieurs observations du soleil, faites avec beaucoup de soin, aumoyen d’un gnomon fort élevé, par Cocheouking astronome très-recommandable. La Caille en a conclu la longueur de l’année, con-forme à celle que nous avons adoptée ; et l’obliquité de l’écliptique,égale à 26°, i5ig,eni278, époque de ces observations 5 d’où résulteune diminution séculaire de 153 ". C’est en me fondant principale-ment sur ces observations et sur celles d’Albatenius, que j’ai évaluécette diminution, à 1 54 ", 3 . L’histoire de l’astronomie chinoise faitencore mention de quelques occultations des étoiles par les planètes,et d’un assez grand nombre d’éclipses de soleil et de lune. Il existesans doute, dans les manuscrits que renferment nos bibliothèques,d’autres observations qui répandroient un grand jour sur la théoriedes inégalités séculaires des mouvemens célestes, et sur la vraievaleur des masses des planètes, l’une des principales choses quelaisse à desirer l’astronomie moderne. La recherche de ces observa-tions doit fixer particulièrement l’attention des savans versés dansles langues orientales ; car les grandes variations du système dumonde, ne sont pas moins intéressantes à coimoître, que les révo-lutions des empires.